
Meret Schneider : la prophétesse du tofu totalitaire
Publié le 3.11.2025 à 09h18 – Par Andrei Kuznetsov – Temps de lecture 3 mn
Quand la censure suisse se met au vert fluo et veut bannir les mots avant la viande.
Le pays du chocolat, du vin blanc et de la raclette n’avait pas encore connu pareil séisme moral : une conseillère suisse, Meret Schneider, veut sauver la démocratie en interdisant… les tweets. Oui, vous avez bien lu. Elle rêve d’une Suisse sans X (anciennement Twitter). Un espace purifié, aseptisé, sans opinions libres, bref, un paradis hygge avec modérateur intégré.
La proposition n’est pas encore officielle, juste « une option extrême ». On appelle ça dans son monde : la dictature wellness. Une censure biodégradable emballée dans du discours inclusif.

Meret Schneider, vegan depuis 2014, membre émérite du parti des VERT·E·S, affiche la vigueur d’une betterave en hiver et la joie de vivre d’un panneau de signalisation. Chaque mot prononcé transpire la tolérance… version compost. Son visage, éternellement tiré entre la détresse climatique et la haine du steak, symbolise à merveille cette écologie pénitentielle qui rêve d’une société sans odeur, sans saveur, sans gras, sans débat.

Traduction du X :
Meret Schneider qualifie le X d'Elon Musk de « menace pour la démocratie » et demande son interdiction en Suisse
On dit souvent que la Suisse excelle dans la neutralité. Elle vient d’inventer la neutralisation. Schneider veut réguler la parole comme on trie les déchets : ce qui dérange file à la poubelle bleue. Elon Musk menace la démocratie ? Peut-être. Mais ce sont bien ces petits inquisiteurs de la « bienveillance durable » qui l’enterrent vivante sous les slogans pseudo-éthiques.
À mi-chemin entre un autel vegan et un musée des horreurs d’Egon Schiele, la conseillère incarne cette inversion morbide des élites vertes : affamées de contrôle, mais repues de bonnes intentions. À force de prêcher contre la libre expression, elle finit par ressembler à une nonne numérique en croisade contre la liberté de ton.
Qu’elle se rassure : personne ne lui reprochera son régime, encore que vivre dans le pays du fromage et du chocolat pour ne consommer que du tofu, c’est déjà une forme d’autocensure alimentaire. Peut-être suffirait-il d’une raclette bien fondue pour lui rappeler que la liberté, comme le fromage, doit parfois couler sans modération.
Savonarole, sors de ce corps. Et passe-lui la fondue.
✉️ Abonnez-vous pour ne rien manquer de l’actualité géopolitique.
En savoir plus sur L'Informateur
Subscribe to get the latest posts sent to your email.


Vous devez être connecté pour poster un commentaire.