France : Internet fait une blague aux ex-macronistes : des domaines au nom de Philippe et Attal redirigent vers Mediapart


Internet fait une blague aux ex-macronistes : des domaines au nom de Philippe et Attal redirigent vers Mediapart

Publié le 26.10.2025 à 16h28 – Par Valentina Costa – Temps de lecture 2 mn

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Le Canard Enchaîné a déniché une plaisanterie numérique aussi maligne qu’embarrassante pour Édouard Philippe et Gabriel Attal. Un internaute facétieux aurait racheté les noms de domaine Philippe2025.fr, Philippe2026.fr et Attal2026.fr… pour les faire pointer directement vers le site de Mediapart. Un détournement aussi économique qu’efficace : quelques dizaines d’euros suffisent pour ce genre de coup, mais encore faut-il avoir l’idée.

Les entourages des deux anciens fidèles de Macron, qui cherchent à tracer leur route politique en solo après avoir quitté le giron présidentiel, apprécient peu la plaisanterie. D’autant que ce piratage administratif leur complique la tâche : impossible désormais d’utiliser ces adresses en cas de candidature surprise ou de campagne éclair. En catastrophe, leurs équipes auraient acheté les équivalents en .net et .org, histoire de limiter les dégâts.

Ce genre de canular n’est pas inédit. Depuis 2024, entrer cacaboudin.fr dans votre navigateur vous conduit… au site officiel du Rassemblement National. Là encore, un simple détournement numérique pour discréditer le parti d’extrême droite sans un seul mot.

De l’autre côté de l’Atlantique, les États-Unis ont aussi leur version de la blague : en février 2025, le site officiel du Department of Government Efficiency (DOGE) la nouvelle administration d’Elon Musk censée “rationaliser” la fonction publique a été piraté. La page d’accueil affichait les messages ironiques “This is a joke of a .gov site” et “These experts left their database open”. Une humiliation pour le magnat, prompt à se présenter comme un visionnaire de la tech.

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En France, la foudre hacker s’est abattue bien plus fort : en juillet 2023, le collectif Kromsec avait pénétré les serveurs du ministère de la Justice et divulgué les données d’un millier de magistrats pour dénoncer la mort de Nahel, tué par un policier à Nanterre. Quelques mois plus tard, le même groupe revendiquait une attaque contre les serveurs de l’Assemblée nationale avec ce message sans équivoque : “Cessez votre soutien à la guerre”, visant notamment le conflit en Palestine.

Derrière les façades blindées du pouvoir et les discours d’autorité, ces épisodes rappellent à quel point la vulnérabilité qu’elle soit politique ou numérique reste toujours à portée de clic.

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