Iran : L’Iran a affirmé qu’il n’était plus soumis à des restrictions sur son programme nucléaire


L’Iran a affirmé qu’il n’était plus soumis à des restrictions sur son programme nucléaire

Publié le 18.10.2025 à 13h07 – Par Liam Anderson – Temps de lecture 3 mn

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Le ministère des Affaires étrangères a publié un communiqué à l’occasion de l’expiration de l’accord signé il y a 10 ans avec les puissances occidentales.

L’Iran a déclaré qu’il n’était plus soumis à des restrictions sur son programme nucléaire (Europa Press/Archive)

Le régime iranien a déclaré samedi qu’il n’était plus soumis aux restrictions imposées à son programme nucléaire par l’accord international signé il y a 10 ans avec les grandes puissances, qui vient d’expirer.

« Toutes les dispositions (de l’accord), y compris les restrictions sur le programme nucléaire de l’Iran et les mécanismes connexes, sont considérées comme terminées », a déclaré le ministère iranien des Affaires étrangères dans un communiqué publié à l’occasion de l’expiration du pacte.

Dans le communiqué, l’Iran a déclaré qu’il « restait fermement engagé dans la diplomatie ».

En 2015, l’Iran a signé à Vienne un accord avec l’Allemagne, la Chine, les États-Unis, le Royaume-Uni et la Russie dans lequel il s’est engagé à limiter son programme nucléaire à des fins civiles, en échange de la levée des sanctions contre son économie.

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araqhchi (REUTERS/Umit Bektas/File)

La date d’expiration de l’accord a été fixée au 18 octobre 2025, soit 10 ans après la ratification du texte par l’ONU, par le biais de la résolution 2231.

Les États-Unis se sont retirés unilatéralement du pacte en 2018, pendant le premier mandat du président Donald Trump, et ont rétabli leurs sanctions.

Ensuite, le régime iranien a commencé à se dissocier progressivement de ses engagements, notamment du respect des niveaux d’enrichissement d’uranium fixés à 3,67 %.

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Cet accord prévoyait également une supervision stricte de son programme nucléaire par l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), une agence de l’ONU.

Selon l’AIEA, l’Iran est donc le seul pays sans armes nucléaires qui enrichit l’uranium à un niveau élevé (60 %), proche du niveau de 90 % nécessaire à la fabrication d’une bombe atomique, mais Téhéran maintient que ses activités n’ont pas d’objectif militaire.

Une image satellite montre des cratères de frappes aériennes au-dessus des salles de centrifugeuses souterraines de l’installation d’enrichissement de Natanz (Maxar Technologies/Handout via REUTERS)

L’Iran a suspendu sa coopération avec les inspecteurs de l’AIEA à la suite de la brève guerre de juin avec Israël, au cours de laquelle l’armée israélienne a bombardé de nombreuses cibles liées au programme nucléaire et de missiles balistiques de l’Iran.

Les États-Unis se joignirent à cette campagne, attaquant les installations de Fordo, Natanz et Ispahan le 22 juin.

Cette offensive israélienne a fait dérailler les négociations indirectes qui étaient en cours entre l’Iran et les États-Unis.

La Grande-Bretagne, la France et l’Allemagne ont activé en août un mécanisme appelé « snapback » pour rétablir les sanctions dans les 30 jours, car elles considéraient que Téhéran n’avait pas fait de « gestes concrets » pour expliquer la nature de son programme nucléaire.

Fin septembre, ils ont rétabli les sanctions de l’ONU.


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