France : Il surenchérit pour faire payer un petit-fils prêt à tout pour sauver la ferme de ses grands-parents : Honte à celui qui a fait cela


Il surenchérit pour faire payer un petit-fils prêt à tout pour sauver la ferme de ses grands-parents : Honte à celui qui a fait cela.

Publié le 18.10.2025 à 18h47 – Par Daniel Foster – Temps de lecture 3 mn

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Il faut croire que certains prennent un malin plaisir à écraser ce qui reste de beau chez les autres.

À Mauvezin-sur-Gupie, un jeune homme, Lucas Wafflart, a eu l’audace de vouloir sauver la ferme de ses grands-parents. Rien d’extraordinaire, direz-vous, jusqu’à ce qu’entre en scène le héros de notre temps : celui qui a surenchéri. Cet être discret, courageux sans doute, mais seulement quand il s’agit de tendre le bras pour faire grimper les enchères depuis le confort moral d’une salle d’audience.

« Il n’a aucun scrupule » : un nouvel acquéreur a failli compromettre l’avenir de Lucas et son papy

Un particulier a tenté d’acheter contre toute attente la ferme du papy de Lucas Wafflart en Lot-et-Garonne au tribunal de commerce d’Agen ce jeudi 16 octobre 2025.

Lucas, lui, n’avait pas de costume trois-pièces ni de manœuvres en coulisse. Il avait un rêve, des dettes, et surtout un cœur. Il a levé la tête, tremblant de rage et de peur, pour dire : « Le plus important, c’est que mes grands-parents n’aient pas été mis dehors. »
Pendant ce temps, l’autre, celui dont l’avocate est partie sans un mot, avait déjà disparu dans le silence gêné de ceux qui savent qu’ils viennent de briser quelque chose d’humain, mais qui s’en félicitent avec modestie.

De 11 049 à 115 000 euros : quelle performance ! On devrait inscrire cet exploit au palmarès des petites victoires cruelles, juste entre « avoir doublé une grand-mère à la caisse » et « avoir pris le dernier pain au chocolat d’un orphelin ».

Grâce à cet ignoble personnage, Lucas devra payer cher ce qu’il aurait pu obtenir à un prix raisonnable. Mais qu’importe : l’économie est sauve, la morale, elle, beaucoup moins.

« La personne qui a enchéri n’a pas de cœur. » Oui, Lucas, tu as raison. Pas de cœur, pas d’ombre, pas même de honte. Ce genre d’homme existe pour compliquer la vie des jeunes qui se battent encore une note dissonante dans la symphonie tranquille de la lâcheté.

Alors oui, Lucas est reparti furieux, les mains encore moites d’avoir retenu tout ce qu’il voulait crier, BRAVO a toi. Ses grands-parents pourront respirer un peu, mais le prix du soulagement est lourd. Pendant ce temps, le surenchérisseur anonyme, celui qui a voulu jouer au plus malin, doit sûrement se féliciter pour sa belle opération : avoir prouvé que, même dans la détresse, on peut encore trouver plus fort que la misère, la mesquinerie ; l’ignominie.

Et pendant que Lucas remet sa casquette de paysan et repart sur ses terres, l’autre, lui, range sa conscience dans un tiroir.

Honte à lui.


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