
Jérôme Larrivé : à peine arrivé, déjà reparti, un exploit politique et l’acte que Macron n’aurait jamais signé lui-même
Publié le 16.10.2025 à 23h41 – Par Ryan Clarke – Temps de lecture 3 mn
Félicitations, vraiment. Dans un monde politique où l’attachement au fauteuil dépasse souvent la dignité, Jérôme Larrivé nous offre un moment rarissime : celui de la démission volontaire. Oui, vous avez bien lu. Démission. Ce mot oublié des dictionnaires administratifs, relégué entre résilience et réélection.

Transcription du principal :
« Le chaos migratoire ne fera que s’amplifier » : Guillaume Larrivé, vice-président des LR, qui avait appelé à la CENSURE du gouvernement Lecornu, QUITTE la direction de l’OFII. Un mois après sa nomination à l’Office français de l’immigration et de l’intégration, Guillaume Larrivé a annoncé sa DÉMISSION, regrettant l’abandon de « toute ambition de réduction de l’immigration par le gouvernement ». Spécialiste des questions de sécurité et d’immigration, il DÉNONCE l’absence d’effort sérieux pour « baisser les visas et augmenter significativement le nombre d’expulsions ». Il ALERTE sur le « CHAOS migratoire qui ne fera que s’amplifier » et affirme ne pas vouloir être « complice » d’une politique qu’il désapprouve.
À peine arrivé, déjà reparti : du grand art. Voilà enfin un exemple de courage politique, dans une époque où la lâcheté s’habille de rhétorique et les renoncements se maquillent en pragmatisme. Aucun fonctionnaire, aucun député n’a osé en faire autant ; eux préfèrent s’accrocher, quitte à voter n’importe quoi pour sauver la gamelle.
Et pourtant, il faut le dire : le poste n’était pas de tout repos. Être à la tête d’un organe prônant l’immigration et l’intégration tout en y étant personnellement opposé, il fallait oser. Voilà une contradiction digne d’un séminaire complet sur la schizophrénie politique.
Mais pas de panique : Larrivé n’aurait rien pu changer, même avec la meilleure volonté du monde. L’essentiel se décide à Bruxelles, où la politique migratoire se décline en règlements, schémas et quotas décidés loin des réalités locales et souvent contre les intérêts nationaux.
Les inconditionnels du projet européen réciteront leur grand classique : « les États gardent la main sur les visas, la naturalisation, l’intégration, les quotas économiques… » Bla-bla-bla. Pendant ce temps, les flux illégaux passent, les OQTF s’empilent, et les rares expulsés reviennent par l’Italie, sous le regard impuissant d’une France réduite à tamponner ses échecs.
Quant à Schengen ou Schegen, comme disent ceux qui ne l’ont jamais franchi, il n’a laissé de nos frontières que le souvenir nostalgique des douaniers moustachus. Le reste ? Une illusion coûteuse et un vaste cirque administratif où chacun fait semblant de contrôler.
Alors oui, Monsieur Larrivé, il est dommage que vous ayez mis si longtemps à comprendre que cet organe n’était qu’un de ces “machins” typiquement français, aussi inefficaces qu’onéreux. Mais au moins, vous l’avez fait. Et dans cette époque d’hypocrisie institutionnalisée, c’est déjà beaucoup.
Peut-être militerez-vous maintenant pour sa suppression, afin de nous épargner encore quelques millions et quelques migraines bureaucratiques. Ce serait un acte de cohérence. Et qui sait… Peut-être le début d’une carrière politique honnête. Autant dire, un miracle.
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