USA : Pax Egyptiaca, un échange surprenant à Charm el-Cheikh ? le président indonésien cherche la sécurité… dans l’agenda des fils Trump


Pax Egyptiaca, un échange surprenant à Charm el-Cheikh ? le président indonésien cherche la sécurité… dans l’agenda des fils Trump

Publié le 16.10.2025 à 14h28 – Par Sophie Martin – Temps de lecture 4 mn

5/5 (8 votes)

Charm el-Cheikh, Égypte : Alors que les dirigeants mondiaux étaient réunis pour discuter des grands enjeux géopolitiques et de la paix au Moyen-Orient, un échange pour le moins inattendu a capté l’attention, révélant les coulisses insolites de la diplomatie. Dans un moment capté en marge des discussions officielles, le président indonésien Prabowo Subianto s’est tourné vers le président américain Donald Trump avec une requête personnelle et étonnante.

Un président indonésien en stress et regardant autour de lui tout en parlant ? Inquiétant comme situation, de qui avait-il peur dans la salle ?

Devant l’objectif des caméras, M. Subianto, exprimant des inquiétudes pour la sécurité de son pays dans une région instable, a déclaré à M. Trump : « C’est dans une région où nous ne sommes pas en sécurité, au niveau de la sécurité. Puis-je rencontrer Eric ? Eric ou Don Jr. »

La requête, directe et ciblant spécifiquement les fils du président Trump, a suscité la surprise. Elle semble indiquer une volonté du leader indonésien de tisser des liens non seulement avec lui, mais aussi avec son cercle familial et entrepreneurial, Donald Trump Jr. et Eric Trump étant des figures centrales de l’empire Trump Organization. Veut-il acheter des armes américaines ? pourquoi ? alors qu’ils ont intégré les BRICS ? La Chine fait-elle pression sur la région ? à t’il peur pour sa propre sécurité aussi ? tant de questions

La réponse de Donald Trump fut immédiate et sans réserve. « Ils vous contacteront », a-t-il assuré à M. Subianto, promettant que l’un de ses fils prendrait contact avec le président indonésien sous peu.

Au-delà du protocole, une diplomatie parallèle

Cet échange rare soulève des questions sur la nature des relations diplomatiques modernes. Alors que les canaux officiels entre gouvernements existent, la demande de M. Prabowo suggère une recherche d’influence ou de partenariats via des réseaux privés et familiaux.

Les analystes s’interrogent : s’agit-il d’une simple courtoisie, d’une volonté de discuter d’affaires, ou d’une tentative de créer un canal de communication parallèle et informel avec l’entourage du président Trump ?

Quoi qu’il en soit, cette conversation, volée à la formalité d’un sommet pour la paix, rappelle que la diplomatie se joue aussi dans les couloirs, et que parfois, les requêtes les plus cruciales ne concernent pas les chefs d’État en poste, mais potentiellement leurs héritiers ou autres ??

À lire aussi :  Brésil : Trump n’a « aucune intention » d’envahir Cuba, révèle le président brésilien Lula après les pourparlers à la Maison-Blanche

Trump affirme que les BRICS s’effondrent sous ses menaces tarifaires

« Ils quittent tous les BRICS. Les BRICS étaient une attaque contre le dollar », a déclaré Trump.

Pour rappel, l’Indonésie vient d’adhérer en tant que membre à part entière, 10 autres en tant que partenaires en 2025.

Mais voilà, c’est faux : Donald Trump a affirmé que “tout le monde s’est retiré des BRICS” après ses menaces de sanctions et de droits de douane. C’est faux et les faits racontent une tout autre histoire.

À ce jour, aucun pays n’a quitté les BRICS.
Au contraire, le bloc s’est élargi et s’est solidement ancré comme l’un des pôles majeurs du monde multipolaire.

En août 2023, les BRICS ont invité six nouveaux pays à rejoindre l’alliance à partir du 1er janvier 2024 :
l’Égypte, l’Éthiopie, l’Iran, l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, et l’Argentine.

Mais fin décembre 2023, le président nouvellement élu Javier Milei — ouvertement pro-Washington et pro-FMI — a annulé l’adhésion de l’Argentine avant qu’elle n’entre en vigueur.
Il ne s’agit donc pas d’un retrait, mais d’un refus d’adhérer. L’Argentine n’a jamais été membre officiel du bloc.

Depuis, les BRICS ont continué à s’étendre :
l’Indonésie a validé son adhésion complète en janvier 2025,
et d’autres pays du Sud global, comme le Bangladesh, la Thaïlande et le Nigéria, sont en discussions avancées.

Autrement dit :
le mouvement ne s’effrite pas, il s’accélère.
Alors que Trump se félicite d’avoir “fait fuir les BRICS”,
le bloc est désormais composé de dix membres représentant plus de 45 % de la population mondiale et plus de 30 % du PIB global.

Ce que les États-Unis perçoivent comme une “attaque contre le dollar” est en réalité un basculement historique :
les nations du sud refusent de dépendre d’un système financier dominé par Washington.

Trump n’a donc pas fait reculer les BRICS.
Il n’a fait que révéler la peur américaine face à un monde qui, lentement, mais sûrement, s’émancipe de son contrôle.


En savoir plus sur L'Informateur

Subscribe to get the latest posts sent to your email.