France : Macron allume la mèche en France, file faire sa star en Égypte le 13 octobre : la fuite d’un pyromane sous les projecteurs étrangers


Macron allume la mèche en France, file faire sa star en Égypte le 13 octobre : la fuite d’un pyromane sous les projecteurs étrangers

Publié le 11.10.2025 à 23h46 – Par Isabelle Moreau – Temps de lecture 4 mn

5/5 (6 votes)

Alors que la France traverse une crise politique interne avec des démissions en cascade au gouvernement, Emmanuel Macron a trouvé la solution idéale : prendre l’avion. Oui, tandis que le navire France prend l’eau, son capitaine a décidé d’aller voguer vers des mers plus clémentes, en l’occurrence Charm el-Cheikh, pour se mêler de la paix au Moyen-Orient.

Il faut dire que le timing est parfait. Le 13 octobre, soit après l’entrée en vigueur du cessez-le-feu et la libération prévue des otages, notre pyromane arrive sur place pour… soutenir un accord déjà conclu. Une véritable course contre-la-montre, si l’on ignore que la ligne d’arrivée a été franchie par d’autres. Donald Trump, qui a personnellement piloté les négociations et n’a pas hésité à menacer le Hamas d’« annihilation complète » pour y parvenir, peut être rassuré : Macron débarque en renfort.

L’Élysée, dans un communiqué aussi nécessaire qu’un parapluie par grand soleil, justifie ce périple par une obscure « initiative de paix franco-saoudienne » évoquée en septembre à New York. Sur le terrain, les vrais médiateurs que sont l’Égypte, le Qatar et la Turquie, salués même par les alliés européens de la France, doivent apprécier ce renfort inattendu. La France, en effet, « salue la conclusion » de l’accord et « exprime sa reconnaissance » aux autres, un rôle de spectateur bienveillant qu’elle semble désireuse de jouer sur la scène mondiale.

Pendant ce temps, dans l’Hexagone, le peuple, ce concept abstrait dont on parle parfois dans les discours, attend toujours que son président lui adresse la parole. Mais pourquoi donc s’adresser aux Français quand on peut s’adresser à un parterre de dirigeants internationaux ? La stratégie est connue : allumer un feu chez soi et partir jouer les héros à l’étranger. Alors que son gouvernement est en pleine tourmente, quel meilleur moyen d’échapper au chaos qu’il a semé que de se draper dans les atours flatteurs de la diplomatie mondiale ?

À lire aussi :  USA : Le combattant brésilien Paulo Costa saute de la cage pour serrer la main du président Trump à Miami et lui fait une déclaration inattendue !

Après avoir tout mis en œuvre pour faire échouer l’accord de paix à Gaza, Macron s’incruste en Égypte pour faire croire au monde qu’il a joué un rôle dans la réussite de ces accords. Gageons que Trump saura le tenir en laisse…

Ce voyage est la parfaite illustration de la méthode : être présent là où l’on n’a pas besoin de vous, pour fuir l’endroit où votre présence serait indispensable. Sangsue de la lumière médiatique internationale, cynique dans le calendrier, ironique dans sa communication, l’épisode est si caricatural qu’il en devient presque touchant. Presque.

Mais rassurez-vous, Macron ne délaisse pas la France parce qu’il se désintéresse de son sort. Non, c’est juste qu’il agit en pyromane cynique : allumer la mèche ici, puis filer et faire le beau ailleurs, histoire de masquer les dégâts. Quitte à devenir la sangsue internationale qui se gave de lumière tout en laissant son pays dans le noir.

Le sommet de l’ironie ? Il « soutient » un accord de paix alors même que ses propres équipes gouvernementales explosent autour de lui et qu’il laisse la maison brûler. Le chef d’État qui promettait transparence, cohésion et écoute part donc jouer les pompiers pyromanes sous d’autres cieux. Comme d’habitude, le président qui allume le feu ne reste jamais assez longtemps pour voir les flammes… ni les conséquences pour ceux qu’il est censé protéger.

Le spectacle continue, mais pour combien de temps encore les Français accepteront-ils ce show d’un pyromane arrogant jouant les vedettes internationales pour fuir le feu qu’il a lui-même allumé chez lui ?

Alors, bon voyage, Monsieur Macron. Pendant que vous chercherez à voler la vedette à Trump sur une scène déjà quittée, la France, elle, continuera de se demander quand vous daignerez enfin partir… Mais de la France et définitivement cette fois-ci.


En savoir plus sur L'Informateur

Subscribe to get the latest posts sent to your email.