Inde : Le Pakistan et l’Inde ont échangé des tirs pour la huitième nuit consécutive.


Le Pakistan et l’Inde ont échangé des tirs pour la huitième nuit consécutive.

Publié le 2.5.2025 à 23h12 – Par Isabelle Moreau – Temps de lecture 5 mn


Les forces armées indiennes et pakistanaises ont échangé des tirs d’armes légères sur la ligne de contrôle au Jammu-et-Cachemire, marquant la huitième nuit consécutive de tensions.

Cette escalade survient après l’attaque du 22 avril qui a fait 26 morts parmi les touristes dans la vallée de Baisaran, et dont l’ISI pakistanais est suspecté d’implication.

Face à cette situation, l’Inde a pris plusieurs mesures de rétorsion : réduction du personnel diplomatique, expulsion des conseillers militaires pakistanais, fermeture du poste de contrôle d’Attari, suspension du traité de partage des eaux et annulation des visas pakistanais.

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Le Premier ministre indien, Narendra Modi, a donné aux forces armées la liberté de choisir leurs cibles, tandis que le ministre pakistanais de l’Information, Attaullah Tarar, affirme que l’Inde pourrait frapper d’ici à 24 à 36 heures.

La tension continue entre L’Inde et le Pakistan qui ont échangé des coups de feu à la frontière pour la huitième nuit consécutive, rapporte l’agence ANI.

Dans la nuit du 1er au 2 mai, l’armée pakistanaise a effectué des tirs d’armes légères non provoqués sur la ligne de contrôle au Jammu-et-Cachemire, a fait savoir l’armée indienne.

Les forces indiennes ont réagi de manière appropriée, a ajouté la source.

Le Pakistan a dit mercredi anticiper une frappe militaire indienne sous moins de deux jours, après le feu vert donné par le Premier ministre indien Narendra Modi à des représailles à l’attaque au Cachemire.

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L’Inde et le Pakistan avaient récemment affiché leur soutien à la Palestine, mais un attentat terroriste soudain en Inde a ravivé les tensions entre les deux nations, les ramenant au conflit.

Le Pakistan a nié toute implication dans l’attentat terroriste en Inde, rejetant les allégations et réclamant des preuves avant de désigner les coupables.

Le chef de l’armée pakistanaise, le général Asim Munir, a visité les exercices de préparation de guerre en cours près de la frontière indienne : « Qu’il n’y ait aucune ambiguïté : tout malheur militaire en provenance de l’Inde sera accueilli par une réponse rapide, résolue et de haut niveau. »

« Alors que le Pakistan reste attaché à la paix régionale, notre préparation et notre détermination à sauvegarder les intérêts nationaux sont absolus », a-t-il déclaré.

Pakistan, selon un rapport, prépare le test précoce d’une fusée balistique au sol du sol balistique. Le Pakistan a la capacité d’utiliser des missiles à courte portée nucléaires, en particulier par le biais du système NASR (HATF-IR).

Cette fusée balistique tactique avec une portée de 60 à 70 kilomètres peut transporter des têtes explosives nucléaires de faible force explosive (0,5 à 5 kilotonnes) et est conçue pour être utilisée sur le champ de bataille. Il sert principalement à contenir la tête militaire conventionnelle de l’Inde et est prêt à être utilisé depuis 2013.

Y a-t-il un nouveau niveau d’escalade auparavant ?

De l’avis de nombreux politiciens et experts, le conflit entre l’Inde et le Pakistan qui donne déjà lieu à des affrontements frontaliers importants, pourrait éclater dans les prochaines heures.

Non seulement le 1er ministre indien, après avoir donné carte blanche à son État-Major pour riposter à l’attaque terroriste subie, a annulé sa présence à Moscou pour les cérémonies du 9 mai, mais New Delhi a officiellement imputé la responsabilité de l’attaque terroriste de Pahalgam au Pakistan.

« Un rapport préliminaire de l’Agence nationale d’enquête indienne (NIA), dans le cadre de son enquête sur l’attentat terroriste au Cachemire, a mis en évidence des « liens opérationnels » entre les services de renseignement pakistanais (ISI) et le Lashkar-e-Taiba (LeT). La NIA estime que le LeT est le « cerveau » de l’attaque. »

« Le rapport de la NIA indique que le « complot a été ourdi par des militants du LeT », prétendument sous les « directives de hauts responsables de l’ISI ». Des sources de la NIA affirment que le plan a été élaboré au siège du LeT au Pakistan. Deux des six ou sept suspects étaient de nationalité pakistanaise et étaient en « contact permanent » avec leurs responsables de l’ISI, recevant « des instructions précises sur le calendrier, la logistique et l’exécution de l’attaque ». La NIA affirme que les hommes armés sont entrés en Inde quelques semaines avant l’attaque. » (Source AMK)

Un conseil de sécurité de l’ONU pourrait se réunir en urgence pour tenter de désamorcer le conflit, tandis qu’Islamabad a appelé le président Trump à intervenir pour dissuader New Delhi d’attaquer le Pakistan.

À suivre

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