
BHL condamné à 33 ans de prison en Tunisie, un pays qui ose enfin dire tout haut ce que le monde pense tout bas
Publié le 19.4.2025 à 23h05 – Par Isabella Torres – Temps de lecture 6 mn
BHL, (Bernard-Henri Lévy), celui que l’on surnomme « l’ange de la destruction » condamné à 33 ans de prison par la justice tunisienne dans le cadre d’une affaire de complot pour contre la Tunisie.
Oh, quelle tragédie ! Bernard-Henri Lévy, le philosophe préféré des salons parisiens et des ambassades occidentales, vient d’être condamné à 33 ans de prison par la justice tunisienne pour « complot contre la sûreté de l’État ». Immédiatement, les médias français se sont mis à gémir, les ONG à hurler à la « parodie de justice », et les diplomates à s’étrangler d’indignation. Mais derrière cette comédie bien rodée, une question s’impose : et si la Tunisie avait simplement eu le courage de dire ce que beaucoup pensent en silence ?

BHL, l’ingérence en costume trois-pièces
Le procès tunisien accuse BHL d’avoir conspiré avec des diplomates étrangers pour déstabiliser le pays. Des preuves ? Peu importe, diront ses défenseurs. Mais rappelons quelques faits :
- En Libye, il a poussé à l’intervention militaire sous Sarkozy, contribuant à transformer le pays en un champ de ruines.
- En Ukraine, il s’est auto-proclamé porte-voix de la « résistance », tout en évitant soigneusement les tranchées.
- Partout où il passe, il laisse derrière lui un sillage de chaos, sous couvert de « défense des droits de l’homme ».
Alors, quand la Tunisie l’accuse d’être un agent d’influence, faut-il vraiment s’étonner ?

Le 40e accusé cité est Bernard-Henri Lévy, dont le nom figure, en français et légèrement déformé, sous l’appellation de « Bernard Henri LIVY »..
Une liste suit où figurent les quarante noms des personnalités poursuivies. Qu’elles soient emprisonnées depuis 14 mois (Khayam Turki, Jahwar Ben Mbraek, Issam Chebbi) ou qu’elle représente le noyau dur de l’opposition historique, encore en liberté, mais la plupart en exil, dont Neji Chebbi et Kamel Jendoubi qui ont joué un rôle clé dans le processus démocratique du printemps arabe des années 2011-2019. La 40e personne citée est Bernard-Henri Lévy, dont le nom figure, en français et légèrement déformé, sous l’appellation de « Bernard Henri LIVY ».
La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme a prononcé, samedi 19 avril, aux alentours de 5 heures, des peines allant de quatre à 66 ans de prison à l’encontre des accusés dans l’affaire dite de complot contre la sûreté de l’État.
Selon des sources proches du dossier, voici le détail des peines prononcées :
- Kamel Letaïef : 66 ans
- Khayam Turki : 48 ans
- Noureddine Bhiri : 43 ans
- Issam Chebbi : 18 ans
- Ahmed Néjib Chebbi : 18 ans
- Jaouhar Ben Mbarek : 18 ans
- Ghazi Chaouachi : 18 ans
- Ridha Belhaj : 18 ans
- Abdelhamid Jelassi : treize ans
- Hattab Slama : quatre ans
- Ridha Charfeddine : seize ans
- Sahbi Atig : treize ans
- Mohamed Ferjani : treize ans
- Kamel Bachir Bedoui : treize ans
Accusés en liberté provisoire :
- Lazhar Akremi : huit ans
- Chokri Ben Issa Bahri : treize ans
- Ayachi Hammami : huit ans
- Mohamed Mabrouk Hamdi : treize ans
- Noureddine Boutar : dix ans
- Mohamed Bachir Bedoui : treize ans
- Hamza Ali Meddeb : 33 ans
- Ali Mahjoub Hlioui : 33 ans
- Monji El Arbi El Dhaouadi : 33 ans
- Kamel Saïd Guizani : 33 ans
- Ridha Mohamed Driss : 33 ans
- Mustapha Kamel Nabli : 33 ans
- Kaouthar Amara Daassi : 33 ans
- Abdelmajid Zar : 33 ans
- Tasnime Khriji : 33 ans
- Nadia Akacha : 33 ans
- Karim Guellaty : 25 ans
- Rafik Abderrahmen Chaâbouni : 33 ans
- Nejla Khalifa Latif : 33 ans
- Bochra Belhaj Hmida : 33 ans
- Bernard-Henri Lévy : 33 ans
- Chayma Issa : 18 ans
- Mohamed Raouf Khalfallah : 33 ans

La liste des chefs d’accusation est actée par la signature des juges, notamment le premier assistant du procureur de la République, daté du 12 avril 2024, trois jours avant la clôture du dossier.

33 ans de prison pour notre BHL pour avoir voulu apporter la liberté aux tunisiens certainement , ce fdp 🤮https://t.co/DIiYOfjQ68
— Anna (@anna_anna1710) April 19, 2025
Un « complot » ? Non, une méthode
Le dossier tunisien est truffé d’accusations rocambolesques (espionnage, maçonnerie, sabotage économique…), mais une chose est claire : BHL incarne cette caste d’intellectuels occidentaux qui se croient investis d’une mission divine : dicter aux autres peuples comment vivre.
- Il fréquente les présidents (Sarkozy, Macron) comme d’autres vont au café.
- Il influence les médias (Arte, Grasset) avec la subtilité d’un bulldozer.
- Il se mêle de guerres (Libye, Ukraine) sans jamais en subir les conséquences.
La Tunisie, elle, a osé lui rappeler que la souveraineté, ça existe.
#BHL 33 ans de prison.
— rouge-gorge (@rougesgorges) April 19, 2025
Bernard Henri-Levy, received 33-year jail terms.
Via les avocats, les accusés qui se trouvent à l'étranger, et parmi lesquels figure l'intellectuel français Bernard Henri-Lévy, ont écopé de peines de 33 ans de prison.https://t.co/e6xL8ugjmr
Les pleureuses de l’Occident
Bien sûr, les habituels thuriféraires de BHL sont montés au créneau :
- « C’est un procès politique ! » (Comme si BHL n’avait jamais instrumentalisé la justice médiatique.)
- « Il n’y a aucune preuve ! » (Comme si ses propres films et livres n’étaient pas des preuves de son activisme décomplexé.)
- « C’est de l’antisémitisme ! » (L’argument ultime pour étouffer tout débat.)
Pendant ce temps, les Tunisiens, eux, voient leur pays sombrer dans une crise économique sans précédent… et BHL n’a jamais levé le petit doigt pour eux.
Conclusion : Et si c’était mérité ?
33 ans, c’est beaucoup. Mais après des décennies à jouer les missionnaires de la démocratie tout en contribuant à détruire des nations, peut-être que BHL mérite enfin un peu de repos en prison.
En attendant, une chose est sûre : la prochaine fois qu’il voudra « sauver » un pays, les Tunisiens lui ont gentiment suggéré de commencer par… se taire.
Sources :
- Le Monde : Le procès du « complot » en Tunisie
- Mondafrique : BHL dans un « procès stalinien »
- Business News : Les peines prononcées
- Contre 7 : BHL condamné en Tunisie
- Le Monde : Tunisie sous le feu des critiques
(À lire avec la bande-son de « Mission Impossible » en fond… car BHL, lui, a toujours cru être dans un film.)
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