
De la Grande Réinitialisation à la Grande Remise à zéro : La voie audacieuse de l’Amérique. « From Great Again to The Great Reset », la Remise en Cause de l’Ordre Mondial Établi en 1945.
Publié le 10.4.2025 à 10h53 – Par Daniel Foster – Temps de lecture 4 mn
Le Retour de Trump et la Remise en Cause de l’Ordre Mondial Établi en 1945 ou la Réinvention de l’Ordre Mondial, explications :

Donald Trump marque un tournant majeur dans l’ordre international tel qu’il a été façonné depuis 1945. Cette année charnière a vu la création d’institutions supranationales, comme l’ONU, le FMI ou, plus tard, l’OMC, dans le but d’établir un système multilatéral régulant les relations entre États. Or, la politique étrangère de Trump lors de son premier mandat, que lors de son retour, repose sur une logique radicalement différente : le rejet du multilatéralisme au profit du bilatéralisme et la remise en cause des instances internationales, en d’autres termes : privilégier le bilatéralisme et remettre en question les instances internationales pour mieux les réformer.
L’OMC dans le viseur de Trump pour une réforme nécessaire.
Un exemple frappant est son attitude envers l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC). Cette institution, fondée en 1995, régule les échanges commerciaux en fixant des règles communes et en arbitrant les conflits entre pays. Trump, lui, considère que l’OMC désavantage les États-Unis, notamment face à la Chine. Son approche ? Ignorer ses décisions, imposer unilatéralement des droits de douane, et privilégier des accords directs entre nations. il propose de réformer l’organisation pour la rendre plus équitable, en imposant des droits de douane de manière ciblée et en favorisant des accords directs entre nations.
La Chine, acteur clé, la grande gagnante du système actuel
Pour comprendre cette hostilité, il faut revenir sur l’ascension économique chinoise. Lors de son entrée dans l’OMC en 2001, Pékin a bénéficié de règles avantageuses réservées aux pays en développement : délais d’adaptation, assistance technique, accès privilégié aux marchés étrangers, et absence de réciprocité immédiate dans les concessions commerciales. Résultat ? Son PIB est passé de 1 000 milliards de dollars en 2001 à près de 19 000 milliards en 2025.
Trump dénonce cette situation comme une « arnaque » : selon lui, la Chine profite du système sans en respecter l’esprit, subventionnant massivement ses industries et inondant les marchés mondiaux de produits à bas coût. Sa réponse ? Des tarifs douaniers punitifs et le retrait pur et simple de l’OMC afin de garantir une concurrence loyale.
Vers un nouvel ordre commercial ?
Si Trump quitte effectivement l’OMC, cela signifierait la fin des règles multilatérales au profit de rapports de force directs. Les États-Unis, en tant que première puissance économique, pourraient alors imposer leurs conditions via des accords bilatéraux, marginalisant les instances internationales. Cette approche marquerait une rupture historique avec le modèle post-1945, où la coopération institutionnelle était censée prévaloir sur la loi du plus fort.
Conclusion : Un changement de paradigme positif.
Le retour de Trump incarne ainsi une remise en cause profonde de l’ordre établi après la Seconde Guerre mondiale. Son hostilité envers les organisations supranationales et sa préférence pour le bilatéralisme pourraient redessiner les relations internationales, au risque d’une fragmentation accrue du système commercial mondial. Reste à savoir si cette stratégie renforcera réellement la position américaine ou si elle ouvrira la voie à une nouvelle ère d’instabilité économique. Mais Plutôt qu’une fragmentation, cette stratégie pourrait aussi renforcer la position américaine tout en ouvrant la voie à une ère de stabilité économique accrue, fondée sur des règles commerciales plus justes et respectées par tous.
Pierre Lellouche explique la logique derrière les nouveaux droits de douane de Donald Trump : rendre les importations plus chères pour forcer les entreprises à produire directement aux États-Unis. Mais cette politique protectionniste, pensée pour réindustrialiser l’Amérique, fait face à une contrainte de taille : Le Temps, car il n’a que 4 ans pour réaliser ça.
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