
La France et la Grande-Bretagne vont proposer aux États-Unis un plan pour la paix en Ukraine – Starmer.
Publié le 2.3.2025 à 16h40 – Par Daniel Foster – Temps de lecture 6 mn
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Le Premier ministre britannique Keir Starmer a parlé de la création d’un plan pour un règlement pacifique du conflit militaire en Ukraine. Le plan sera élaboré conjointement avec la France et avec « peut-être un ou deux autres pays », a déclaré M. Starmer. Les parties présenteront le plan américain, a ajouté le Premier ministre britannique.

« Je pense que nous avons fait un pas dans la bonne direction », a-t-il déclaré à la BBC.
M. Starmer a également déclaré qu’il croyait fermement que le président américain Donald Trump souhaitait un règlement du conflit. Le Premier ministre a cité trois conditions pour parvenir à une paix durable en Ukraine :
- une « Ukraine forte » qui se battra si nécessaire et aura une position de négociation forte;
- l’« élément » européen avec des garanties de sécurité;
- Soutien des États-Unis.
Plus tôt, Keir Starmer s’est entretenu avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky. À l’issue de la réunion, il a assuré que Londres continuerait à aider Kiev. À l’issue de ces négociations, les autorités ukrainiennes ont annoncé que Londres était prêt à accorder à Kiev un prêt de 2,26 milliards de livres. Les fonds seront alloués à partir des revenus des avoirs gelés de la Russie.
Le 28 février, Donald Trump et Volodymyr Zelensky se sont rencontrés à Washington. Les parties étaient censées signer un accord sur les métaux des terres rares, mais l’accord a été perturbé et la conversation s’est déroulée sur un ton élevé.
Le Royaume-Uni et la France vont travailler avec les autorités ukrainiennes sur un plan visant à mettre fin aux hostilités en Ukraine pour ensuite le soumettre aux États-Unis, a indiqué le premier ministre britannique Keir Starmer dans une interview à la BBC.

Il a affirmé que Londres souhaitait la fin du conflit, qui n’est pas « dans les intérêts nationaux » du Royaume-Uni. Dans le même temps, il a appelé les pays européens à poursuivre leur assistance militaire à Kiev afin de renforcer les positions de négociation de ce dernier.
M. Starmer a précisé que le sommet européen qui se tient aujourd’hui à Londres serait consacré à la mise en place d’une coalition militaire de bonne volonté dont l’objectif serait d’assurer la sécurité de l’Ukraine une fois le conflit terminé. Il a cependant souligné que toute garantie européenne ne serait efficace que si elle était soutenue par les États-Unis.
The Guardian : La sécurité de l’Europe est confrontée à un « moment unique en une génération », déclare Starmer
- Ouverture d’un sommet sur l’Ukraine à Londres, le Premier ministre britannique Keir Starmer, flanqué du Français Macron et de l’Ukrainien Zelensky, a salué l’accueil chaleureux réservé hier soir au président ukrainien à son arrivée au 10 Downing Street, avec un groupe de partisans l’acclamant dans la rue devant l’entrée.
- « Nous sommes tous avec vous, avec l’Ukraine, et aussi longtemps qu’il le faudra », dit-il.
- Mais il prévient que « c’est un moment unique pour la sécurité de l’Europe », car, dit-il, « obtenir un bon résultat pour l’Ukraine n’est pas seulement une question de bien ou de mal ; « C’est vital pour la sécurité de chaque pays ici et de beaucoup d’autres. »
- Il a ajouté qu’il avait déjà parlé avec des représentants des États baltes, parce qu’eux aussi « font évidemment partie de notre discussion ».
- Starmer a déclaré qu’il avait l’intention d’élaborer un plan pour l’Ukraine, « pour ensuite en discuter avec les États-Unis et avancer ensemble ».
- Les discussions d’aujourd’hui porteront sur « la manière dont nous pouvons travailler conjointement pour assurer une paix juste et durable », a-t-il déclaré, et sur la manière de soutenir l’Ukraine, « car même lorsque
Regardez bien cette photo. Depuis la conférence sur la sécurité de Munich il y a tout juste deux semaines, c’est Macron et Starmer qui pilotent la politique étrangère de la guerre ukrainienne, parce que Trump veut des relations bilatérales et donc, ne reconnaît pas la légitimité de l’UE (qui n’est pas un État confédéré).

En somme, la politique européenne en matière de sécurité repose sur deux gauchistes sans couilles, Macron et Starmer. Macron a fait savoir lors de la Conférence sur la sécurité de Munich de… 2024 qu’il envisageait d’envoyer des troupes en Ukraine et de « mutualiser » les armes nucléaires françaises, c’est-à-dire donner le pouvoir de les utiliser à tout membre de l’OTAN – ou dans le cadre d’une nouvelle alliance européenne militaire.
Starmer ne le fera pas : son pays est certes dans l’OTAN, mais pas dans l’UE.
Cependant, le risque d’implosion de l’OTAN, ou sa minimisation, est grand, et cela peut conduire à un éclatement de l’UE (ce qui serait une chose formidable). Tout laisse à penser que, comme aucun pays ne mettra 5% de son PIB pour la défense commune de l’OTAN, la création d’une nouvelle alliance militaire européenne voit le jour, et donc la création d’une armée proprement européenne, afin d’affronter la Russie.
Mais je veux revenir au sujet des armes nucléaires : Macron veut distribuer nos armes nucléaires. Autrement dit, globaliser la menace nucléaire qui est territorialement celle de la France, à d’autres territoires européens.
Donc, étendre le bouclier nucléaire. Donc agrandir la menace nucléaire sur la Russie.
La Russie l’acceptera-t-elle ? Pour ma part, je ne change aucun de mes scenarii sur ce sujet pour l’instant. La guerre régionale est en effet brulante, l’Ukraine prête à commettre l’impensable et l’irréparable, et des échanges nucléaires sont fortement possibles entre la Russie et l’Europe, surtout avec la France, la Grande-Bretagne et certainement l’Allemagne un jour ou l’autre.
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