
Violences à Bétharram : une ancienne enseignante affirme qu’Élisabeth Bayrou était au courant.
Publié le 21.2.2025 à 15h19 – Par Marc Dufresne – Temps de lecture 3 mn
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La pression continue de monter autour de François Bayrou et, désormais, de son épouse. Dans un entretien accordé à Mediapart, jeudi 20 février, une ex-professeure de mathématiques de Notre-Dame-de-Bétharram a déclaré avoir informé Élisabeth Bayrou des maltraitances infligées à des élèves de cet établissement scolaire situé dans les Pyrénées-Atlantiques.
Françoise Gullung avait déjà mentionné la femme de l’ancien ministre dans les colonnes du Point, en juillet 2024. « Au cours du premier trimestre de l’année scolaire 1994-1995, j’ai croisé Élisabeth Bayrou, qui enseignait le catéchisme dans l’établissement. J’ai tenté d’engager le dialogue avec elle, mais elle n’a pas semblé saisir l’urgence de mes préoccupations », avait-elle raconté à l’époque.

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Des violences entendues
Aujourd’hui, Françoise Gullung affirme qu’Élisabeth Bayrou aurait été témoin direct de ces violences. Selon elle, alors qu’elles se trouvaient toutes deux dans les couloirs de l’école, elles auraient entendu des coups frappés sur un enfant. « J’ai été profondément choquée que Mme Bayrou me croise à proximité d’une salle d’où provenaient des bruits de coups. On entendait distinctement les impacts. Un adulte criait, et l’enfant pleurait en suppliant qu’on arrête. J’ai eu l’impression que, pour elle, ces enfants étaient considérés comme inférieurs aux siens. Comme si, pour ces enfants-là, la violence était normale », se remémore Françoise Gullung.
Une alerte ignorée ?
L’ancienne enseignante soutient également avoir alerté François Bayrou, mais selon elle, celui-ci n’aurait pas pris sa mise en garde au sérieux. Contacté par BFMTV, l’entourage de François Bayrou (qui doit rencontrer prochainement le porte-parole de l’association des victimes) a réagi vivement : « Cet article relève d’un délire dangereux. Aujourd’hui, l’essentiel est de permettre aux victimes de s’exprimer, d’obtenir réparation et de voir les responsables rendre des comptes. »
Cette affaire continue de susciter l’émotion, alors que les victimes cherchent à faire entendre leur voix et à obtenir justice pour les souffrances endurées.
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