
100 narcos en prison pour la France, 40 000 pour le Salvador ? Darmanin, le nouveau conteur des fables sécuritaires françaises.
Publié le 14.1.2025
Ah, la France ! Ce pays où l’on préfère négocier avec les trafiquants pour avoir « la paix » plutôt que de les combattre. Et maintenant, après des années d’inaction, voilà que notre nouveau ministre de la Justice, Gérald Darmanin, monte sur scène avec une idée qui, selon lui, va tout changer : isoler les 100 plus gros narcotrafiquants dans une prison haute sécurité. Oui, vous avez bien lu, 100. Pas 101, pas 99. Exactement 100. Comme si la France était un petit village où l’on pouvait compter les méchants sur les doigts de ses mains.


Mais attention, ne nous emballons pas trop vite. Darmanin, ce « héros sans cape » (selon lui-même, probablement), n’a pas encore clarifié si ces 100 narcos sont déjà condamnés ou simplement en attente de procès. Parce que, oui, isoler des présumés innocents dans une prison ultra-sécurisée, ça pourrait poser un petit problème de présomption d’innocence. Mais qui a besoin de principes juridiques de base quand on peut faire du spectacle ?
Et puis, parlons de cette fameuse « liste ». Établie avec les services de police, de gendarmerie et le renseignement pénitentiaire, mais sans l’avis des juges spécialisés. Parce que, visiblement, les juges qui suivent ces dossiers depuis des années ne sont pas assez qualifiés pour comprendre la grandeur de la vision de Darmanin.
Mais le meilleur reste à venir : ces 100 narcos, une fois isolés, pourraient bien contester leur placement. Et là, bonjour la vague de recours juridiques ! Parce que, oui, même les barons de la drogue ont des droits. Et puis, il y a cette question cruciale : comment maintenir les liens familiaux, essentiels à la « dignité de la détention », dans une prison haute sécurité ? Darmanin a-t-il pensé à installer une salle de visite cosy avec machine à café et Wi-Fi gratuit ?
Pendant ce temps, au Salvador, un pays de 6,5 millions d’habitants, le président Nayib Bukele a enfermé 75 000 membres de gangs, les pires du monde, dont 40 000 dans la prison géante construite pour cela, cette gigantesque prison, édifiée dans une zone écartée à 74 kilomètres au sud-est de la capitale San Salvador, est présentée par les autorités comme « la plus grande de toute l’Amérique ».

Dotée de technologies de pointe, la prison « de sécurité maximale » a été construite pour un budget non révélé dans le cadre du régime d’exception en vigueur depuis la fin du mois de mars 2022 pour lutter contre les « maras ». Le pénitencier, ceint d’un mur électrifié de 11 mètres de haut sur plus de deux kilomètres avec sept miradors, compte une douzaine de bâtiments édifiés sur 23 des 166 hectares qu’il occupe, a expliqué le ministre des Travaux publics Romeo Rodríguez. Les murs sont en béton renforcé et les fenêtres des cellules sont dotées de barreaux d’acier tandis que caméras et scanneurs corporels complètent la sécurité du pénitencier qui sera surveillé nuit et jour par 600 militaires et 250 policiers. Des équipements électroniques bloqueront les signaux des téléphones portables, empêchant toute communication des prisonniers.
Des gardiens de prison armés de pistolets et de fusils d’assaut doivent assurer l’ordre dans la prison elle-même.
« Tous les terroristes qui ont orchestré le deuil et la souffrance du peuple salvadorien purgeront leur peine dans le CECOT (en étant soumis) au régime le plus sévère » s’est félicité le vice-ministre de la Justice et de la Sécurité publique, Osiris Luna.



Alors comment font-ils ? Des gangs « sataniques », selon les mots de M. Homan dans la vidéo ci-dessous, qui vénèrent la mort et pratiquent des atrocités inimaginables. Et nous, en France, avec nos 100 narcos, on se croit révolutionnaires. Cherchez l’erreur.


Et puis, parlons de la cocaïne bien connue qui circule par tonnes, même à l’Élysée et à l’assemblée. Oui, oui, vous avez bien lu. Pendant que Darmanin joue au justicier, les réseaux de trafic continuent de prospérer. Alors, la vraie question est : où est le problème ? Les moyens ? Ou la volonté ?
En conclusion, Darmanin nous sert une fable sécuritaire bien rodée, mais derrière le spectacle, la réalité est bien plus sombre. La France se donne-t-elle réellement les moyens de combattre le crime organisé ?
En attendant, la coke continue de couler à flots, et les enfants, eux, sont toujours en danger. Mais chut, ne parlons pas de ça. Après tout, nous avons nos 100 narcos à isoler. Quelle victoire !
Conclusion :
Ce pays bien plus petit et moins riche que la France, Nayib Bukele a construit une prison ultra-moderne pour 40 000 détenus. Une véritable forteresse, conçue pour isoler les criminels les plus dangereux et rétablir l’ordre. Résultat ? Les gangs, autrefois tout-puissants, sont aujourd’hui en déroute. Le pays respire enfin, et la population retrouve un semblant de sécurité.
Et nous, en France ? Avec nos Rafales, Airbus, Ariane, Total, notre TGV et notre prétendue grandeur, nous en sommes réduits à faire des savants calculs pour savoir où enfermer… 100 narcos. Oui, 100. Pas 40 000, pas 75 000 comme au Salvador. Juste 100. Où est passé l’argent ? Où est la volonté politique ? Pourquoi attendre 20 ans pour agir, alors que le Salvador a montré que c’était possible en quelques années seulement ?
La question n’est pas de savoir si la France peut le faire, mais si elle veut le faire. Parce qu’avec tous les moyens dont nous disposons, il est inconcevable que nos prisons ressemblent encore à des mouroirs désorganisés, incapables de gérer ne serait-ce qu’une centaine de criminels dangereux.
Bien sûr, il valait mieux dépouiller l’argent des Français pour l’envoyer en Ukraine, investir dans des grenades lacrymogènes, des tanks, des camions blindés et autres joyeusetés pour éborgner le peuple, plutôt que de le défendre dans la rue aujourd’hui ? Voilà la question qui résume l’absurdité de nos priorités. Alors que la délinquance et le trafic prospèrent, que les prisons débordent et que les citoyens se sentent abandonnés, on préfère jouer les justiciers à l’étranger et mater les manifestants chez nous. Cherchez l’erreur.
Alors, Darmanin et ses 100 narcos, c’est bien joli, mais ça ne suffit pas. Le Salvador l’a fait, et ça marche. Pourquoi pas nous ? Ou est-ce que, comme d’habitude, préfère-t-on simplement faire, semblant, ou préfère-t-on se contenter de belles paroles et de demi-mesures, en espérant que personne ne remarque que l’empereur est nu, ou que ça lui profite aussi autant à lui qu’a son plan pour détruire la France ?
Le temps des fables est révolu. Il est temps d’agir.
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