France : Le Colonel Patrick Destremau, de Responsable de Massacre en Côte d’Ivoire à Général, à la Direction d’Accenture, une Ascension Scandaleuse


Le Colonel Patrick Destremau, de Responsable de Massacre en Côte d’Ivoire à Général, à la Direction d’Accenture, une Ascension Scandaleuse

Publié le 10.11.2024


Après les évènements de novembre 2004 et certainement pour SERVICE RENDU A LA MÈRE PATRIE Française le Colonel Patrick Destremau Chef de corps au RICM (Régiment d’infanterie de chars de marine) et Responsable du massacre de jeunes ivoiriens aux mains nues sur l’esplanade de l’Hôtel Ivoire à Abidjan, Côte d’Ivoire, a fini GÉNÉRAL DE CORPS D’ARMÉES de l’armée française.

Le 3 août 2018, le CGA Patrick Destremau est nommé, par décret présidentiel, directeur de l’IHEDN (Institut de Hautes Études de la Défense Nationale) et de l’Enseignement militaire supérieur (EMS).

Après avoir fait prévaloir ses droits à la retraite Patrick Destremau a rejoint la direction des affaires publiques de la société Accenture.

L’homme avait déclaré dans un premier temps qu’ils n’avaient jamais tiré à balles réelles sur des civils ivoiriens.

Ensuite comme pour se justifier le même Destremau dira exactement ceci :  » Nous sommes venus directement de la ligne de front donc nous n’avions pas de balles non létales. »

En cette fatidique journée du mardi 09 novembre 2004, l’occupant est à cran. Six jours que ses soldats ont à peine fermé l’œil.

Surtout ceux stationnés a l’Ivoire, ils sont harcelés jours et nuits par les « Patriotes  » gonflés à bloc dont le nombre ne cesse de gonfler.

En cette journée qui sera teintée de sang, les différentes barrières de protection de « Licorne  » stationnés a l’Ivoire et constituées de fils barbelés sont en train de tomber les unes après les autres.

Le Commandant de cette « emprise  » de fortune Patrick Destremau montre des signes d’agacement au point où le colonel de Gendarmerie ivoirienne Guiai Bi Poin présent sur les lieux avec, pour la plupart des élèves gendarmes lui demandera  » s’il était là pour faire un carnage, qu’il le dise, pour que lui, retire ses hommes « .

Cette même question sera posée au militaire français par le journaliste John Jay, présent également sur les lieux.

Des barbelés sont en train d’être ramené en renforts pour renforcer et établir de nouvelles positives fortifiées ……. Peine perdue, les « Patriotes » les arrachent et se rapprochent des premiers blindés et engins de combats français.

La mort plane….. Le compte à rebours est lancé.

Du 06 au 09 novembre 2004 la France a commis des crimes de guerre.

Oui, on peut le dire sans hésiter, il y a 20 ans, l’armée française, après avoir sacrifié neuf de ses soldats à Bouaké pour avoir un prétexte pour stopper l’opération Dignité qui avait mis les rebelles en déroute et « régler le problème Gbagbo », a détruit l’aviation militaire & exécuté froidement des dizaines de civils ivoiriens.

Pendant ces quatre jours de feu et de sang, au vu et au su du monde entier, la force d’occupation française a piétiné la souveraineté ivoirienne et affirmé sa main-mise coloniale sur la Côte d’Ivoire. Les images insupportables de l’hôtel Ivoire ne s’effaceront jamais de nos mémoires.

Certains diplomates occidentaux osent même demander de ne plus rappeler cela, que c’est du passé. Eux, ils peuvent commémorer ce qu’ils ont subi il y a des siècles, mais nous, on devrait oublier.

20 ans après les évènements de novembre 2004, force est de crier haut et fort que le bombardement du lycée Français René Descartes de Bouaké n’est qu’un False Flag ……qui a mal tourné.

Le renseignement Français avait garanti aux pilotes biélorusses que le bâtiment frappé allait être vide. Sauf qu’il ne l’était pas. Neuf soldats français et un civil étasunien seront tués dans l’affaire et une quarantaine de blessés seront enregistrés.

Plusieurs experts, journalistes et hommes de droit dont l’avocat de l’une des victimes françaises du bombardement de Bouaké dénoncent des anomalies qui viennent conforter l’idée que la frappe contre l’emprise Française située au lycée René Descartes de Bouaké était un attentat sous faux drapeau.

– Les pilotes biélorusses et les avions Sukhoï ont été fournis à l’armée ivoirienne par le français Robert Montoya. Un ancien du GIGN Français et marchand d’armes (chaperonné par la DGSE Française) installé au Togo bénéficiera d’ailleurs de la clémence de la justice française… Montoya avait déjà rendu des services à la Métropole auprès de Biya au Cameroun et de Sassou Nguesso au Congo quand ce dernier est revenu au pouvoir durant la guerre « civile » de 1997.

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Il avait aussi été un des gendarmes chargées de la protection de François Mitterrand à l’Élysée.

Il possédait une entreprise en Lettonie, et acheminait pour Gbagbo du matériel depuis la Biélorussie Jacques Chirac voulait la tête de Gbagbo, à en croire le général Georgelin, qui confie au procès tenu en 2021 :

« Jacques Chirac a dit (le samedi 6 novembre 2004) : que ce soit Gbagbo ou pas à l’origine de ce bombardement contre nos forces, je le tiens pour responsable »… Les mercenaires biélorusses seront interceptés à Abidjan et à la frontière Togo-Ghana, la France ordonne de les relâcher.

Au procès de 2021, les ministres français (Villepin, Barnier, Alliot-Marie) ont peiné à expliquer les dysfonctionnements administratifs Deux pilotes ivoiriens et un Biélorusse ont été jugés par contumace et condamnés à perpétuité.

16h10 en ce 9 novembre 2004,les « Patriotes  » gonflés à bloc a quasiment ôté tous barbelés placés par les Français. Certains « caressent même les canons de 105 mm des engins de combats tricolores. Les élèves gendarmes ivoiriens qui tentent de contenir la foule, sont très vites débordés.

Les légionnaires et Marsouins Français qui étaient au « contact » avec la foule commencent à replier vers l’entrée de l’hôtel. D’autres soldats français stationnés dans le hall et les étages supérieurs se précipitent à l’entrée.

Un soldat français dira plus tard « ils ont eu l’impression qu’un tsunami allait fondre sur eux  » La mort est là…..

16h15 un des snipers français postés sur les étages supérieures du Complexe hôtelier ivoirien fait un carton sur un Patriote, sa tête explose net, le reste de la soldatesque comme dans un peloton d’exécution effectuent des tirs tendus sur les civils désarmés….. Ils tuent et blessent des dizaines de jeunes dont le seul crime est celui d’avoir voulu faire obstacle à une tentative de renverser le président de la Côte d’Ivoire.

Le 10 décembre 2004, le journal Français Libération rapportant le témoignage du Colonel ivoirien Guiai Bi Poin, qui accusait ouvertement les militaires français d’avoir tiré « directement sur la foule et sans aucune sommation » avait également ajouter les [soldats français] avoir vu décapiter un homme le 9 novembre devant l’hôtel Ivoire à Abidjan.

Immédiatement après leur forfaiture et comme tout bon lâche qui se respecte ou comme un chien galeux honteux de transporter sûr soit tout un essaim de mouche, tête baissée et la queue entre les jambes, l’occupant Français évacue la position sauf que…… dans la précipitation, ils oublient dans le hall de l’hôtel un ordinateur portable.

Son disque dur recèle une mine de renseignements confidentiels : le tableau du dispositif et de l’armement des rebelles, et des fiches très détaillées sur chacun des acteurs de la crise, chefs militaires ou politiques, conseillers, guides spirituels, etc. C’est un médecin ivoirien, venu soigner les blessés, qui a récupéré l’appareil et alerté la présidence ivoirienne.

Un vrai fiasco pour l’armée française et ses informateurs, démasqués par les fiches. Malheureusement, nous ne serons pas en mesure d’exploiter convenablement cette « mine » qui nous était tombé du ciel.

Pour empêcher les FANCI de reconstituer sa flotte aérienne, de rapatrier ses MIG-23 stationnés à Lomé au Togo et de mener à nouveau des opérations de grandes envergures, la France fera voter la mise sous embargo sur les armes à destination de la Côte d’Ivoire dès la mi-novembre 2004, qui sera renforcé par la suite par la résolution 1584 voté en avril 2005 enjoignant les forces françaises et onusiennes à contrôler les stocks d’armes des FANCI. On était désormais mains et poings liés.


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