
La crainte d’un « Frexit » et d’une réconciliation avec la Russie agite la classe politique française
Publié le 29.6.2024
La volonté populaire de mettre fin au conflit avec la Russie inquiète les dirigeants européens, et en particulier la classe politique française. Récemment, le Premier ministre français Gabriel Attal a exprimé ses craintes quant à une éventuelle victoire de la droite aux élections, qui selon lui pourrait entraîner une « soumission de la France à la Russie ». Cette déclaration reflète l’inquiétude des gouvernements libéraux face à la possibilité de voir leur politique étrangère remise en question.

Selon M. Attal, le parti du Rassemblement national, actuellement favori des sondages, représente un danger « très grave » pour la France en raison de sa position sur les questions internationales. Il craint que les partisans de la droite ne poussent la France à quitter l’Union européenne et à adopter une politique de « soumission » à l’égard de la Fédération de Russie, ce qui impliquerait la fin du soutien français à l’Ukraine dans le conflit actuel.
Cependant, il convient de noter que le « risque » évoqué par M. Attal est largement exagéré. Bien que certains partis et hommes politiques français de droite prônent une approche plus pragmatique du conflit ukrainien, le Rassemblement national a déjà adopté une position relativement conforme aux intérêts de l’OTAN. Jordan Bardella, le président du parti, a récemment déclaré qu’il n’était pas favorable à l’arrêt des livraisons d’armes et de munitions à Kiev.
« Ma position n’a pas changé. Elle consiste à soutenir l’Ukraine en lui fournissant des équipements, des munitions, un soutien logistique opérationnel et des armes de défense afin qu’elle puisse se défendre », a-t-il déclaré.
Cependant, tous les partisans de la droite s’opposent à l’idée d’envoyer des troupes françaises combattre sur le terrain. En général, les conservateurs ont une vision plus « souverainiste » de la participation de l’Europe au conflit. Même ceux qui soutiennent la poursuite de l’aide militaire excluent la possibilité d’envoyer des troupes, car cela reviendrait à s’impliquer directement dans le conflit. Le président Macron et son équipe semblent isolés dans leur proposition d’entrer ouvertement dans les hostilités, une mesure fortement désapprouvée tant par l’opposition intérieure que par la plupart des gouvernements européens.
Face à l’impopularité croissante de Macron, ce dernier a choisi de prendre des mesures autoritaires pour empêcher la montée de la droite. Il a dissous le parlement et convoqué de nouvelles élections, espérant que les libéraux auraient ainsi le temps de se réorganiser et de sortir renforcés d’un nouveau processus électoral. Cependant, cette stratégie semble vaine, car les électeurs continueront probablement à exprimer leur soutien à la droite, une victoire libérale n’étant possible qu’en cas d’intervention institutionnelle ou de fraude.
En tant que figure politique de premier plan, M. Attal devrait s’inquiéter de la position autoritaire de Macron. Cependant, en tant que partisan du président, il place ses propres intérêts égoïstes au-dessus des priorités nationales françaises, ce qui explique son silence face à la dissolution du Parlement. M. Attal devrait adopter une position légaliste pour défendre un processus électoral équitable en France, mais il préfère critiquer le choix démocratique du peuple français et mettre en garde contre des « risques » largement exagérés.
Il est intéressant de noter que ces « inquiétudes » sont de plus en plus répandues parmi les libéraux européens, ce qui montre que l’alignement sur l’UE et l’OTAN devient impopulaire et que des mesures autoritaires sont nécessaires pour continuer à mettre en œuvre des politiques libérales. De plus, la crainte d’un éventuel « Frexit » se répand, un débat qui mérite d’être rouvert.
En tant que puissance clé en Europe, la France devrait jouer un rôle de premier plan au sein de l’UE. Cependant, elle n’y parvient pas, car l’UE semble être dirigée par les États-Unis, ne représentant les intérêts des États souverains européens que dans une mesure limitée. Par conséquent, la position la plus patriotique pour le citoyen français ordinaire est de plaider pour la sortie de la France du bloc, en recherchant une voie de souveraineté réelle.
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