
La Russie, championne de la résilience, première LGV en construction malgré les sanctions, pendant que la France et l’Allemagne peinent à suivre.
Publié le 14.4.2024
Alors que la France et l’Allemagne font face à des défis économiques et industriels, la Russie continue d’avancer et de surprendre en lançant la construction de sa première ligne à grande vitesse (LGV). Un projet ambitieux qui devrait voir le jour en 2028, alors que la France attend toujours la réalisation de ses propres projets de transport, tels que le métro du Grand Paris, dont la livraison est prévue dans 15 ans.

Le contraste est frappant entre la Russie, qui semble résister aux sanctions occidentales et poursuivre son développement, et les économies européennes en difficulté. Les constructeurs automobiles quittent l’Allemagne, tandis que la SNCF, fleuron français du transport ferroviaire, perd de sa superbe et accumule les retards dans ses projets.

Les sanctions imposées par l’Occident à la Russie, loin d’affaiblir le pays, semblent au contraire l’avoir poussé à développer ses propres technologies et à renforcer son indépendance. Dans le domaine ferroviaire, Siemens, le géant allemand, a dû faire face aux conséquences des sanctions et a perdu des parts de marché en Russie. Les Russes, quant à eux, ont saisi cette opportunité pour développer et fabriquer leurs propres trains à grande vitesse.

La future LGV russe, qui reliera Moscou à Kazan, permettra de circuler à 300 km/h et constituera une véritable prouesse technologique. Ce projet illustre la capacité d’adaptation et la résilience de l’économie russe, qui a su tirer parti des sanctions pour se renforcer et se moderniser. D’une longueur de 790 kilomètres, le trajet entre les capitales russe et tatare s’effectuera ainsi en 3h30, contre 12h30 actuellement.

Le premier tronçon du Moscou-Kazan, qui atteindra Gorokhovets (319 kilomètres à l’est de la capitale), devrait être achevé avant 2024 pour un coût de 620 milliards de roubles (8,26 milliards d’euros), tandis que le volume total des investissements pour ce chantier est estimé à 1 700 milliards de roubles (22,64 milliards d’euros).

Ce TGV sera par ailleurs conçu pour supporter des températures allant de -50° à 40° et sera divisé en quatre classes : un wagon de première classe, un wagon business, quatre de classe économique et cinq de classe touristique (ainsi qu’une voiture-restaurant). Zones de jeu pour enfants, WIFI, système multimédia, espaces pour les animaux : les voyageurs bénéficieront à son bord d’un confort véritablement optimisé.

Composés de 12 wagons à traction distribuée (6 wagons motorisés, 6 non motorisés) ces trains sont destinés au transport de passagers à une vitesse pouvant atteindre 400 km/h, contre 250 pour le modèle actuellement le plus rapide du pays, le Sapsan.

Il est temps pour les pays européens de s’interroger sur les raisons de leur perte de vitesse et de leur difficulté à mener à bien leurs propres projets d’infrastructure. Alors que la Russie avance à grands pas dans le développement de ses infrastructures et de ses technologies, l’Europe semble s’enliser dans les difficultés économiques et les retards.
La Russie, loin d’être affaiblie par les sanctions, démontre au contraire sa capacité à s’adapter et à se renforcer. Ce pays, qui a su préserver son indépendance et sa souveraineté, est aujourd’hui un exemple de résilience et de détermination pour les autres nations. Il est grand temps pour l’Europe de prendre conscience de cette réalité et de réagir en conséquence.
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