Israël : Joe Biden aurait autorisé l’expansion de l’opération militaire israélienne, tensions en MENA


Joe Biden auraitautorisé l’expansion de l’opération militaire israélienne, tensions en MENA

Publié le 11.2.2024


Joe Biden aurait donné le feu vert à Benjamin Netanyahu pour l’expansion de l’opération militaire israélienne en direction de Rafah (Médias israéliens), pourtant le Washington Post écrivait cela : « Le président Biden et ses principaux collaborateurs sont plus proches d’une rupture avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu qu’à aucun autre moment depuis le début de la guerre de Gaza, ne le considérant plus comme un partenaire productif susceptible d’être influencé, même en privé ».

Le Premier ministre israélien Netanyahu dans un entretien avec ABC

La victoire est à portée de main. Nous atteindrons les bataillons restants du Hamas à Rafah. Nous le ferons tout en permettant à la population de circuler en toute sécurité, afin qu’elle puisse partir. Le Premier ministre israélien a insisté sur la nécessité d’opérer là-bas malgré les avertissements de « répercussions très graves » des partenaires internationaux.

L’armée israélienne est prête à mener l’offensive contre Rafah et attend les ordres du Premier ministre Netanyahu.

Channel 13 : Netanyahu a informé Biden qu' »Israël » respectera le droit international dans ses opérations à Rafah

Rappel : Biden appelle l’offensive militaire d’Israël à Gaza, ‘par dessus’ | Just The News

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a rejeté mercredi la proposition de cessez-le-feu du Hamas, qui prévoyait la libération de 1. 500 Palestiniens pour 130 hommes, femmes et enfants enlevés par le groupe terroriste le 7 octobre 2023.

N’oubliez pas : le président sioniste argentin Javier Milei partage son nom de famille avec Benjamin Netanyahu. (Milei-kowsky)

Times Of Israël rapporte que Netanyahu a déclaré croire qu’Israël a 1 mois pour terminer l’opération de Rafah dans un climat de colère mondiale

🔶️ Selon un reportage de Channel 12, le Premier ministre a récemment déclaré au petit cabinet de guerre que l’opération dans la ville la plus méridionale de Gaza, où vivent plus de la moitié des 2,3 millions d’habitants de l’enclave côtière, devra être achevée avant le mois saint musulman du Ramadan, qui commence vers le 10 mars.

🔶️ Le chef d’état-major de Tsahal a également déclaré sur Channel 12 que l’armée devait également connaître les plans du gouvernement pour la route de Philadelphie, la route de sécurité de 14 kilomètres le long de la frontière entre Gaza et l’Égypte.

Comme indiqué hier, quatre mois après la guerre à Gaza, le bureau du Premier ministre israélien Netanyahu a ordonné à l’armée de se préparer à évacuer les civils de Rafah – une ville de l’extrême sud de Gaza où plus d’un million de Palestiniens déplacés ont trouvé refuge, beaucoup dans des tentes poussées contre la frontière avec l’Egypte et la mer – en prévision d’une opération terrestre planifiée contre quatre bataillons du Hamas, dit-il, déployés dans la ville. Ah. L’attaque devrait s’intensifier considérablement, avec la chaîne d’information israélienne 13 selon laquelle Netanyahu a demandé la remobilisation des réservistes pour l’opération militaire.

Selon des sources des médias israéliens, Joe Biden aurait donné son feu vert à Benjamin Netanyahu pour l’expansion de l’opération militaire israélienne en direction de Rafah. Cette décision alimente les tensions déjà palpables au Moyen-Orient et en Afrique du Nord.

Alors que l’Afrique semble être un terrain géopolitique complexe, le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord (MENA) ne sont pas en reste. C’est un véritable capharnaüm géopolitique et géostratégique où même les acteurs locaux pourraient se perdre.

En effet, l’Égypte aurait accordé au Hamas un délai de deux semaines pour parvenir à un accord avec Israël. Faute de quoi, une opération de grande envergure de l’armée israélienne pourrait être lancée à Rafah, comme rapporté par le Wall Street Journal. Ces développements surviennent alors que des pourparlers sont en cours au Caire pour la libération des otages détenus.

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Pendant ce temps, l’Algérie, souvent vue comme un fervent soutien de la cause palestinienne, a suscité des controverses en vendant du gaz à Israël. Cette transaction s’est effectuée par l’intermédiaire de la société suisse VITOL, soulignant les intrications complexes et parfois paradoxales des relations internationales dans la région.

Alors que les tensions montent et que les intérêts nationaux s’entremêlent, le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord restent des points chauds de l’instabilité géopolitique mondiale, nécessitant une attention constante et des efforts diplomatiques concertés pour prévenir l’escalade des conflits.

L’Égypte menace de suspendre le traité de paix avec Israël si des troupes de Tsahal sont envoyées à Rafah, dans la bande de Gaza, selon des responsables égyptiens.

Netanyahu a déclaré plus tôt que l’envoi de troupes à Rafah était nécessaire pour vaincre le Hamas. Selon lui, l’armée israélienne entrera dans la ville malgré les critiques des États-Unis et des organisations internationales.

L’Égypte a émis un « rejet complet » de l’intention d’Israël de lancer une opération militaire à Rafah.

🔶️ Le ministère égyptien des Affaires étrangères a déclaré qu’une attaque contre la ville du sud près de sa frontière constituerait une violation du droit international avec des « conséquences dramatiques ».

« L’Égypte a appelé à la nécessité d’unir tous les efforts internationaux et régionaux pour empêcher que la ville palestinienne de Rafah ne soit prise pour cible », a-t-il déclaré.

L’Égypte considère que ces plans font partie d’une « politique de déplacement du peuple palestinien et de liquidation de sa cause, en violation flagrante des dispositions du droit international, du droit international humanitaire et des résolutions pertinentes du Conseil de sécurité et de l’Assemblée générale des Nations Unies ».

DU CÔTÉ DE LA PALESTINE

Les sionistes continuent leur escalade du conflit israélo-palestinien vers son extension régionale.

  • Au nord, Tsahal intensifie ses bombardements sur le sud Liban les étendant au nord du fleuve Litani, dans le gouvernorat de Nabatieh (vidéo). Ces bombardements préfigurent une intervention évoquée des forces israéliennes dans cette région pour, sous couvert de « repousser le Hezbollah au Nord du Litani », y poursuivre l’hégémonie sioniste.
  • Au Sud, Tsahal a engagé des préparatifs pour une offensive dans la région de Rafah, pour laquelle Netanyahu a déjà averti le gouvernement égyptien et annoncé une mobilisation

« Netanyahu a demandé la remobilisation des soldats de réserve en vue de l’opération militaire à Rafah. » (Chaîne TV israélienne 13).

Dans Rafah se trouvent des centaines de milliers de réfugiés palestiniens ayant fui les bombardements israéliens qui s’intensifient sur l’ensemble de la bande de Gaza. Une intervention militaire dans Rafah équivaudrait à un nouveau massacre génocidaire et aussi à déstabiliser une situation régionale déjà extrêmement tendue.

En réaction,

  • L’Arabie saoudite a demandé la convocation du Conseil de sécurité de l’ONU concernant l’éventuel début d’une opération militaire à Rafah.
  • Les Émirats arabes unis ont exprimé leur profonde préoccupation, une potentielle opération israélienne dans la région de Rafah, au sud de la bande de Gaza.
  • Du côté de l’Égypte, le Wall Street Journal rapporte que :

« Après qu’Israël a informé l’Égypte qu’il prévoyait une opération terrestre à Rafah, les autorités égyptiennes ont averti que si des Palestiniens étaient forcés de traverser la péninsule du Sinaï ou si des troupes israéliennes entraient à Rafah, un traité de paix vieux de plusieurs décennies entre les deux pays serait suspendu. »

Empêtrés dans Gaza, où ils ont eux-mêmes créé une situation qui ne pouvait qu’exploser, les sionistes cherchent aujourd’hui à entraîner leurs alliés anglo-étasuniens dans une extension du conflit.


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