
La Mort d’Henry Kissinger l’Héritage Satanique Controversé et le Questionnement sur les Fondements Américains
Publié le 2.12.2023
Henry Kissinger est mort. Une raclure d’après Jean-Michel Aphatie. Et il a bien raison, car il a été largement qualifié de criminel de guerre et a laissé des dommages durables dans le monde entier.
Au-delà de l’homme, ce sont les fondements impérialistes et racistes d’une nation qu’il faudrait critiquer. Car tous les dirigeants américains qui ont suivi jusqu’aujourd’hui sont aussi des criminels de guerre et les fidèles alliés du sionisme.
Un titre du magazine Rolling Stone disait : « Henry Kissinger, criminel de guerre aimé de la classe dirigeante américaine, meurt enfin. »

« La campagne de bombardements d’Henry Kissinger a probablement tué des centaines de milliers de Cambodgiens – et a ouvert la voie aux ravages des Khmers rouges », a écrit Sophal Ear, chercheur à l’Université d’État de l’Arizona qui étudie l’économie politique du Cambodge, sur The Conversation.
« Les bombes à sous-munitions larguées sur le Cambodge sous la surveillance de Kissinger continuent de détruire la vie de tout homme, femme ou enfant qui les croise », a écrit Sophal Ear.
Le chef du Centre de documentation indépendant du Cambodge, Youk Chhang, a qualifié l’héritage de Kissinger de « controversé ». Plus de la moitié de la population est née après l’éviction des Khmers rouges en 1979 et le départ de Kissinger du gouvernement, de sorte que les Cambodgiens ne sont pas très conscients de son bilan, a-t-il déclaré.
Kissinger a initié les négociations de Paris qui ont finalement fourni un moyen de sauver la face pour sortir les États-Unis d’une guerre coûteuse au Vietnam.
L’annonce du décès de Henry Kissinger a suscité des réactions variées, certaines allant jusqu’à le décrire comme une « raclure », selon les mots de Jean-Michel Aphatie. Nathalie Yamb, une figure engagée, soulève des questions plus larges au-delà de la personne de Kissinger, mettant en lumière les fondements impérialistes et racistes qu’elle estime être inhérents à la nation américaine.
Au cours de sa carrière, Henry Kissinger a été une figure centrale de la politique étrangère américaine du deep state (état profond), servant en tant que conseiller à la sécurité nationale et secrétaire d’État sous les présidents Richard Nixon et Gerald Ford. Cependant, son héritage est loin d’être unanime, et beaucoup l’accusent de crimes de guerre, en particulier liés à son rôle dans la guerre du Vietnam et aux opérations secrètes menées sous son mandat.
Nathalie Yamb souligne que la critique de Kissinger ne devrait pas se limiter à l’homme lui-même, mais s’étendre aux fondements impérialistes et racistes de la nation américaine qu’il a engendrée. Elle argue que tous les dirigeants américains qui ont suivi Kissinger jusqu’à aujourd’hui portent une responsabilité similaire en tant que criminels de guerre, et les présente comme des fidèles alliés du sionisme.
Cette perspective soulève des questions profondes sur la politique étrangère américaine et son impact à l’échelle mondiale. Les accusations de racisme et d’impérialisme font écho à des critiques historiques et contemporaines de la politique étrangère des États-Unis, mettant en lumière les contradictions entre les idéaux proclamés de liberté et de justice et les actions perçues comme impérialistes et discriminatoires.
Il est important de noter que ces opinions représentent un point de vue particulier, et que les débats sur la politique étrangère américaine sont souvent complexes et controversés. Certains peuvent soutenir que la critique de Kissinger et de ses successeurs est justifiée, tandis que d’autres pourraient défendre la diplomatie américaine comme nécessaire dans un contexte géopolitique complexe.
Quoi qu’il en soit, la mort de Henry Kissinger ravive les discussions sur le rôle de l’Amérique dans le monde et souligne la nécessité d’un examen critique de son héritage, à la fois en tant qu’individu et en tant que représentant d’une politique étrangère souvent noir et très contestée.
Géopolitique profonde rapporte aussi : Henry Kissinger est mort à l’âge de 100 ans !

« Les meilleurs partent en premier », nous dit l’adage.
Henry Kissinger est mort mercredi à l’âge de 100 ans.
Figure controversée de la diplomatie USA et secrétaire d’État sous Nixon et Ford, Kissinger était un acteur-clé de l’État profond américain.
Il a soutenu le coup d’État de 1973 au Chili, ainsi que l’invasion du Timor oriental en 1975 et la guerre du Vietnam.
Depuis les années 1970, il a initié le rapprochement avec Moscou et Pékin, en vue d’instaurer un nouvel ordre mondial stable et multipolaire.
En juillet dernier, Xi Jinping a ainsi salué un « diplomate de légende ».
De même, Poutine et Kissinger entretenaient une amitié de longue date depuis leur première rencontre en 1990.
Kissinger a notamment soutenu Poutine lors de l’invasion de la Géorgie en 2008, des élections controversées de 2012 et de l’annexion de la Crimée en 2014.
Poutine, lui, a plusieurs fois convoqué l’expertise de Kissinger, et lui a conféré le titre de professeur honoraire de l’Académie diplomatique de Russie en 2013.
Kissinger a été le professeur de Klaus Schwab à Harvard et plus tard, les financements de la CIA ont permis à ce dernier de créer le World Economic Forum.
Décidément, la géopolitique est souvent surprenante, non ?
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