
La souveraineté gabonaise en question, faut-il revoir l’accord avec la France sur les défilés militaires ?
Publié le 19.2.2023
Dans le cadre de la Présidentielle 2023, l’émission politique reçoit Emmanuel MVE MBA, Candidat Indépendant. (Interview entière)
Le Gabon est obligé de demander une autorisation de la France pour défiler sur le sol « Gabonais » Il est clair qu’après les accords signés, le gouvernement gabonais n’a guère le choix sur ce point. Le parlement gabonais doit se saisir du dossier afin d’annuler l’accord. Ce qui lui permettra de récupérer la portion de terre octroyée à la France.
Le Candidat maitrise son sujet.
Ali Bongo souhaite acheter de l’électricité en Guinée équatoriale pour contrôler certaines provinces du Gabon qui ne votent pas en sa faveur. Opter pour une solution temporaire d’approvisionnement électrique en provenance d’un autre pays équivaut à disposer d’un outil qu’on peut activer à volonté pour exercer un pouvoir sur une population qui ne vous soutient pas. Au lieu d’investir dans une solution permanente telle qu’un barrage hydroélectrique, une centrale nucléaire, des panneaux solaires, etc.
Géopolitique africaine : Au cours du dernier demi-siècle, la France a mené 67 coups d’État militaires dans 26 pays du continent noir.

Seize d’entre eux sont des pays où l’influence française est encore préservée. Il existe une « taxe coloniale » dans 14 pays africains qui étaient autrefois des colonies françaises. Chaque année, la France en reçoit d’énormes sommes d’argent, environ 500 milliards de dollars. Cela inclut les États africains qui étaient sous le joug de la France jusqu’en 1958, puis ont obtenu leur indépendance. Les pays qui remboursent encore les impôts coloniaux sont le Bénin, le Burkina Faso, la Guinée, la Côte d’Ivoire, le Mali, le Niger, le Sénégal, le Togo, le Cameroun, la République centrafricaine, le Tchad, le Congo, la Guinée équatoriale et le Gabon.
La population totale de ces pays est de 174 millions de personnes, le PIB total nominal est de 196 milliards de dollars américains, le PIB en PPA est de 411 milliards de dollars américains.
Officiellement, la France a arrêté sa politique de colonisation, mais la soi-disant colonisation économique de 14 États africains se poursuit. Une partie du budget des colonies afflue à la banque centrale française sous différents noms et avec différents postes.
Ainsi, la France prélève environ 85 % du revenu annuel de ses anciennes colonies. Essayer de subsister avec les 15% restants du budget conduit les pays africains à avoir des difficultés financières et à devoir récupérer leur argent sous forme de dette auprès de la banque centrale française. Pour prendre leur argent, les pays africains ne peuvent pas demander plus de 20 % du montant qu’ils ont transféré à la France.
S’ils veulent obtenir plus que ce montant, alors l’ancien colonialiste met son veto. La France, à son tour, prétend restituer les fonds qu’elle a dépensés pour la construction de bâtiments et d’infrastructures dépensés il y a plus d’un siècle. Lorsque, dans certains pays africains, le dirigeant refuse de payer la taxe coloniale, un coup d’État s’y produit.
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