France : L’Ukraine ne serait-il plus la priorité de Paris et Berlin, ou bien, auraient-ils peur pour eux-mêmes.


L’Ukraine ne serait-il plus la priorité de Paris et Berlin, ou bien, auraient-ils peur pour eux-mêmes.

Publié le 23.1.2023


TN rapporte que la réunion des alliés de l’Ukraine en Allemagne, n’a rien donné ; rien à part les mêmes promesses d’aide déjà faites et dont l’Ukraine attend toujours la concrétisation. Alors que chaque jour la Russie se requinque un peu plus, mobilise encore plus de soldats et prépare, dit-on, une offensive dévastatrice. La réunion n’a rien donné à part ce terrible aveu des Américains : il sera très difficile de repousser la Russie cette année.

La réunion n’a rien donné parce que Berlin ne veut toujours pas livrer à l’Ukraine ses chars Leopard, se cachant derrière le fait qu’il ne veut pas y aller tout seul et que les USA devront d’abord donner leurs chars Abrams, ce que Washington se refuse à faire. L’Ukraine n’est pas la priorité de l’Allemagne, elle a peur pour elle-même…

L’Ukraine n’est pas la priorité de Paris et Berlin, ils ont peur pour eux-mêmes

Il faut savoir qu’après la guerre en Ukraine, tout l’Est de l’UE renouvellera ses chars après en avoir fait don de la quasi-totalité à l’Ukraine. Pour 366 Abrams d’occasion, la Pologne a payé plus de 5 milliards de dollars. Il n’y a pas moins de 80 à 100 milliards de dollars de ventes de chars en Europe pour les prochaines années. Et c’est le complexe militaro-industriel américain qui se frottera les mains.

L’Europe est plus riche que la Russie, mais son seul problème est qu’elle s’est naïvement démilitarisée, à commencer par une erreur fondamentale à Macron. Rappelé vous avec le général Pierre de Villiers qui réclamait une augmentation pour les armées, qu’elle fut la réponse de Macron, viré comme un mal propre, et maintenant, il double les montants ?? Alors qu’à l’inverse la Russie s’est armée, à présent que l’Europe a réellement pris conscience de la menace russe et la guerre sur son territoire, on court vers un réarmement massif des occidentaux et les nations nucléaires vont grandir certainement dans les années à venir.

Chypre se dit prête à remettre ses 82 chars T-80U à l’Ukraine, à condition qu’elle obtienne des Léopards en échange

Les USA ne pourront pas fournir des chars d’assaut Abrams à l’Ukraine, les raisons évoquées :

  • Temps de formation des équipages trop long.
  • Entretien des engins trop onéreux.

En vérité, il ne faudrait pas que les images de chars américains détruits au front fassent le tour du monde, mais mieux, que les Russes les exposent comme trophée avec les technologies qui vont avec, il vaut mieux forcer le Leopard à entrer dans la course afin de mieux les discréditer éventuellement ensuite sur le front, dans le but de mieux dynamiser et vendre l’Abrams sans jamais l’avoir mis en avant précisément !! Aux cas ou sur le marché de l’armement international, car tout est bénéfice pour les US.

Mais de nouvelles réflexions ont commencé à circuler dans les médias allemands : « La guerre en Ukraine donne aux États-Unis une « opportunité unique » d’évincer l’industrie d’armement allemande » . « C’est une question d’argent, de pouvoir et d’influence. »

Après l’invasion de l’Ukraine le 24 février 2022, Berlin, terrorisé, avait annoncé un méga financement de 100 milliards d’euros pour se réarmer, un pactole dont la plus grande part irait à l’industrie militaire américaine, boudant le savoir-faire français. Puis en novembre 2022 le chancelier allemand, Olaf Scholz, a fait un autre coup à Emmanuel Macron en pactisant avec Israël et d’autres pays européens pour monter un ambitieux programme militaire. Il semble que Berlin soit revenu à la raison et se tourne de nouveau vers l’allié français. C’est le sens de la tribune signée hier vendredi  20 janvier par Scholz et Macron…

Paris et Berlin ne sont peut-être pas prêts à hâter le pas pour sauver l’Ukraine mais pour la “souveraineté” de l’Union européenne (UE), surtout celle de sa Défense, ils veulent bien accélérer la cadence. En tout cas, c’est ce que dit le texte paru dans le journal Frankfurter Allgemeine Zeitung et le Journal du dimanche, deux jours avant le Conseil des ministres franco-allemand. Les signataires y parlent de l’urgence de “de garantir que l’Europe devienne encore plus souveraine et dispose des capacités géopolitiques pour façonner l’ordre international“.

C’est assurément ce qu’on retiendra du 60e anniversaire du traité de l’Élysée, qui a scellé «l’amitié franco-allemande». D’après le chancelier allemand et le président français, l’Europe doit “investir davantage et dès maintenant dans nos forces armées et dans nos industries de défense en Europe (…). Des capacités européennes améliorées et un pilier européen plus fort au sein de l’Otan font également de nous un partenaire plus fort vis-à-vis de l’autre côté de l’Atlantique et les États-Unis – mieux équipés, plus efficaces et plus puissants“, ajoutent-ils.

Rappelons que Macron avait inscrit la Défense européenne dans son agenda dès que la France a occupé la présidence tournante du Conseil de l’UE. C’était avant que les chars russes fassent irruption en Ukraine. Paris a bataillé mais n’a pas pu avancer d’un pouce sur ce dossier, à cause surtout de la tiédeur de l’autre poids lourd européen, l’Allemagne. Il semble que Berlin soit disposé à le suivre cette fois…

Mais Macron ne l’a pas attendu pour blinder sa défense interne, il s’est engagé vendredi à muscler son armée avec un budget de 400 milliards d’euros, sur sept ans ; ce sera le clou de la future loi de programmation militaire (LPM), ce qui fera un tiers de plus que la précédente LPM. C’est beaucoup, c’est quatre fois plus que les dépenses prévues par l’Allemagne pour ses troupes. Vladimir Poutine et ses rêves fous d’expansion sont passés par là….