France : À Narbonne, la justice accorde la garde d’un enfant à son père mis en examen pour inceste.


À Narbonne, la justice accorde la garde d’un enfant à son père mis en examen pour inceste.

Publié le 19.1.2023


Le 4 juillet 2022, à l’issue d’une enquête menée par un juge d’instruction, Gilles Belzons, ex-rugbyman professionnel et ex-président du Racing Club narbonnais (Aude), est mis en examen pour « agressions sexuelles incestueuses » sur son fils L., 8 ans. Comme le révélait France Bleu, le magistrat estime alors que « des indices graves ou concordants » pèsent sur ce dernier, qui est présumé innocent. Rapporte Médiapart

Marie Claire rapporte : Dans l’Aude, un père mis en examen pour agression sexuelle incestueuse sur son enfant obtient sa garde.

Un juge de l’Aude a accordé un droit de visite et d’hébergement au père d’un enfant. Pourtant, ce dernier accuse ce parent de violences sexuelles. La mère, qui a déposé plainte pour son fils, ne peut le voir aujourd’hui que sous la surveillance de l’aide sociale à l’enfance.

La journaliste Sarah Brethes a mené l’enquête pour Mediapart.

Dans un article publié le 17 janvier 2023, le site d’investigation révèle qu’un juge de l’Aude a accordé en appel, le 22 décembre 2022, un droit de visite et d’hébergement (un week-end sur deux et pendant les vacances scolaires) au père d’un garçon de 8 ans, mis en examen le 4 juillet dernier pour « agressions sexuelles incestueuses » sur l’enfant.

Quant à la mère, elle a aujourd’hui le droit de voir son fils deux heures toutes les deux semaines, dans un lieu neutre et sous la surveillance de l’aide sociale à l’enfance, détaille Mediapart, qui retrace précisément et chronologiquement les rebondissements de cette affaire.

Gilles Belzons en conférence de presse, le 7 mars 2022 © Radio France – Elisabeth Badinier

« Viol et agression sexuelle incestueuse »

En octobre 2020, cette femme a porté plainte pour viol et agression sexuelle incestueuse à la suite – d’après son témoignage – de révélations de son fils dont elle a alors la garde.

Au cours de l’enquête préliminaire ouverte par le parquet de Narbonne (Aude), le garçon soutient ses déclarations et l’expertise psychologique ne constate « pas d’élément permettant de douter de la crédibilité de l’enfant ».

L’enquête est classée sans suite par le parquet pour « infraction insuffisamment caractérisée » le 12 janvier 2021.

À l’été 2021, alors qu’un juge aux affaires familiales a tranché pour une résidence alternée pour l’enfant, la mère dépose une nouvelle plainte avec constitution de partie civile. Une information judiciaire est ouverte.

Le garçon est placé en famille d’accueil pour le protéger des conflits entre ses deux parents.

Suspicion à l’encontre de la mère, garde pour le père

Un an plus tard, à l’été 2022, la juge aux affaires familiales suspecte la mère de manipuler l’enfant.