Iran : En Ukraine, Zelensky dit lutter « contre l’axe Russie-Iran », et en Russie « les relations économiques avec l’Iran se développent rapidement ».


En Ukraine, Zelensky dit lutter « contre l’axe Russie-Iran », et en Russie « les relations économiques avec l’Iran se développent rapidement ».

Publié le 1.11.2022


En Ukraine, Zelensky : « Nous luttons désormais contre l’axe Russie-Iran et j’espère qu’Israël nous aidera »

Dans une interview accordée à la télévision israélienne lundi soir 31 octobre, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a révélé qu’il avait sollicité Washington pour faire pression sur ‘Israël’ afin d’obtenir une aide militaire de la part de l’entité sioniste.

Il a confié qu’Israël avait récemment accepté de fournir les systèmes radio demandés, mais qu’il restait fermé sur la question du Dôme de fer.

En dépit des démentis de la Russie et l’Iran, il a suggéré que l’utilisation récente par la Russie d’armes iraniennes pourrait être le facteur déclencheur dont ‘Israël’ a besoin pour s’impliquer davantage.

« Nous luttons désormais contre l’axe Russie-Iran, et j’espère qu’Israël réagira à cette nouvelle donne en nous aidant », a-t-il dit.

La première requête adressée à Israël au début de la guerre, fin février, concernait la fourniture de systèmes radio. L’Ukraine avait ensuite réclamé des systèmes de défense aérienne tels que le Dôme de fer, puis récemment des drones israéliens sous prétexte de contrer ceux fournis par l’Iran à la Russie.

Et dans la foulée, en Russie, les relations économiques avec l’Iran se développent rapidement.

Iran: Sanctions contre des personnalités et institutions américaines pour soutien au terrorisme

Le Comité intergouvernemental de coopération commerciale et économique a affirmé que « le niveau de coopération entre l’Iran et la Russie se renforce de jour en jour et a atteint un nouveau niveau qualitatif ».

Le vice-Premier ministre russe Alexander Novak a annoncé ce mardi, que « la coopération commerciale et économique entre la Russie et l’Iran se renforce régulièrement, malgré les sanctions occidentales imposées aux deux pays ».

« Les relations entre nos deux pays se développent rapidement et un rythme acceleré de dialogue politique est maintenu à différents niveaux », a déclaré Novak lors de la réunion du Comité intergouvernemental de coopération commerciale et économique, ajoutant que « la coopération commerciale continue de croître régulièrement ».

Selon Novak, « les travaux du comité intergouvernemental conjointe ont atteint un nouveau niveau qualitatif, et un dialogue continu a été organisé entre les différents départements gouvernementaux », notant que « des représentants des milieux d’affaires russes et iraniens se sont rencontrés à la veille de la 16e session de la commission gouvernementale conjointe ».

Le vice-Premier ministre du gouvernement russe a souligné que « l’action conjointe russo-iranienne enregistre des résultats tangibles, malgré les sanctions étrangères contre les deux pays ».

Pour sa part, le ministre iranien du Pétrole, Javad Oji, a annoncé ce Mardi que « les relations russo-iraniennes se renforcent plus que jamais ».

Oji a déclaré : « Le niveau de coopération entre l’Iran et la Russie se renforce de jour en jour, en particulier dans le domaine économique ».

Oji a souligné que « les relations entre l’Iran et la Russie n’ont jamais été aussi étroites qu’elles le sont de nos jours ».

Concernant les sanctions imposées à la Russie, Ogi a déclaré : « En nous appuyant sur les capacités dont disposent les deux pays, je suis sûr que nous pouvons contourner les sanctions ».

La réunion de la 16e session du Comité permanent intergouvernemental russo-iranien pour la coopération commerciale et économique se tiendra à Grozny, la capitale fédérale russe de la Tchétchénie, sous la présidence de Novak et Oji.

Plus tôt ce mois-ci, le vice-ministre iranien du Pétrole, Ahmad Assadzadeh, a déclaré que « l’Iran s’attend à conclure plusieurs accords avec la Russie dans le secteur pétrolier et gazier d’ici 6 mois, et espère une plus grande solidarité entre Téhéran et Moscou dans le domaine des ressources énergétiques ».

À son tour, le vice-Premier ministre russe Alexander Novak a déclaré qu’il était prêt de « signer un accord avec l’Iran sur l’échange de pétrole et de gaz d’ici la fin de cette année ».

Le ministère iranien des Affaires étrangères a imposé a imposé des sanctions à 10 personnes et 4 institutions américaines, accusées d’ingérence dans les affaires intérieures de Téhéran et « d’incitation aux actes terroristes et à la violence » lors des récents événements dans le pays.

Le ministère iranien des Affaires étrangères a annoncé, dans un communiqué, « imposer des sanctions à 4 institutions et 10 personnalités américaines accusées d’incitation à des actes terroristes, qui ont provoqué les récentes émeutes dans le pays ».

Les sanctions visaient le commandant des opérations américaines au Moyen-Orient, Michael Corella et son assistant, ainsi que la Central Intelligence Agency (CIA) américaine.

Le ministère iranien des Affaires étrangères a déclaré que « les sanctions contre la CIA sont causées par les activités de l’agence contre les droits de l’homme et son ingérence dans les affaires intérieures de l’Iran ».

Le ministère iranien des Affaires étrangères les a accusés de « commettre des violations contre les droits de l’homme, de s’ingérer dans les affaires intérieures de l’Iran, de promouvoir la violence et le chaos, d’inciter et d’encourager les actes terroristes et de s’opposer aux efforts de l’Iran dans la lutte contre le terrorisme ».

Le ministère iranien des Affaires étrangères a déclaré que « Téhéran a l’intention d’imposer une interdiction aux individus et institutions américains et canadiens en réponse à la nouvelle interdiction américaine et canadienne sur le pays ».

Il y a quelques jours, le ministère iranien des Affaires étrangères a déclaré que « la folie des sanctions US contre l’Iran s’était transformée en un virus ».

Le ministère iranien des Affaires étrangères a précédemment annoncé qu’il avait « décidé d’imposer des sanctions à un certain nombre d’acteurs et à certaines institutions et organisations qui soutiennent le chaos et déstabilisent la sécurité en Iran ».

Le 26 octobre, l’Iran a annoncé l’imposition de sanctions à 8 institutions et 12 individus de l’Union européenne, pour « soutien au terrorisme et à la violence » sur son sol.

Téhéran avait également imposé des sanctions à 13 personnes et 7 institutions britanniques, dont Iran International Network et la BBC en langue persane, suite à « des crimes d’incitation à l’assassinat, des actes de violence et d’extrémisme dans le pays, au cours des dernières semaines » selon un communiqué du ministre des Affaires étrangères iranien, Hossein Amir Abdollahian.