France : Lio regrette aujourd’hui d’avoir chanté le tube qui l’a révélée à l’âge de 16 ans, « Banana Split ». La chanteuse s’en explique.


Lio regrette aujourd’hui d’avoir chanté le tube qui l’a révélée à l’âge de 16 ans, « Banana Split ». La chanteuse s’en explique.

Et si la chanteuse Lio se mettait à balancer sur le « showbizzzzzzzzzzz », les réseaux pédo Français qui en découleront, et sur les satanistes aux complets, ah la liste est trop longue, pas grave, on a le temps…

Publié le 21.10.2022


TerraFemina rapporte que Lio regrette aujourd’hui d’avoir chanté le tube qui l’a révélée à l’âge de 16 ans, « Banana Split ». La chanteuse s’en explique.

« J’ai ouvert la porte aux pédocriminels ». C’est cette phrase très forte qu’a employée Lio dans le livre Toutes pour la musique de Chloé Thibaud, attendu en librairies le 20 octobre prochain. Ces mots-là, Lio en fait usage afin de désigner le premier tube de sa carrière alors qu’elle n’avait que 16 ans : Banana Split. Un hit qu’elle regrette.

« J’ai apporté de l’eau au moulin des pédocriminels. Contrairement à France Gall, je savais ce que voulait dire Banana Split quand je l’ai chantée ». S’exprimant ainsi, Lio fait référence à l’un des tubes de la célèbre et regrettée chanteuse, « Les sucettes », balade à double sens écrite par Serge Gainsbourg (« Annie aime les sucettes, les sucettes à l’anis / Lorsque le sucre d’orge parfumé à l’anis coule dans la gorge d’Annie, elle est au paradis »).

De la même façon, les paroles de Banana Split sont très suggestives. « C’est le dessert que sert l’abominable homme des neiges / A l’abominable enfant teenage / Un amour de dessert », y entend-t-on notamment.

« Je comprends désormais que je ne le savais pas tant que ça [ce que je chantais, ndlr]. Je sais que j’ai totalement ouvert la porte aux pédocriminels. Je m’en aperçois aujourd’hui », s’attriste encore la chanteuse de 60 ans, se pensant « complice de ce traitement infâme pour les jeunes femmes et les jeunes filles », comme le relate encore Le Parisien.

Une prise de conscience d’autant plus sévère que Lio se sent particulièrement concernée par la situation. La chanteuse est déjà revenue auprès des médias sur les violences sexuelles dont elle fut victime elle-même, encore enfant.

« J’ai été violée digitalement. Tranquillement, pendant que mes parents conduisaient, à côté de ma petite sœur Hélène, qui avait 3 ans. Jamais personne n’a nommé ça un viol », s’était-elle exprimée à ce sujet. « Et moi, je me suis rendue compte il y a deux ans que j’ai été violée. J’ai mis ce mot de ‘viol’ là-dessus finalement. Et depuis rien ne va. On se débrouille parce qu’on n’est pas reconnue, pas accueillie. On est maltraitée même quand on vient porter plainte et que rien ne bouge », avait poursuivi l’artiste.

C’est pour que les choses bougent que Lio a choisi de parler. Cette indignation face au double sens de paroles mis dans la bouche d’une jeune fille, et écrites par un homme, on la retrouvait également chez France Gall adulte.

À propos des Sucettes, celle-ci déclarait, avec émoi : « Je n’en comprenais pas le double sens et je peux vous certifier qu’à l’époque, personne ne comprenait le double sens. Quand j’ai appris qu’il y avait tout un truc là-dessus… c’était horrible. Ça a changé mon rapport aux garçons. Ça m’a humiliée, en fait ».