Russie : En Ukraine, la Russie cherche à « prévenir la troisième guerre mondiale », selon Medvedev.


En Ukraine, la Russie cherche à « prévenir la troisième guerre mondiale », selon Medvedev.

Publié le 28.8.2022


« Le premier ange sonna de la trompette » : dans un entretien accordé à la chaîne LCI, le vice-président du Conseil de sécurité de Russie Dmitri Medvedev a évoqué le spectre de la troisième Guerre mondiale tout en assurant que son pays cherchait à l’empêcher.

« Même l’opération militaire spéciale en Ukraine est menée pour que la troisième guerre mondiale n’ait pas lieu », a déclaré l’ex-président russe.

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« Les intérêts vitaux de la Russie sont déjà menacés. Et c’est pourquoi une opération militaire spéciale est menée pour protéger le Donbass, démilitariser les forces armées ukrainiennes et mener des mesures de dénazification. S’il n’y avait pas de menace pour les intérêts de notre pays, alors une telle opération n’aurait pas été menée maintenant » a-t-il déclaré dans l’émission de Darius Rochebain de la chaîne de télévision française LCI.

Selon lui, la Russie aurait pu achever son opération en Ukraine plus vite si elle avait choisi « un scénario dur », qui aurait entraîné « la destruction totale des infrastructures et des organes de pouvoir ».

Pas de négociations avec Zelensky ?

Dmitri Medvedev a souligné que l’éventuel refus de Kiev d’adhérer à l’Otan ne serait pas désormais suffisant pour Moscou, qui a besoin de « garanties » de paix. Il a également écarté la possibilité de négocier avec le Président ukrainien Volodymyr Zelensky : « Est-ce que Zelensky nous inspire la confiance nécessaire ? Certainement non. Il s’agit d’un homme inexpérimenté et dépendant envers les autres pays », a déclaré M.Medvedev.

Selon lui, les Français « n’auraient pas voulu » un chef d’État qui n’est pas une figure vraiment indépendante, ce qui est le cas, pour M. Medvedev, avec M. Zelensky.

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Medvedev a expliqué le changement de ses opinions libérales

Le vice-président du Conseil de sécurité, Dmitri Medvedev, a expliqué le changement de ses opinions libérales par le cours russophobe que les partenaires de la Russie ont commencé à suivre.

« Quant à mes sentiments, ils ont certainement changé, c’est vrai » a déclaré Medvedev dans une interview avec Darius Roshbain de la chaîne de télévision française LCI, répondant à une question sur le moment où il est devenu l’un des faucons les plus durs.

« Et ce n’est pas dû au fait que je renaisse d’une manière ou d’une autre, mais au cours que nos partenaires ont commencé à suivre. Je ne peux pas appeler ce cours autrement que russophobe. Un changement de rhétorique est également lié à cela, il n’y a rien de surprenant à cela » a-t-il déclaré.

Le temps de l’humiliation et du dédain est terminé ! Le bloc occidental semble ne pas l’avoir encore compris. Ou que trop et trop brutalement actuellement. Cfr la question énergétique.

Macron, un bon diagnosticien

L’ex-dirigeant russe a d’ailleurs qualifié le Président français Emmanuel Macron de « bon médecin », évoquant son « diagnostic » concernant la situation au sein de l’Alliance atlantique d’il y a deux ans.

« Le Président Macron a dit que l’Otan était en état de mort cérébrale. Il est un bon médecin, car il est difficile de dire autrement », a indiqué M.Medvedev.

Il a tenu à souligner que la Russie n’avait jamais eu recours aux armes nucléaires tactiques ni aux armes à uranium appauvri, « contrairement aux pays membres de l’Otan ».

Le vice-chef du Conseil de sécurité russe a également nommé les raisons pour lesquelles son pays pourrait utiliser ses armes nucléaires, dont les tirs de missiles nucléaires ennemis, une attaque contre une infrastructure sensible impliquée dans le contrôle des armes nucléaires ou bien « d’autres actions qui menacent l’existence même de l’État russe ».

Source : Avec Sputnik

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