USA : L’archevêque explique pourquoi il a interdit à la « catholique » Nancy Pelosi de recevoir la communion.


L’archevêque explique pourquoi il a interdit à la « catholique » Nancy Pelosi de recevoir la communion.

Publié le 23.5.2022


L’archevêque de San Francisco a interdit à la présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, de recevoir la communion après qu’elle se soit obstinée à défendre un « péché manifestement grave ». Vendredi, l’archevêque Salvatore Cordileone a révélé les raisons pour lesquelles il a longuement réfléchi à la mise en place de cette interdiction pour Pelosi.

Pendant des années, Pelosi s’est battue en faveur de l’avortement. Après la fuite de la SCOTUS dans l’affaire Roe v Wade, la présidente de la Chambre des représentants a intensifié son combat pour la codification de Roe v Wade.

Mgr Cordileone, 65 ans, a déjà exprimé sa déception à l’égard des catholiques profanes qui nient les enseignements clés de l’Église et a promis de prendre des mesures. Vendredi, l’archevêque a tenu sa promesse et a officiellement interdit à la « catholique » Pelosi de recevoir la communion dans son diocèse d’origine.

Archevêque de San Francisco, Salvatore Cordileone

Après avoir rendu une décision officielle sur son diocèse, Cordileone a tweeté,

« Après de nombreuses tentatives pour parler avec la présidente de la Chambre des représentants Pelosi afin de l’aider à comprendre le mal grave qu’elle commet, le scandale qu’elle provoque, et (sic) le danger pour sa propre âme qu’elle risque, j’ai déterminé qu’elle ne doit pas être admise à la Sainte Communion. »

Dans la déclaration officielle de l’archevêque sur sa décision, il a déclaré,

« [Le pape François] décrie ce qu’il appelle de manière évocatrice la « culture du jetable ». Il ne peut y avoir d’exemple plus extrême de cette dépravation culturelle que lorsque des attaques directes contre la vie humaine sont inscrites dans la loi d’une nation, célébrées par la société, et même payées par le gouvernement. C’est pourquoi le pape François, autant que tout autre pape de mémoire d’homme, a affirmé de manière répétée et éclatante l’enseignement clair et constant de l’Église selon lequel l’avortement est un grave mal moral. »

« En tant qu’archevêque de San Francisco, je suis tenu d’être ‘soucieux de tous les fidèles chrétiens confiés à [mes] soins’ (Code de droit canonique, can. 383, §1). Ce devoir très sérieux peut parfois devenir désagréable, surtout lorsque des catholiques dans la vie publique promeuvent explicitement des pratiques qui impliquent la prise directe d’une vie humaine innocente, ce que fait l’avortement. »

Cordileone exprime la lutte qu’il a endurée sur cette décision concernant Pelosi, détaillant qu’il a fait des « efforts sincères et diligents de dialogue et de persuasion » avec elle avant de prendre une décision finale.

L’archevêque cite également une lettre du pape Benoît XVI aux évêques américains concernant la Sainte Communion et les politiciens catholiques qui « coopèrent aux graves maux de l’avortement et de l’euthanasie ». Le pape Benoît XVI explique que, face à une telle situation, le pasteur doit rencontrer la personne qui fait campagne pour l’avortement permissif et l’informer « qu’elle ne doit pas se présenter à la Sainte Communion tant qu’elle ne met pas fin à la situation objective de péché. »

« Malheureusement, la position de la présidente de la Chambre des représentants Pelosi sur l’avortement n’a fait que devenir plus extrême au fil des ans, en particulier au cours des derniers mois », a écrit Cordileone.

« Après de nombreuses tentatives pour lui parler afin de l’aider à comprendre le grave mal qu’elle commet, le scandale qu’elle provoque et le danger pour sa propre âme qu’elle risque, j’ai déterminé que le moment est venu où je dois faire une déclaration publique selon laquelle elle ne sera pas admise à la Sainte Communion à moins et jusqu’à ce qu’elle répudie publiquement son soutien au ‘droit’ à l’avortement et qu’elle se confesse et reçoive l’absolution. »