Sri Lanka : Démission du gouvernement alors que les manifestations se poursuivent, tous les ministres et le directeur de la banque centrale ont démissionné.


Démission du gouvernement alors que les manifestations se poursuivent, tous les ministres et le directeur de la banque centrale ont démissionné.

Publié le 4.4.2022


Le gouvernement démissionne en bloc après l’échec du couvre-feu, les réseaux sociaux étaient bloqués dimanche au Sri Lanka, où le gouvernement tente d’enrayer l’escalade des manifestations contre le président sur fond de grave crise économique, « L’inflation alimentaire a atteint 30,2% en mars. La dépréciation de 40% de la monnaie par rapport au dollar américain en un mois… »

Les 26 ministres du gouvernement du Sri Lanka ont présenté dimanche soir leur démission au président et au Premier ministre.

Le pays est le théâtre de manifestations contre le pouvoir et la vie chère, qui ont persisté ce week-end malgré l’imposition d’un couvre-feu et le blocage des réseaux sociaux.

Des manifestations contre le Président éclatent dans tout le Sri Lanka qui fait face à une grave crise économique avec des pénuries de carburant, nourriture, médicaments et coupures d’électricité. Tous les ministres et le directeur de la banque centrale ont démissionné.

Les 26 ministres, à l’exception du président Gotabaya Rajapaksa et de son frère aîné, le Premier ministre Mahinda Rajapaksa, ont démissionné.

La nouvelle a été annoncée pour la première fois lors d’une réunion qui s’est tenue tard dans la nuit du 3 avril, le ministre de l’éducation, Dinesh Gunawardena, a déclaré aux journalistes.

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Au Sri Lanka, tout le gouvernement – à l’exception du président et de son frère le Premier ministre – a démissionné, alors que se poursuivent les manifestations contre la gestion par le gouvernement de la pire crise économique dans le pays depuis plusieurs décennies.

Le ministre de l’Éducation a déclaré que 26 ministres avaient remis leur lettre de démission dimanche, laissant ainsi libre le président Gotabaya Rajapaksa de nommer un nouveau gouvernement. Le pays est actuellement sous un état d’urgence imposé après des troubles autour de pénuries de carburant ainsi que d’autres produits. Un couvre-feu a été décrété dans tout le pays pendant 36 heures jusqu’à ce matin.

Toutefois, des manifestants ont enfreint ce couvre-feu dans plusieurs villes pour manifester dans la rue. Ils demandaient l’annulation de l’état d’urgence et dénonçaient la censure sur les médias sociaux. Le pays est à présent en prise avec une crise des devises étrangères, ce qui a créé d’importantes pénuries de produits de première nécessité, des coupures de courant et de fortes hausses des prix.

Un policier s’est joint à une manifestation à Colombo au Sri Lanka sous les applaudissements de la foule. (Daily Mirror)

Un face-à-face tendu a opposé le 3 avril au Sri Lanka l’armée à des manifestants protestant contre la crise économique sans précédent dans le pays, après un blocage des réseaux sociaux qui a échoué à empêcher les rassemblements contre le pouvoir.

Les manifestations dans ce pays d’Asie du sud-est sont provoquées par de graves pénuries de biens essentiels, une forte hausse des prix et de longues coupures de courant. Le président Gotabaya Rajapaksa a imposé l’état d’urgence le 1er avril, au lendemain de la tentative de la foule de prendre d’assaut sa résidence dans la capitale Colombo, et un couvre-feu a été imposé dans tout le pays jusqu’au 4 avril au matin.

Des manifestations contre la crise économique et la détérioration des conditions de vie ont lieu dans plusieurs villes du Sri Lanka malgré le couvre-feu de 36 heures imposé par les autorités. L’État d’urgence a été déclaré et l’accès aux réseaux sociaux a été coupé dans tout le pays pour tenter de contenir les manifestations.