Europe : Conflit d’intérêts entre Ursula von der Leyen et McKinsey.


Conflit d’intérêts entre Ursula von der Leyen et McKinsey.

Von Dern Leyen, Macron, Trudeau ont tous fait appel au cabinet McKinsey.

Amit Paley, PDG et directeur exécutif de The Trevor Project, dans une récente interview accordée à Forbes McKinsey a déclaré :

McKinsey « a fait énormément pour les personnes LGBTQ, notamment pour les jeunes, et pour The Trevor Project en particulier ». « Ils ont eu très tôt des politiques de soutien pour leurs employés qui sont homosexuels, et pour un groupe d’employés LGBTQ, ils participent à la chirurgie d’affirmation du genre pour les employés transgenre. Dominic Barton a joué un rôle essentiel dans la promotion de ces politiques et à la création d’une culture qui soutient la communauté LGBTQ chez McKinsey. » McLinsey

Publié le 15.2.2022


Scandale : un rapport d’enquête cible d’Ursula von der Leyen qui a dépensé des millions d’euros au ministère de la défense qu’elle dirigeait avant de partir pour Bruxelles.
« Il y en a pour près de 100 millions »

Le rapport dit qu’elle a passé des contrats de consulting avec une filiale de McKInsey.

« il n’y a plus guère de doute sur la raison véritable qui a poussé Ursula Von der Leyen à fuir à Bruxelles »

Elle a donné les « clés » de la Défense Allemande, avec l’aide des lobbyistes, aux grandes entreprises du secteur de l’armement.

Ursula von der Leyen a été promue juste à temps… L’Europe semble satisfaite de l’élection d’Ursula von der Leyen à la tête de la Commission Européenne. Peu étonnant, quasiment personne ne la connaissait avant. Sauf en Allemagne.

(KL) – Heureusement pour Ursula von der Leyen qu’on a trouvé une place au soleil pour elle en tant que ministre de la Défense allemande, elle aurait probablement dû démissionner ces jours-ci. Le scandale autour des entreprises de conseil qu’elle avait fait intervenir au ministère de la Défense fait actuellement l’objet d’une commission d’enquête au Bundestag allemand et les choses qu’on y apprend ne font pas apparaître l’ancienne ministre sous un bon jour. Mais bon, plus de soucis pour Ursula von der Leyen avant de pouvoir être limogée de son poste de ministre, on l’a promue à la tête de la Commission Européenne. Joli lot de consolation…

Le scandale Ophoz / McKinsey était connu depuis 2017, mais depuis lors, le ministère de la Défense avait tout fait pour que l’affaire s’enlise dans l’actualité. Mais il n’en était rien – le Bundestag avait ouvert une commission d’enquête, et devant cette commission d’enquête, des anciens collaborateurs du ministère se lâchent, comme l’ancien Général Klaus Veit qui avait toujours critiqué les commandes onéreuses passées à la société de conseil Ophoz qui elle, n’est autre qu’une filiale du géant McKinsey. N’étant plus en service, l’ancien général a raconté toute l’histoire.

Pour faire profiter Ophoz de ces commandes d’une valeur de plusieurs millions d’euros, les règles concernant les marchés publics auraient été contournées, a raconté le général. Pour lui, il s’agissait d’un gaspillage, car les factures auraient été trop élevées et les commandes n’auraient pas été passées selon les règles en vigueur. Ursula von der Leyen, elle, avait toujours clamé ne pas avoir été au courant de ce qui se passait dans son ministère, mais plusieurs témoins ayant déposé devant cette commission d’enquête affirment le contraire.

Et une nouvelle fois, on constate à quel point les « liaisons amoureuses » entre l’économie et la politique fonctionnent. La secrétaire d’Etat du ministère de la défense, Katrin Suder, est une ancienne de McKinsey et pour que cela ne fasse pas désordre, la société chargée de différents projets était Ophaz. Peu délicate, cette dernière avait soumis ses offres commerciales sur un en-tête de – McKinsey. Très futé pour cacher que le bénéficiaire de ces commandes était – McKinsey.

Les généraux au ministère avaient très tôt critiqué la façon dont Ophoz / McKinsey s’est vu gratifier de ces commandes d’une valeur de 6 millions d’euros. Plusieurs d’entre eux s’étaient alors adressé tant à la secrétaire d’Etat Katrin Studer et à la ministre Ursula von der Leyen. La première leur avait conseillé de se plaindre par voie écrite et « les choses seront traitées par voie administrative », tandis que la ministre aurait, pendant un entretien avec le général Veit, seulement réagi « sympathiquement », sans toutefois prendre la moindre mesure pour clarifier ces pratiques douteuses. Cela ébranle sa déclarations de ne pas avoir été au courant – la politique et McKinsey s’entendent bien, les réseaux fonctionnent.

Maintenant que ce scandale éclate, la ministre responsable Ursula von der Leyen n’est plus là. Aujourd’hui, elle est, en quelque sorte, le numéro 1 de l’Union Européenne et après les années Juncker et ses faveurs incroyables accordées au Big Business, sa successeur semble avoir la même attitude « pro-business ». Et il est clair qu’elle n’a pas dit la vérité concernant ce scandale Ophoz / McKinsey.

Son bilan de ministre aura été catastrophique. La Bundeswehr, donc l’armée allemande, est dans un état pitoyable. Selon les experts du ministère, sur les 150 avions de la Bundeswehr, seulement 4 seraient opérationnels, la Bundeswehr a passé de grandes commandes de fusils qui ne fonctionnent pas quand il fait trop chaud (ce qui est particulièrement fâcheux dans des lieux comme l’Afghanistan ou d’autres pays chauds où la Bundeswehr a envoyé des soldats), il y avait de nombreux cas de harcèlement dans la troupe – et le sourire sympathique d’Ursula von der Leyen n’arrange rien.

Angela Merkel savait pourquoi elle ne voulait pas désigner Ursula von der Leyen comme son successeur à la chancellerie à Berlin. Mais avant que les différents scandales ne puissent affecter son gouvernement, elle a préféré « garer » Ursula von der Leyen à Bruxelles, comme elle avait déjà fait avec un autre challenger qui, à l’époque, était Günther Oettinger, qui avant qu’il ne puisse devenir dangereux pour Merkel à Berlin, s’est retrouvé à occuper un poste de commissaire à Bruxelles pour lequel il ne disposait pas de la moindre compétence.

Et maintenant ? Rien. Ursula von der Leyen est désormais intouchable et l’affaire Ophoz / McKinsey tombera dans les oubliettes. Il y aura certainement un rapport final, peut-être un blâme pour l’un ou l’autre chef de service, et on en parlera plus. Heureusement qu’on a trouvé une petite place au chaud à la ministre – ce qui est embêtant, c’est qu’on n’ait pas trouvé autre chose que de lui conférer le poste le plus important de l’Europe institutionnelle – c’est l’ancien monde dans toute sa splendeur.

Eurojournalist


Canada : Les partis d’opposition demandent à l’auditeur général d’enquêter sur les contrats d’externalisation de McKinsey.

La situation au Canada est plus inquiétante qu’en France puisque Trudeau a nommé un ancien de McKinsey en tant qu’ambassadeur en Chine. Dominic Barton, directeur général mondial McKinsey, a été appelé à la rescousse de l’économie canadienne en 2016. Il travaillait à la fois pour le gouvernement canadien et pour McKinsey.
Dominic Barton a été nommé ambassadeur du Canada en République populaire de Chine par le premier ministre Justin Trudeau le 4 septembre 2019.

Avant sa nomination, l’ambassadeur Barton était associé émérite des opérations mondiales pour McKinsey & Company, où il a exercé ces fonctions de 2009 à 2018. L’ambassadeur Barton a été président de Teck Resources et administrateur indépendant du Singtel Group à Singapour et d’Investor AB en Suède. Il a siégé au conseil de l’Olayan Group, une entreprise familiale privée.

Dominic Barton a quitté son poste d’ambassadeur du Canada en Chine fin 2021.

Le géant mondial du conseil McKinsey and Co. refuse de fournir à une commission parlementaire canadienne les listes des entreprises d’État chinoises pour lesquelles Dominic Barton, ambassadeur du Canada à Pékin, a travaillé pendant les neuf années où il a dirigé la société.
Les députés de l’opposition avaient demandé ces informations afin de déterminer si M. Barton se trouve en conflit d’intérêts en tant qu’ambassadeur en Chine.
En décembre 2020, le Comité spécial de la Chambre des communes sur les relations Canada-Chine a officiellement demandé à M. Barton de demander à la société internationale de conseil en gestion de divulguer sa liste de clients parmi les entreprises d’État en Chine de 2009 à 2018, alors qu’il était associé directeur mondial.

McKinsey a déclaré que le Parlement canadien n’avait pas compétence sur ses relations d’affaires en Chine, et que révéler les clients publics de M. Barton et de McKinsey pourrait entraîner des représailles de la part du Parti communiste chinois.

Le Times a rapporté que M. Barton a conseillé China Communications Construction Co. qui a construit des îles militarisées dans la mer de Chine méridionale en violation du droit international. La Banque mondiale avait banni la société pendant huit ans pour cause de truquage d’offres aux Philippines.

M. Barton est marié à Geraldine Buckingham, qui a récemment quitté son poste de présidente et de responsable des opérations Asie-Pacifique de BlackRock Inc
the Globe and Mail