Q SCOOP – Mimi Marchand, papesse de la presse people, incarcérée, et l’un de ses photographes mis en examen.


Mimi Marchand, papesse de la presse people, incarcérée, et l’un de ses photographes mis en examen.

Publié le 21.6.2021 par Epoch Times avec AFP


"Mimi" Marchand (c), et le photographe Sébastien Valiela (d., premier plan),  à la terrasse d'un café du Touquet le 5 mai 2017. (Photo by ERIC FEFERBERG/AFP via Getty Images)
« Mimi » Marchand (c), et le photographe Sébastien Valiela (d., premier plan), à la terrasse d’un café du Touquet le 5 mai 2017. (Photo by ERIC FEFERBERG/AFP via Getty Images)

« Mimi » Marchand, patronne de l’agence BestImage surnommée la papesse de la presse people, et l’un de ses principaux photographes, Sebastien Valiela, ont été respectivement incarcéré et mis en examen en fin de semaine dans deux affaires liées à la politique.

Michèle Marchand, de son vrai nom, a été mise en examen pour « subornation de témoin » et « association de malfaiteurs en vue de commettre une escroquerie en bande organisée » début juin.

Les juges s’interrogent sur son rôle dans la rétractation dévoilée mi-novembre par Paris Match et BFM TV de l’intermédiaire Ziad Takieddine quant à ses accusations selon lesquelles la campagne présidentielle 2007 de Nicolas Sarkozy aurait reçu un financement libyen.

Non-respect du contrôle judiciaire

Alors qu’elle était placée sous contrôle judiciaire, avec interdiction de contact avec plusieurs personnes parmi lesquelles Nicolas Sarkozy, un juge des libertés et de la détention l’a placée vendredi soir en détention provisoire pour non-respect de son contrôle judiciaire, ont indiqué une source proche de l’enquête puis le Parquet national financier (PNF) à l’AFP.

« Une écoute a établi qu’elle n’avait pas respecté son contrôle judiciaire car elle a parlé à quelqu’un » à qui elle n’avait pas le droit de parler, a indiqué la source proche de l’enquête.

« Mimi Marchand » est réputée avoir été proche des Sarkozy avant de devenir la gardienne de l’image des Macron.

Conseillère informelle, mais également patronne de presse, les contours de son action au palais présidentiel sont toujours restés flous, entre communication et photojournalisme.

Son avocate, Me Caroline Toby, n’a pu être jointe par l’AFP vendredi ou samedi.

Quatre autres personnes soupçonnées d’avoir pris part à l’organisation de cet entretien controversé ont été mises en examen dans cette enquête.

Le photographe auteur du reportage photo et vidéo de BestImage pour Paris Match et BFM TV, Sébastien Valiela, a lui été entendu mardi comme « suspect libre » dans cette enquête.

Samedi soir, Mediapart a révélé que ce photographe à été mis en examen dans une autre information judiciaire, portant sur la diffusion par Paris Match en février 2020 de photos de l’interpellation de Piotr Pavlenski, l’artiste russe au cœur de l’affaire Griveaux.

Selon une source judiciaire, M. Valiela a été mis en examen vendredi pour différentes infractions parmi lesquelles celle de « recel du violation du secret professionnel », et placé sous contrôle judiciaire.

Dans ce dossier, deux policiers avaient été mis en examen le 10 septembre 2020 pour « violation du secret professionnel ». 

Un troisième l’a aussi été selon Mediapart, pour cette même infraction, mais aussi pour « corruption passive ».

Piotr Pavlenski et sa compagne Alexandra de Taddeo avaient été interpellés le 15 février dans l’ouest de Paris, devant l’objectif de Sebastien Valiela, qui avait été renseigné sur la date et le lieu de l’opération.

Cette arrestation était intervenue deux jours après la diffusion, revendiquée par M. Pavlenski, de vidéos à caractère sexuel de Benjamin Griveaux, alors candidat LREM à la mairie de Paris, précipitant son retrait de la bataille des municipales le 14 février 2020.

Des photos et une vidéo montrant Piotr Pavlenski allongé à plat ventre sur le sol les mains entravées par des menottes, avaient été diffusées la semaine suivante par Paris Match.

M. Valiela est connu pour avoir pris certains clichés célèbres, outre ceux de Ziad Takieddine récemment : Mazarine Pingeot avec son père François Mitterrand, publiés dans Paris Match en 1994 ; des photos volées de l’idylle entre François Hollande et Julie Gayet, publiées en janvier 2014 dans Closer.


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