Q SCOOP – « Rien à voir avec la réalité » : Poutine affirme que l’image de Biden véhiculée par les médias est fausse.


« Rien à voir avec la réalité » : Poutine affirme que l’image de Biden véhiculée par les médias est fausse.

Publié le 18.6.2021 par Jack Phillips


Le président américain Joe Biden se prépare à serrer la main du président russe Vladimir Poutine avant le sommet États-Unis-Russie à la Villa La Grange, à Genève, en Suisse, le 16 juin 2021. (Brendan Smialowski/AFP)

Le président américain Joe Biden se prépare à serrer la main du président russe Vladimir Poutine avant le sommet États-Unis-Russie à la Villa La Grange, à Genève, en Suisse, le 16 juin 2021. (Brendan Smialowski/AFP)

Le président russe Vladimir Poutine a déclaré que la manière dont le président Joe Biden est dépeint par certains organes de presse n’est pas vraie.

« L’image du président Biden, telle qu’est dépeinte par notre presse, et même par la presse américaine, n’a rien à voir avec la réalité », a déclaré Poutine aux journalistes à Moscou, selon une traduction fournie par le Moscow Times« Biden est un professionnel, il faut être très attentif quand on travaille avec lui pour ne pas rater quelque chose – parce qu’il ne rate rien, croyez-moi. »

Au cours de la campagne 2020 et maintenant au cours de son administration, un certain nombre de médias ont souvent mis l’accent sur les fausses déclarations de Biden aux journalistes et pendant les conférences de presse – ainsi que sur son âge relativement avancé.

Poutine et Biden se sont rencontrés pendant trois heures et demie à Genève, en Suisse, cette semaine. À l’issue de leur rencontre, M. Biden a déclaré avoir abordé plusieurs questions avec M. Poutine, notamment la cybersécurité, l’ingérence électorale et le traitement réservé à l’éminent dissident Alexei Navalny.

Lors de leur rencontre, les membres de la presse ont multiplié les spéculations sur le langage corporel des deux dirigeants, leurs expressions faciales ou leurs commentaires lors des conférences de presse. À un moment donné mercredi, plusieurs responsables de la Maison-Blanche, dont le secrétaire de presse Jen Psaki, ont publié des déclarations indiquant que M. Biden n’avait pas acquiescé à la question d’un journaliste qui voulait savoir si le président américain faisait confiance à M. Poutine.

Mais Poutine a ajouté que Biden était « tout à fait sain d’esprit et devait être pris au sérieux ».

Pour sa part, M. Biden a fait l’éloge de M. Poutine, qu’il a qualifié d’« équilibré et professionnel » tout en ajoutant qu’il est « très expérimenté », lors d’une conférence de presse tenue mercredi après leur rencontre.

« J’ai dit au président Poutine que je n’ai pas de mauvaises intentions contre la Russie, ou qui que ce soit d’autre, mais [que je me soucie] seulement du peuple américain. Combattre le Covid-19, reconstruire notre économie, rétablir les relations dans le monde entier », a déclaré M. Biden tout en ajoutant que la Russie et les États-Unis ont besoin de liens « stables et prévisibles ».

Les remarques élogieuses des deux hommes à propos l’un de l’autre contrastent avec les déclarations faites quelques semaines auparavant.

Lors d’une interview avec ABC News, un correspondant avait demandé à M. Biden s’il pensait que le président russe était « un tueur », ce à quoi il avait répondu par l’affirmative. Cette réponse est intervenue alors que l’administration américaine a imposé des sanctions à plusieurs institutions financières russes en raison de l’ingérence présumée dans les élections et de la faille dans la cybersécurité de SolarWinds, dont les responsables américains pensent qu’elle a été réalisée sur ordre de Moscou.

Sous l’administration précédente, des politiciens démocrates, dont M. Biden, ont tenté de lier l’ancien président Donald Trump à un effort présumé d’ingérence dans l’élection de 2016. L’ancien conseiller spécial Robert Mueller a par la suite conclu que Trump n’était pas de connivence avec la Russie pendant l’élection.

Poutine a nié que le Kremlin ait été impliqué dans l’ingérence dans les élections ou dans toute violation majeure de la cybersécurité, alléguant que de telles affirmations ont été faites par des politiciens américains pour utiliser la Russie comme bouc émissaire.

« Nous avons été accusés de toutes sortes de choses », a déclaré Poutine à NBC News dans une interview publiée le 14 juin. « L’ingérence électorale, les cyberattaques, et ainsi de suite. Et pas une fois, pas une fois, pas une seule fois, ils n’ont pris la peine de produire une sorte de preuve ou d’évidence. Juste des accusations sans fondement. »


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