Q SCOOP – À Paris, une procession catholique attaquée par des Antifas.


À Paris, une procession catholique attaquée par des Antifas.

Publié le 1.6.2021 par SARITA MODMESAÏB


(MARTIN BUREAU/AFP via Getty Images)

(MARTIN BUREAU/AFP via Getty Images)

Samedi 29 mai, une procession catholique en mémoire de martyrs de la Commune de Paris a été prise à partie par des antifascistes.

C’était il y a 150 ans : la semaine du 21 au 28 mai 1871 fut le théâtre de combats sanglants à Paris. Mettant un terme à la Commune de Paris, les exécutions sommaires furent légion.

En mémoire des 50 « otages » dont 11 religieux, emprisonnés puis fusillés le 26 mai 1871 par des fédérés, militants athéistes et anticléricaux, le diocèse de Paris organisait ce samedi une « marche des otages martyrs de la rue Haxo ».

Des « communards » s’opposent à des Catholiques pour une même commémoration

À l’appel de cinq paroisses du XXe arrondissement, quelque 300 catholiques se sont rassemblés au square de la Roquette dans le XIe arrondissement, lieu emblématique de cette « semaine sanglante » où fut exécuté l’archevêque de Paris, Mgr Georges Darboy, le 24 mai 1871.

La procession a ensuite suivi pendant 4 km le chemin pris par les prisonniers en 1871, jusqu’à l’actuelle église Notre-Dame des Otages, construite à l’emplacement de la fusillade, dans le 20e arrondissement.

Mais, au niveau du cimetière du Père-Lachaise, la procession croise un autre groupe de manifestants, brandissant des drapeaux rouges, venus célébrer la Commune de Paris. Très vite, les fidèles se font huer puis invectiver par les communards qui tentent de couvrir les chants religieux aux cris de « Tout le monde déteste les Versaillais ! À mort les fachos ! » relate ainsi le Figaro.

« Notre procession était familiale, avec des enfants et des personnes âgées, et nous avons d’abord pris cela de manière apaisée voire amusée, car nous avions l’impression d’être retournés au XIXe siècle ! » a raconté Hubert, membre du conseil paroissial de Notre-Dame des Otages sur La Croix.

Violences physiques et verbales

Mais, vers le métro Ménilmontant, un deuxième groupe de personnes cagoulées a fait irruption. Aux cris de « Siamo tutti antifascisti ! » (« Nous sommes tous antifascistes ! ») et « Paris, Paris, Antifa ! », rapporte La Croix, ils ont commencé à jeter des projectiles aux personnes de la procession et à jeter leurs banderoles.

Selon Le Figaro, deux sexagénaires sont tombés au sol et un troisième homme sera hospitalisé, la tête en sang.

Les agents de sécurité prévus par le diocèse et l’Ordre de Malte sont vite débordés, explique Le Figaro, tandis que le seul agent de police prévu par la Préfecture, tente, tant bien que mal, de s’interposer entre les groupes, avant de demander du renfort.

Les fidèles se réfugieront finalement dans l’église Notre-Dame-de-la-Croix, toute proche, avant d’être exfiltrés par groupes de deux par la police, selon La Croix.

Mgr Denis Jachiet, organisateur de la procession, déplore que « ce fut la conjonction malheureuse de deux événements, le nôtre purement religieux et une commémoration politique ».

Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a tenu à réagir sur Twitter : « La liberté de culte doit pouvoir s’exercer en toute sérénité dans notre pays. »


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