Q INFOS – Belgique : La chasse à l’homme continue…


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Chasse à l’homme

La chasse à l’homme continue

Synthèse des journaux Belge

La lettre d’adieu de Jürgen Conings à sa compagne


Chasse à l’homme : un criminologue voit Jurgen Conings comme un scénariste qui a tout prémédité, « il est le héros du film qu’il est en train d’écrire »

Publié le dimanche 23 Mai 2021


Toujours introuvable, Jurgen Conings avait, semble-t-il, très bien préparé sa cavale. Michaël Dantinne, criminologue, explique à nos confrères de RTL que ses actes sont identiques à ceux d’un scénario de film.

Chasse à l’homme: un criminologue voit Jurgen Conings comme un scénariste qui a tout prémédité, «il est le héros du film qu’il est en train d’écrire»

Jurgen Conings est toujours activement recherché en Flandre, dans la province du Limbourg. Après le ratissage infructueux mené dans l’immense parc national de la Haute Campine, les recherches s’orientent à présent dans l’entourage du fugitif. Plusieurs perquisitions ont été menées, dans les milieux d’extrême droite notamment. Interpol a aussi lancé un avis de recherche dans le monde entier.

Au cœur de l’actualité, le militaire de 46 ans avait programmé toute sa cavale, laissant même une lettre à sa compagne. Pour Michaël Dantinne, criminologue à l’ULG, on peut même employer le terme « scénarisation » : il s’explique dans les colonnes de RTL. « Le fait d’envoyer ces lettres d’adieu, de clamer son amour à sa compagne, de prendre le soin de dire ‘j’ai nettoyé la maison pour ne pas que l’on trouve des choses qui t’incriminent’, d’avoir déposé ses décorations militaires sur la tombe de ses parents défunts, il y a une forme de scénarisation qui n’est pas loin de rappeler ce que l’on a vu dans certains films », explique le spécialiste. « On est face à quelqu’un qui a muri et réfléchi son projet. On doit se poser la question : ‘Jusqu’où a-t-il réfléchi ? Jusqu’où a-t-il été capable de créer de fausses pistes ? L’acteur principal de ce film c’est lui. Cet effet-là est rencontré puisque tous les projecteurs sont braqués sur lui. Il est donc en ce moment le héros du film qu’il est en train d’écrire », ajoute-t-il.

Le criminologue explique que Jurgen Conings a imaginé tout un scénario, comme au cinéma. « La question est de savoir si c’est quelque chose de minutieusement préparé avec des fausses pistes et autres, se plaisant à balader les services de sécurité. Ou avait-il un scénario bien rodé qui s’est heurté à une impossibilité de le concrétiser ? C’est difficile à dire pour l’instant. On n’est pas face à quelqu’un de totalement impulsif qui serait irrationnel. La meilleure preuve, c’est que si ça avait été un profil tel que celui-ci, on l’aurait déjà retrouvé », analyse Michaël Dantinne.

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La chasse à l’homme continue: on craint désormais une attaque terroriste de Jürgen Conings!

Publié le dimanche 23 Mai 2021

Six jours de cavale, et toujours pas de Jürgen Conings en vue. Après le ratissage infructueux mené dans l’immense parc national de la Haute Campine (Limbourg), les recherches s’orientent à présent dans l’entourage du fugitif. Plusieurs perquisitions ont été menées, dans les milieux d’extrême droite notamment. Interpol a aussi lancé un avis de recherche dans le monde entier. On craint une attaque terroriste de sa part.

La chasse à l’homme continue: on craint désormais une attaque terroriste de Jürgen Conings!

« Les fouilles au sein du parc national de la Haute Campine se sont achevées vendredi soir » a communiqué le parquet fédéral. « Elles n’ont pas permis pour l’instant de retrouver l’individu recherché ». Samedi soir, le parc était même rouvert au public.

Les autorités n’abandonnent pas pour autant. Le caporal-chef Jürgen Conings, 46 ans, tireur d’élite et instructeur à la caserne de Peutie, mais aussi sympathisant d’extrême droite, reste considéré comme une menace très grave pour la sécurité (l’Ocam le maintient au niveau 4). Interpol a d’ailleurs lancé un avis de recherche international avec notice rouge. L’organisation internationale de police criminelle demande aux forces de police et aux populations du monde entier de garder les yeux ouverts sur Conings, pour « menace d’une attaque terroriste contre des personnes et contre le régime ». Ce n’est pas rien !

Rappelons que l’individu, fiché par l’Ocam depuis le 17 février dernier, comme « extrémiste de droite potentiellement dangereux », est lourdement armé : il possède au moins un pistolet-mitrailleur P 90 (capable de percer des gilets pare-balles) et une arme de poing. Il a laissé entendre dans une lettre qu’il voulait s’en prendre aux institutions et aux virologues. Il se serait aussi confié à un ami sur sa volonté de mener une attaque dans une mosquée de Eisden (le Nieuwsblad cite la mosquée Tevhid). On l’a vu rôder lundi soir dans le quartier du virologue Marc Van Ranst, qu’il avait déjà nommément menacé sur les réseaux sociaux l’été dernier.

Si les recherches se sont concentrées jusqu’ici dans le parc de la Haute Campine, non loin de son domicile situé à Dilsen-Stokkem, c’est parce qu’un chasseur a retrouvé sa voiture abandonnée à proximité. À son bord, on a retrouvé quatre lance-roquettes (à usage unique) ainsi qu’un dispositif laissant penser que le véhicule était piégé. Le parquet fédéral a d’abord démenti cette information, puis a admis, dans un communiqué ce samedi, qu’on avait retrouvé « un mécanisme suspect dans la voiture » du fugitif, pour lequel on attend toujours le rapport technique.

« C’est un terroriste ! »

Le ministre fédéral de la Justice, Vincent Van Quickenborne (Open VLD), allait plus loin vendredi en déclarant : « L’enquête démontre aujourd’hui que cette voiture était piégée, avec l’objectif de faire des victimes. C’est un terroriste ».

Jeudi d’ailleurs, un juge d’instruction a été désigné dans ce dossier pour « tentative d’assassinat et possession illégale d’armes dans un contexte terroriste ». Vendredi soir, une perquisition a été menée au domicile du fugitif pour effectuer un prélèvement d’ADN. Dix autres perquisitions ont aussi été menées ce soir-là et samedi matin, dans l’entourage du concerné, dans les milieux d’extrême droite notamment. Chez des personnes qui pourraient l’avoir aidé ou le cacher.

Jürgen Conings ne se trouverait donc plus dans le parc de la Haute Campine. Il y est passé puisqu’on y a retrouvé sa voiture à proximité. Il y a peut-être même passé une nuit puisqu’on a retrouvé un campement, avec toile de camouflage. Mais il a sans doute quitté cette zone. Jürgen Conings préparait son « entrée en résistance » (ce sont ses mots) depuis longtemps. Il n’est pas parti sur un coup de tête : il avait pris le temps d’aller déposer ses médailles militaires sur la tombe de ses parents et d’écrire deux lettres.

Ce n’est peut-être pas un homme en fuite que l’on cherche mais un individu qui sait très bien où il va.

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Synthèse des journaux Belge

Parmi ses fans, il y aurait des militaires!

Publié le samedi 22 Mai 2021 à 23h42

Jürgen Conings est l’homme le plus recherché du pays, mais pas l’ennemi de tous. Il peut visiblement compter sur le soutien de quelques citoyens.

Samedi après-midi, quelque 150 personnes se sont rassemblées à Maasmechelen, en marque de soutien. Les marcheurs arboraient notamment des pancartes «No License to kill» ( »Pas de permis de tuer ») et dénonçaient «les politiciens corrompus» ainsi que «les mensonges des médias».

C’est sur les réseaux sociaux que le fugitif se fait le plus de supporters. Un groupe Facebook, baptisé «Als 1 achter Jürgen» (« Tous unis derrière Jürgen »), compte plus de 24.000 membres. C’est ce groupe qui a initié la marche de soutien à Maasmechelen. « Parmi ceux-ci ou parmi les personnes qui font des commentaires de soutien se trouveraient des militaires ! », nous apprend Alain Grignard, ancien commissaire à la division antiterrorisme de la police fédérale. Il est choqué. « Je suis scié ! Je ne peux pas imaginer qu’un militaire puisse soutenir quelqu’un qui prône la violence contre des civils et, pire encore, sur des représentants de l’Etat et de nos institutions. S’il s’avère exact qu’il y a des militaires dans ces groupes de soutien, il y a un tout gros problème institutionnel. Ils doivent être virés sur le champ ! Ou alors, ils prennent le maquis et suivent les traces de Jürgen ». Nos confrères du Nieuwsblad ont contacté l’un des fondateurs de cette page Facebook «Als 1 achter Jürgen», créée jeudi. «Jürgen a besoin d’un soutien mental et de conseils, pas d’une armée complète pour le poursuivre», leur dit-il. « Tout ce que nous demandons, c’est que Jürgen Conings obtienne un procès équitable. Pour éviter tout doute, nous ne tolérons pas que Jürgen ait volé des armes et proféré des menaces verbales à certains individus (…) ».

« Pas un Rambo mais un Rambino ! »

D’autres groupes ou hashtag de soutien apparaissent çà et là sur la Toile (Jürgenslivematters,…). « La surmédiatisation en a fait un héros », déplore Alain Grignard. « Moi, je ne vois pas en lui un Rambo, mais plutôt un Rambino ! C’est un paumé, qui n’a jamais fait partie des forces spéciales ni des paracommandos. Ses médailles et son uniforme ne reflètent pas une carrière extraordinaire. On sait par contre qu’il est fan des armes, comme tout tireur d’élite ou sniper. Et qu’il a été muté à Peutie, pour faire garde caserne et un petit boulot à l’instruction…. »

Jürgen Conings et ses amis d’extrême droite

Publié le samedi 22 Mai 2021 à 23h43

Parmi les perquisitions effectuées pour retrouver une trace de Jürgen Conings, figure celle menée au domicile de Tomas Boutens. Cet homme est l’ancien leader du mouvement d’extrême droite flamande BBET (Bloed, Boden, Eer en Trouw). Il a été condamné en 2014 à 5 ans de prison pour diffusion idéologique violente et préparation d’une attaque visant à déstabiliser le pays. Cette peine ne l’a pas refroidi dans ses idées extrémistes. Selon les médias flamands, Boutens apparaît encore lors de manifestations d’extrême droite, en brandissant des drapeaux comportant des références néonazies.

Incendie du centre d’asile

Lors de la cavale de Jürgen Conings, Tom Boutens l’a qualifié sur Facebook de « frère d’armes ». Il indique l’avoir cotoyé lors d’une mission en Afghanistan lors de l’hiver 2003-2004. Il précise même la référence de la mission (ISAF IV/2). « Nous avons appris à nous connapitre », écrit-il.

Selon le Morgen, Jünger Conings fréquentait aussi le cercle de la Vlaamse Legioen, un groupe d’extrême droite qui se réunit du côté de Zutendaal, non loin de Dilsen-Stokkem où habite le fugitif. Emmanuel, le leader de la Vlaamse Legioen (il est aussi l’ancien président du groupe nationaliste Voorpost) circule à bord d’un pick-up flanqué d’un symbole nazi. Il a été arrêté (avec sa compagne) en décembre 2020 dans le cadre de l’enquête sur l’incendie volontaire du centre pour demandeurs d’asile, commis en 2019 à Bilzen.

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La lettre d’adieu de Jürgen Conings à sa compagne avant de disparaître dans la nature: «Je sais que soudainement je serai l’ennemi de l’Etat»

Publié le samedi 22 Mai 2021

Le militaire raconte à son amie toute sa haine contre le gouvernement et les experts. Et dit qu’il sait qu’il va être retrouvé…

Exclusif

La lettre d’adieu de Jürgen Conings à sa compagne avant de disparaître dans la nature: «Je sais que soudainement je serai l’ennemi de l’Etat»

Jürgen Conings s’est-il donné la mort ? A-t-il surpris tous les policiers et a-t-il quitté les lieux ? A-t-il créé de fausses pistes ? Vendredi soir, la chasse à l’homme menée par des dizaines de policiers n’avait toujours rien donné.

Lire aussi «Si tu es encore en vie, ne fais pas de victimes»: la petite amie de Jürgen Conings, chassé par les autorités, s’adresse à lui dans un message vidéo!

Pour rappel, l’homme de 46 ans, qui figure sur la liste des terroristes et extrémistes de l’Ocam, n’a plus été vu depuis lundi matin, lorsqu’il a quitté son domicile situé à Dilsen-Stokkem et s’est rendu au travail, selon un avis de recherche diffusé par la police fédérale. On sait ce militaire expérimenté, visiblement lourdement armé, habitué à des situations de l’extrême, capable de résister à la pression.

« Ils me chercheront et me trouveront au bout d’un moment. Je suis prêt pour cela »

Le soldat d’élite décoré, avec onze missions à l’étranger à son actif, se cachait toujours. Les autorités craignent qu’il ne prépare un attentat. Nos confrères de Het Nieuwsblad ont appris, qu’avant son « départ », le militaire a rédigé deux lettres, une à la police, l’autre à sa petite amie.

►► « Petit à petit, tout s’est mis en place et j’ai commencé à me préparer » : voici tout ce qu’on peut y lire.

►► Hormis cette lettre, on sait également qu’il a déposé ses médailles sur la tombe de ses parents avant de disparaître dans la nature.

►► Quelles sont les cibles de Jürgen Conings ? Marc Van Ranst, mais aussi la mosquée d’Eisden.

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