Q SCOOP – États-Unis : 124 généraux et amiraux à la retraite signent une lettre contre l’administration Biden.


États-Unis : 124 généraux et amiraux à la retraite signent une lettre contre l’administration Biden.

Publié le 13.5.2021


Etats-Unis : 124 généraux et amiraux à la retraite signent une lettre contre l'administration Biden
Militaire américain lors d’une cérémonie à New York en 2017 (image d’illustration).

Plus de 120 hauts gradés à la retraite américains qui remettent en doute l’élection de 2020 ont signé une lettre au vitriol contre l’administration Biden et les démocrates qu’ils jugent infiltrés par des «marxistes et des socialistes».

DÉCLARATION OUVERTE

Notre nation est en grand péril. Nous luttons pour notre survie en tant que République constitutionnelle comme jamais depuis notre fondation en 1776. Le conflit oppose les partisans du socialisme et du marxisme aux partisans de la liberté et de la liberté constitutionnelle.

Sans élections justes et honnêtes qui reflètent fidèlement la « volonté du peuple », notre République constitutionnelle est perdue. L’intégrité des élections exige de s’assurer qu’il y a un vote légal exprimé et compté par citoyen. Les votes légaux sont identifiés par les contrôles approuvés par la législature de l’État en utilisant des pièces d’identité gouvernementales, des signatures vérifiées, etc. Aujourd’hui, nombreux sont ceux qui qualifient ces contrôles de bon sens de « racistes » dans le but d’éviter des élections équitables et honnêtes. L’utilisation de termes raciaux pour supprimer les preuves d’éligibilité est en soi une tactique d’intimidation tyrannique. En outre, la « règle de droit » doit être appliquée dans nos processus électoraux pour garantir l’intégrité. Le FBI et la Cour suprême doivent agir rapidement lorsque des irrégularités électorales sont mises en évidence et ne pas les ignorer comme cela a été le cas en 2020. Enfin, H.R.1 & S.1, (s’ils sont adoptés), détruiraient l’équité des élections et permettraient aux démocrates de rester au pouvoir pour toujours, violant notre Constitution et mettant fin à notre République représentative.

Outre les élections, l’administration actuelle a lancé un assaut complet contre nos droits constitutionnels de manière dictatoriale, en contournant le Congrès, avec plus de 50 décrets signés rapidement, dont beaucoup annulent les politiques et réglementations efficaces de l’administration précédente. De plus, les actions de contrôle de la population telles que les fermetures excessives, les fermetures d’écoles et d’entreprises, et plus alarmant encore, la censure de l’expression écrite et verbale sont autant d’agressions directes contre nos droits fondamentaux. Nous devons soutenir et tenir pour responsables les politiciens qui agiront pour contrer le socialisme, le marxisme et le progressisme, soutenir notre République constitutionnelle, et insister sur un gouvernement fiscalement responsable tout en se concentrant sur tous les Américains, en particulier la classe moyenne, et non sur des intérêts particuliers ou des groupes extrémistes qui sont utilisés pour nous diviser en factions belligérantes. Suite ici…


La crise migratoire, le processus électoral, la censure, la Chine, l’Iran, les émeutiers et la santé mentale du président Biden… tout y passe. 124 généraux et amiraux à la retraite ont apposé leur signature à une lettre ouverte rendue publique le 10 mai, lançant aux Américains un appel à défendre leur «survie en tant que République constitutionnelle», contre le «socialisme, le marxisme et le progressisme» qui se seraient selon eux infiltrés aux plus hauts sommets de l’Etat via le parti démocrate.

Ces officiers se sont réunis sous l’appellation Flag officer 4 america et sont pour beaucoup à la retraite depuis des années, voire des décennies, comme le note Politico. L’un d’entre eux, le général Donald Bolduc, a annoncé sa candidature aux élections sénatoriales de 2022 contre la sénatrice démocrate du New-Hampshire Maggie Hassan. 

«Sous le Congrès démocrate et l’administration actuelle, notre pays a pris un tournant à gauche brutal vers le socialisme et une forme marxiste de gouvernement tyrannique qui doit être contré maintenant», dénoncent-il, appelant la population à élire des parlementaires et des candidats à la présidence qui agiront toujours pour défendre la «République constitutionnelle». 

«Le conflit oppose les partisans du socialisme et du marxisme aux partisans des libertés constitutionnelles», lit-on encore. La cible des officiers : l’administration Biden arrivée au pouvoir après une élection survenues dans des conditions qu’ils critiquent. «L’intégrité électorale exige de s’assurer qu’il y a une voix légale exprimée et comptée par citoyen», disent-ils, reprenant les arguments d’une partie du camp Trump qui a contesté le résultat de l’élection américaine de 2020.

Les officiers demandent un contrôle plus minutieux des identités des votants, reprenant une autre demande de Donald Trump mainte fois formulée pendant la campagne. L’argument avait été balayé par ses adversaires qui avaient accusé ces revendications de pénaliser les votants issus des minorités. «Utiliser des termes raciaux pour supprimer les preuves d’éligibilités [à apporter pour voter] est en soi une tactique d’intimidation tyrannique», rétorquent les anciens militaires. 

Inquiétudes sur la santé physique et mentale de Joe Biden

Autre cible des généraux et amiraux, la dérive «dictatoriale» du nouveau gouvernement «avec plus de 50 décrets exécutifs rapidement signés» et des attaques jugées contraires aux libertés telles que les «confinements excessifs, les fermetures d’écoles et d’entreprises et, le plus alarmant, la censure de l’expression écrite et verbale». Les généraux appellent à voter pour des personnalités politiques qui défendront «tous les Américains en particulier la classe moyenne», opposée dans le texte aux «groupes d’intérêts ou extrémistes utilisés pour nous diviser en factions belligérantes». 

Le courrier liste ensuite plusieurs griefs sur les points clés des premiers mois de Joe Biden aux affaires, comme le rapport des Etats-Unis à l’Iran et à la Chine (qualifiée de «plus grande menace extérieure») ou encore l’oléoduc Keystone XL (entre les Etats-Unis et le Canada), accusé d’«éliminer [l’]indépendance énergétique [du pays]». 

Les militaires émettent aussi des doutes sur la santé physique et mentale du président, un point là encore maintes fois agité par Donald Trump pour discréditer Joe Biden. «[Joe Biden] doit être capable de prendre rapidement des décisions précises en matière de sécurité nationale impliquant la vie et l’intégrité physique n’importe où, de jour comme de nuit», notent-ils. Il veulent aussi mettre fin à l’«infusion corrosive du politiquement correct dans [l’]armée qui endommage la morale et la cohésion au combat». 

Interrogé par Politico, un des généraux à l’origine du texte, Joe Arbuckle, a justifié cette entrée tonitruante des militaires dans le débat public par la situation «désastreuse» dans laquelle se trouverait selon lui le pays. Pour cet officier, vétéran de la guerre du Vietnam à la retraite depuis l’an 2000, ces militaires agissent dans le cadre de leur serment de «soutenir et de défendre la Constitution des États-Unis contre tous les ennemis, étrangers et nationaux». «Nous sommes confrontés à des menaces plus grandes qu’à tout autre moment depuis la création de notre pays», a-t-il encore déclaré, attribuant cette situation, outre la question de la Chine, aux positions politiques et agissements de son «propre gouvernement». 

Nous sommes confrontés à des menaces plus grandes qu’à tout autre moment depuis la création de notre pays

Politico note la concordance de cette publication avec la polémiques soulevées en France par la tribune des généraux de fin avril, sans qu’il soit possible de savoir si les officiers américains se sont inspirés de cette initiative. Le courrier s’est en tout cas attiré les foudres de militaires, éditorialistes et commentateurs favorables au gouvernement en place qui les ont accusés de faire échos aux allégations jugées mensongères de fraudes électorales de Donald Trump, et d’avoir rompu leur devoir de réserve en s’ingérant dans les affaires politiques.

D’autres détracteurs des officiers ont fait valoir qu’aucun des généraux quatre étoiles (les plus hauts gradés) à la retraite n’avait signé le texte, ce qui tendrait à prouver que ces officiers sont marginaux au sein de l’armée. Comme en France, il a été aussi avancé que la plupart de ces officiers étaient à la retraite depuis de nombreuses années, ce qui tendrait à prouver qu’ils ne sont pas représentatifs de l’armée actuelle. 


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