Q SCOOP – EHPAD : L’enfer vécu par nos anciens dans ces mouroirs officiel.


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« On nous enferme comme des bagnards »

Des résidents d’Ehpad dépouillés par des aides-soignants


« On nous enferme comme des bagnards » dans les Ehpad : témoignages de graves entraves à la vie privée

Publié le 7.5.2021 par Nathalie Dieul

Depuis le début de la crise sanitaire, les personnes âgées ont parfois été confinées seules dans leur chambre pour de longues périodes. STEPHANE DE SAKUTIN/AFP via Getty Images)
Depuis le début de la crise sanitaire, les personnes âgées ont parfois été confinées seules dans leur chambre pour de longues périodes. STEPHANE DE SAKUTIN/AFP via Getty Images)

Des témoignages confirment les conclusions d’un rapport de la défenseure des droits au sujet des graves entraves à la vie privée que vivent les résidents des Ehpad depuis plus d’un an.

« On est tous plus ou moins déboussolés, le fait d’être enfermés… », s’inquiète Philomène, 101 ans, résidente de l’Ehpad de Plestin-les-Grèves dans les Côtes-d’Armor. En effet, elle croit que cela fait deux ans que la situation dure, rapporte France 3, qui a recueilli son témoignage. « C’est mieux de perdre la tête quand on est ici », reconnaît-elle tristement.

« On nous enferme comme de bagnards ! » s’indigne la dame qui, malgré le fait qu’elle soit vaccinée depuis plusieurs semaines, n’a toujours droit à aucune visite de la famille, tout comme les autres résidents.

L’établissement a prévenu les familles par mail le 13 avril que « les visites en chambre et les sorties des résidents y compris ceux qui ont bénéficié d’un schéma vaccinal complet » étaient suspendus, à la suite d’une demande de l’ARS (Agence régionale de santé). De son côté, l’ARS précise que « cette restriction a été levée le 1er avril ».

Malgré cela, l’infirmière coordonnatrice de l’Ehpad ne peut pas expliquer la raison pour laquelle les personnes âgées, même celles qui sont vaccinées, n’ont toujours pas le droit de sortir à leur gré.

« Tour à tour nos petits vieux lâchent », témoigne un membre du personnel de l’établissement. « Ils ne sortent pas et ne voient quasiment personne. Depuis février, on a beaucoup de décès, et pas liés au Covid puisqu’on n’a eu aucun cas dans l’établissement. »

« Quel goût peut-elle avoir la vie quand on reste dans sa chambre toute la journée ? » questionne la fille d’un résident en fin de vie d’un autre Ehpad breton en décembre dernier. « Mieux vaut qu’il meure entouré », a-t-elle ajouté.

En février dernier, le Conseil d’État a jugé « disproportionnée » la recommandation du ministère des Solidarités et de la Santé d’interdire totalement les sorties aux résidents d’établissements pour personnes âgées, une mesure prise face à l’épidémie du Covid-19 causée par le virus du PCC (Parti communiste chinois). Ce « confinement imposé » peut « altérer l’état physique et psychologique de nombreux résidents, ainsi que plusieurs études l’ont démontré », souligne l’arrêt.

Plus récemment, un rapport de la Défenseure des droits vient de dénoncer « des atteintes aux droits fondamentaux, au respect de la dignité et l’intégrité des personnes accueillies » dans les Ehpad.

« Nombre de témoignages et réclamations font état de personnes ayant perdu le goût de la vie, souffrant de dépression, exprimant le sentiment d’être emprisonnées ou encore leur envie de ne plus vivre », a constaté la Défenseure des droits dans le documentqui remarque que « nombre de personnes résidant en EHPAD n’ont jamais pu sortir de leur établissement depuis le mois de mars 2020. »

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Des résidents d’Ehpad dépouillés par des aides-soignants en Seine-Saint-Denis

Publié le 7.5.2021 par Léonard Plantain

(Photo : STEPHANE DE SAKUTIN/AFP via Getty Images)
(Photo : STEPHANE DE SAKUTIN/AFP via Getty Images)

Dans une maison de retraite de Rosny-Sous-Bois (Seine-Saint-Denis), deux femmes et un homme ont dépouillé des retraités pour près de 80 000 euros.

Interpellés fin avril, une auxiliaire de vie et une aide-soignante (aidées d’un homme également auxiliaire de vie mais qui a fini par être mis de côté par le duo), profitaient de leur travail pour voler les moyens de paiement de résidents d’Ehpad. Tout les moyens y passaient (chéquier, carte bancaire ou encore téléphone portable), jusqu’au signalement de la directrice d’une maison de retraite de Rosny-Sous-Bois, a rapporté Le Parisien.

En effet, celle-ci a signalé à la Brigade des enquêtes d’initiative (BEI) que des vols étaient commis dans son établissement. Très vite, les enquêteurs ont fait le lien avec les deux femmes, deux trentenaires qui « effectuaient des vacations dans des établissements d’accueil et de soin de retraités », ont-ils indiqué.

Les enquêteurs ont pu remonter jusqu’à elles d’abord grâce au témoignage d’une de leurs collègues, qui leur a indiqué qu’une d’entre elles a déjà été poursuivie pour vols dans un autre Ehpad.

Ensuite, un autre employé de la maison de retraite de Rosny-sous-Bois a décrit aux enquêteurs une scène peu commune : le mari de l’une des femmes, découvrant qu’il avait été trompé, s’était rendu dans l’établissement faire un scandale en l’accusant de voler des retraités en situation de faiblesse. Ce témoin aurait aussi servi de confident à l’une des deux accusées, a rapporté Capital.

Pendant leur enquête, les policiers ont découvert que les deux femmes s’en étaient prises à une personne âgée, en la dépouillant de 25 000 euros en quelques mois. Ces dernières faisaient appel à des proches pour écouler l’argent, notamment via des chèques déposés « sur le compte d’un enfant décédé ».

En plus de la maison de retraite de Rosny-Sous-Bois, ce sont d’autres patients, des octogénaires ou nonagénaires, qui ont été victimes des deux femmes dans une clinique des Buttes-Chaumont, dans le 19e arrondissement de Paris. Selon les enquêteurs, au total, elles auraient ainsi soutiré plus de 80 000 euros aux résidents.

Toujours selon les enquêteurs, les deux femmes utilisaient cet argent pour s’acheter des vêtements ou de la maroquinerie de luxe. Par ailleurs, ils ont retrouvé chez elles du matériel d’une valeur de 32 000 euros, ainsi que de l’argent en liquide.

Les deux accusées, qui ont reconnu les faits, ont été interpellées le 27 avril 2021 avant d’être jugées trois jours plus tard. Elles ont été condamnées à deux ans de prison dont un an avec sursis. Quant à l’homme, qui a été leur complice pendant un temps mais qui était « trop gourmand » selon elles, il a été condamné un an de prison avec sursis.

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