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Un médecin interdit d’exercer pour avoir refusé de vacciner un bébé, en Seine-Maritime

Un médecin généraliste de La Londe, près d’Elbeuf (Seine-Maritime), a reçu l’interdiction d’exercer pour une durée de trois ans après avoir refusé de vacciner une fillette de 11 mois.

Publié le 19.3.2021 par Ouest-France


Un jeune enfant ausculté par un médecin. (Illustration) | PH RENAULT / OUEST-FRANCE

Un médecin généraliste de La Londe, près d’Elbeuf (Seine-Maritime), a reçu l’interdiction d’exercer pour une durée de trois ans après avoir refusé de vacciner une enfant de 11 mois, rapporte le journal Paris Normandie .

La chambre disciplinaire normande de l’Ordre des médecins lui reproche des manquements au respect des « obligations vaccinales » dans la prise en charge du bébé, rapporte le quotidien. Le soignant avait refusé de vacciner la fillette sous prétexte de contre-indication familiale, relaie aussi 20 minutes .

Un certificat de contre-indication à la vaccination

L’alerte a été donnée par un pédiatre du CHU de Rouen qui, lors d’une garde au sein du service des urgences pédiatriques en février 2019, constate que le bébé accompagné de ses parents, n’a reçu aucune des vaccinations obligatoires. Le journal rapporte que les parents ont un certificat médical de contre-indication générale aux vaccinations fourni, trois semaines plus tôt, par le docteur mis en cause. Celui-ci justifie cette contre-indication en évoquant des « accidents possibles (en cas de vaccination) et non référencés, ce dont je refuse d’assumer la responsabilité. Cet enfant est indemne de maladie contagieuse et apte à la vie en collectivité. »

Sanctionné pour avoir « mis potentiellement l’enfant en danger »

De son côté, l’Ordre des médecins estime dans sa décision rendue publique le 12 mars dernier que le généraliste a, au contraire, « mis potentiellement l’enfant en danger ainsi que son entourage ».

Le médecin s’est défendu en se disant régulièrement confronté à l’opposition des parents concernant la vaccination, et ce d’autant plus depuis l’extension à 11 vaccins obligatoires pour les enfants nés après le 1er janvier 2018. Paris Normandie précise que la contre-indication qu’il allègue à la vaccination contre l’hépatite B repose sur deux antécédents familiaux : une neuropathie (atteinte du système nerveux) dans la famille de la mère après un vaccin et une sclérose en plaques chez un oncle paternel.

Le médecin qui n’exerce plus pour des raisons de santé a reconnu que la contre-indication éventuelle n’aurait dû concerner que l’hépatite B et non la totalité des vaccins, appliquant un principe de précaution « poussé à l’extrême » selon l’Ordre. L’autorité a estimé que le médecin avait commis « plusieurs manquements fautifs constitués par une attitude de non-respect des obligations vaccinales » et a dénoncé une « attitude contraire à son engagement déontologique ». La sanction d’interdiction d’exercice prendra effet le 14 juin.

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