Q SCOOP – En Corrèze, la préfecture vient d’autoriser le club libertin de Lubersac à rouvrir.

Comment appelez-vous cela ? restaurant fermé, Bar fermé, etc..ce n’est pas de la pure manipulation de masse ?? Vous comprenez le degré de perversité de ce gouvernement!!


En Corrèze, le club libertin de Lubersac vient de rouvrir après l’obtention d’une dérogation de la préfecture. Les services de l’Etat estiment que les règles sont respectées, le conseil de l’ordre des médecins fait lui part de son étonnement. La mairie précise que la dérogation vaut pour un mode bar

Philippe Graziani publié le 13.10.2020

Le club libertin de Lubersac a rouvert (image d’illustration) © Getty

Un club libertin vient de rouvrir ses portes, en Corrèze. ‘Le fruit de la passion’, à Lubersac, a pu organiser quatre soirées depuis la fin de la semaine dernière. Cette décision est très discutée, notamment sur les réseaux sociaux, à l’heure du coronavirus et de la distanciation physique.

Fonctionnement comme un bar

Après ces nombreux commentaires, le maire de Lubersac souligne ce mercredi à la mi-journée que la dérogation vaut pour un fonctionnement comme un bar en tant que tel, et donc sans coin calin, comme cela a pu etre compris et interprêté.

L'établissement a communiqué sur sa réouverture sa page Facebook la semaine dernière
L’établissement a communiqué sur sa réouverture sa page Facebook la semaine dernière – capture d’écran Facebook
Le club a communiqué ses nouveaux horaires d'ouverture et ses tarifs
Le club a communiqué ses nouveaux horaires d’ouverture et ses tarifs – capture d’écran Facebook

Une dérogation accordée par la préfecture, le conseil de l’ordre des médecins étonné

L’établissement en a le droit après avoir obtenu une dérogation de la préfecture de Corrèze. Le gérant dit sa satisfaction, les services de l’Etat indiquent que les règles sont respectées et le conseil de l’ordre des médecins faisait part de son étonnement, avant l’éclaircissement sur le fonctionnement autorisé en temps de crise sanitaire.

Quand on a 20 ou 25 personnes, on est heureux

Après sept mois de fermeture Philippe Mazières, le gérant, dit sa joie d’avoir pu rouvrir. « Ce n’est pas parce que j’ai un club qu’on accueille 100 personnes. Quand on a 20 ou 25 personnes, on est heureux » indique-t-il alors qu’il a fallu des semaines de travail pour y parvenir, « et en lien avec la préfecture, l’agence régionale de santé, la gendarmerie et la mairie« . Les horaires, avec fermeture au plus tard à 2h du matin, et l’organisation d’accueil et des lieux ont été revus.

Une série de mesures prises par le gérant

« Je prends le nom, le prénom, l’adresse et le téléphone » des clients, « je prends leur température à l’entrée, il y a du gel hydroalcoolique, les gens doivent rentrer masqués, ils sont dispatchés sur les tables à l’intérieur et ne restent pas au bar » égrène le gérant, précisant que « l’établissement fait 900m², alors on est tranquille« . Pas de dj mais un fond sonore, « pour éviter d’entendre les mouches voler » souligne-t-il, martelant que son établissement n’est pas une discothèque. Ce que prévoit le décret gouvernemental est respecté, font savoir les services de l’Etat à France Bleu Limousin.

A mon sens, c’est une énorme bêtise

Reste que c’est bien un lieu éventuel de contacts intimes dont il est question. « Je suis un peu surpris de cette décision » commente le docteur Marcel Lewin, président du conseil de l’ordre des médecins en Corrèze. « En principe, dans ce type d’établissement, les gens proviennent d’horizons différents. Il y aura une promiscuité chaude et intense. A mon sens, c’est une énorme bêtise » en contexte de coronavirus, et même si de nombreuses choses sont prévues en matière de gestes barrières.

« Au fur et à mesure de l’avancement de la soirée, les contacts seront plus rapprochés. C’est quand même source à avoir la création d’un cluster, ce qu’il vaut mieux éviter à l’heure actuelle » poursuit Marcel Lewin, qui évoque encore « _une injonction contradictoire_, mais les Français y sont habitués depuis le début de la crise sanitaire« .

Quand on voit certains bars…

Philippe Mazières, soucieux lui de ne pas mettre la clé sous la porte, s’émeut d’être pointé du doigt. « Quand on voit certains bars, par exemple à Limoges, qui font 80m² et avec 200 personnes à l’intérieur et de la musique, personne ne dit rien« . Il précise que sa dérogation a été obtenue après avoir déposé trois demandes à la préfecture et revu plusieurs fois les mesures à adopter.


Source : France Bleu