Fureur attisée par les flammes :
Les troupes tirent des gaz lacrymogènes sur les manifestants antigouvernementaux qui les repoussent alors que les rues de Beyrouth débordent de violence à la suite de la méga-explosion qui a fait 150 morts

























Des gens participent à une manifestation dans une rue de la ville. L’explosion du 4 août a provoqué une onde de choc qui a dévasté de nombreux quartiers voisins, faisant plus de 140 morts, 300 000 déplacés et environ 5 000 blessés. 
Un manifestant libanais parle avec un membre des forces de sécurité lors des affrontements à Beyrouth le 8 août 2020, suite à une manifestation contre une direction politique qu’ils accusent d’être responsable d’une explosion monstrueuse qui a tué plus de 150 personnes
Par JACK WRIGHT FOR MAILONLINE
Publié: 15:55 BST, 8 Août 2020
Les troupes tirent sur les manifestants de Beyrouth alors que les rues débordent de violence,
la police anti-émeute libanaise a tiré des gaz lacrymogènes sur des milliers de manifestants qui se sont rassemblés aujourd’hui dans le centre de Beyrouth pour protester contre la gestion par le gouvernement d’une explosion mortelle qui a transformé la ville en zone sinistrée. Environ 5 000 personnes se sont rassemblées sur la place des Martyrs au centre de la ville pour exprimer leur colère contre l’élite politique libanaise. Certains ont lancé des pierres tandis que d’autres ont installé de fausses potences et brandi des nœuds symboliques pour pendre les politiciens dont ils accusent la corruption et la négligence pour l’explosion de mardi au port de Beyrouth.
Un important déploiement de forces de sécurité a tenté de contenir certains groupes qui scandaient « le peuple veut la chute du régime » et qui ont avancé vers le parlement avant que la police anti-émeute n’utilise des gaz lacrymogènes contre eux. Les manifestants ont ensuite mis le feu à un camion qui fortifiait les barrières sur une route menant au parlement, lors de la première manifestation importante depuis l’explosion de mardi la plus grande explosion de l’histoire de Beyrouth. La classe dirigeante du pays, composée pour l’essentiel d’anciens dirigeants de l’époque de la guerre civile, est accusée de corruption, d’incompétence et de mauvaise gestion généralisées qui ont contribué à l’explosion de mardi.
L’explosion de cette semaine a tué 158 personnes et en a blessé 6 000 autres, a déclaré samedi le bureau des médias du ministère de la santé. Bien que le gouvernement ait promis de demander des comptes aux responsables, certains habitants se plaignent que le gouvernement qu’ils considèrent comme corrompu les a encore laissés tomber.
Des gaz lacrymogènes sont déployés à Beyrouth alors que les manifestants s’affrontent à la police libanaise
Source : Dailymail
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