Q HISTOIRE – Connaissez-vous Abraham Lincoln ?

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Connaissez-vous votre histoire ?

Abraham Lincoln est un rĂ©publicain qui c’est battu pour arrĂȘter l’esclavage du peuple afro-amĂ©ricain. Ce sont les dĂ©mocrates qui s’y opposaient et les journalistes lui causaient beaucoup d’obstruction.

Abraham Lincoln a envoyé plus de 13,000 journalistes en prison.

Le saviez vous ?


Assassinat d’Abraham Lincoln


Le ton apologĂ©tique adoptĂ© par James G. Randall et d’autres Ă©crivains sur le problĂšme des arrestations arbitraires dans le Nord pendant la guerre civile m’a toujours semblĂ© curieusement en contradiction avec le ton adoptĂ© par Abraham Lincoln lui-mĂȘme. Il ne s’est pas excusĂ©. Dans sa lettre publique du 12 juin 1863 Ă  Erastus Corning et Ă  d’autres, Lincoln dit avec une duretĂ© caractĂ©ristique «   le moment n’est pas improbable oĂč l’on me reprochera d’avoir procĂ©dĂ© Ă  trop peu d’arrestations plutĂŽt qu’Ă  trop. » Il soutenait que les États confĂ©dĂ©rĂ©s, lorsqu’ils ont fait sĂ©cession, comptaient sur la possibilitĂ© de maintenir « à pied parmi nous un corps d’espions, d’informateurs, de fournisseurs, d’aides et de complices de leur cause » sous « la couverture de la libertĂ© d’expression, de la libertĂ© de la presse et de l’habeas corpus ». Nicolay et Hay, qui n’ont pas eu droit Ă  la surestimation, ont notĂ© que « peu de journaux d’État du prĂ©sident 
 ont produit une impression plus forte sur l’esprit du public que cela ». [1]

Ce n’est pas Ă©tonnant. Ailleurs dans la lettre, le prĂ©sident a utilisĂ© un langage encore plus fort, disant qu’il ne pourrait jamais :


 apprĂ©cier le danger 
 que le peuple amĂ©ricain perde, par le biais d’arrestations militaires pendant la rĂ©bellion, le droit de discussion publique, la libertĂ© d’expression et de la presse, le droit de la preuve, le droit de poursuite devant jury et l’Habeas Corpus, dans un avenir pacifique indĂ©fini 
 pas plus que je ne peux croire qu’un homme puisse contracter un tel appĂ©tit pour les Ă©mĂ©tiques pendant une maladie temporaire, qu’il persiste Ă  s’en nourrir pendant le reste de sa vie.

Soulignant l’image que donne l’utilisation du mot par Lincoln


« émétiques », on pourrait presque dire que toutes les plaintes concernant les arrestations arbitraires lui ont donné envie de vomir.

Comme la plupart des Ă©tudiants de la politique raciale de l’administration Lincoln en conviennent, un historien doit faire attention non seulement Ă  ce que Lincoln a dit, mais aussi Ă  ce qu’il a rĂ©ellement fait. Les statistiques de l’administration sur les arrestations arbitraires sont un tĂ©moignage convaincant que Lincoln n’Ă©tait pas particuliĂšrement gĂȘnĂ© par cette politique. Aucun historien n’a jamais fait un travail minutieux sur le nombre de civils arrĂȘtĂ©s par les autoritĂ©s militaires ou pour des raisons d’État, et les historiens qui ont tentĂ© une estimation auparavant ont Ă©crit dans le but de dĂ©fendre Lincoln. MalgrĂ© cela, l’estimation la plus basse est de 13 535 arrestations entre le 15 fĂ©vrier 1862 et la fin de la guerre. [3] Au moins 866 autres ont eu lieu entre le dĂ©but de la guerre et le 15 fĂ©vrier 1862. Par consĂ©quent, au moins 14 401 civils ont Ă©tĂ© arrĂȘtĂ©s par l’administration Lincoln. Si l’on considĂšre que la population du Nord pendant la guerre civile Ă©tait de 22,5 millions d’habitants (en utilisant le recensement de 1860 et en comptant la Virginie occidentale mais pas le Nevada), alors une personne sur 1 563 dans le Nord a Ă©tĂ© arrĂȘtĂ©e pendant la guerre civile[4].

La date du 15 fĂ©vrier 1862 est significative car c’est la date Ă  laquelle l’autoritĂ© pour les arrestations est passĂ©e du DĂ©partement d’Etat au DĂ©partement de la Guerre. Les preuves sont sommaires, mais cela semble avoir Ă©tĂ© strictement une question de commoditĂ© ou de logique administrative. Le prĂ©sident Lincoln n’a jamais pris de mesures personnelles ou organisationnelles de haut niveau visant Ă  attĂ©nuer la sĂ©vĂ©ritĂ© de ses mesures de sĂ©curitĂ© intĂ©rieure. Le programme a toujours Ă©tĂ© entre les mains de personnes qui croyaient fermement en sa nĂ©cessitĂ© comme moyen de sauver l’Union.

William H. Seward est devenu cĂ©lĂšbre pour sa prĂ©tendue capacitĂ© Ă  dĂ©passer le roi d’Angleterre dans son pouvoir de faire arrĂȘter tout citoyen simplement en faisant sonner une petite cloche sur son bureau. L’histoire de la cloche semble apocryphe, mais la conviction inĂ©branlable de Seward que la dĂ©loyautĂ© dans le Nord Ă©tait un problĂšme sĂ©rieux ne l’Ă©tait pas. Lorsque le prĂ©sident a interrogĂ© son cabinet sur la crise de l’Ă©tĂ© le 15 mars 1861, le secrĂ©taire d’État a averti que contraindre les États sĂ©cessionnistes rendrait « les retrouvailles 
 dĂ©sespĂ©rĂ©es, du moins sous cette administration, ou de toute autre maniĂšre que par le dĂ©saveu populaire, tant de la guerre [qui en rĂ©sulte] que de l’administration qui l’a dĂ©clenchĂ©e ». La guerre, craignait-il, susciterait un parti d’opposition qui offrirait la paix et profiterait politiquement des retrouvailles. En d’autres termes, l’Ă©valuation initiale de Seward sur la possibilitĂ© d’une guerre civile Ă©tait qu’elle susciterait tant d’opposition Ă  la guerre que l’administration ne pourrait jamais la gagner[5].

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Source : Quod.Lib

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