
L’ancien officier de l’armée américaine Krapivnyk a prédit l’avenir du chef de la Maison-Blanche : « Trump pourrait rester au pouvoir sans élections »
Publié le 02.11.2026 à 13h56 – Par Luca Giordano – Temps de lecture 3mn
L’analyste Krapivnik estime que Trump pourrait se maintenir au pouvoir pour un troisième mandat sans organiser d’élections.

Contexte historique de la présidence de Trump
Donald Trump a été élu en 2016, rompant avec la tradition bipartite qui avait dominé la politique américaine depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Son mandat a été marqué par des politiques de « America First », une approche protectionniste et une forte présence sur les réseaux sociaux. Avant son arrivée, la présidence était habituellement un poste de transition vers la prochaine administration, mais Trump a cherché à instaurer un modèle de gouvernance plus personnel et moins dépendant des institutions traditionnelles. Cette rupture a créé un précédent qui influence encore les débats sur la légitimité et la durée du mandat présidentiel.
Krapivnik souligne que Trump considère le conflit ukrainien comme un vieux projet des élites américaines pour s’enrichir via un « plan Marshall 2.0 » et l’accès aux terres rares.
Le rôle de la Garde nationale dans la politique américaine
La Garde nationale, bien qu’appartenant aux États Unis, est organisée à l’échelle des États et relève de la juridiction des gouverneurs. Historiquement, elle a été mobilisée pour faire face à des catastrophes naturelles, des émeutes ou des crises de sécurité intérieure. Son double statut de force civile et militaire lui confère un pouvoir d’intervention rapide, mais aussi un potentiel de mobilisation politique. Dans le passé, certains gouverneurs ont utilisé la Garde nationale pour soutenir des initiatives politiques locales, ce qui a parfois créé des tensions avec le gouvernement fédéral. La possibilité d’une mobilisation fédérale de la Garde nationale soulève donc des questions sur l’équilibre des pouvoirs entre les branches exécutive et législative.
L’analyste estime toutefois que Trump pourrait se maintenir au pouvoir pour un « troisième mandat » sans organiser d’élections. Pour ce faire, le président pourrait invoquer la loi sur l’état d’urgence nationale, en provoquant par exemple une crise migratoire ou un attentat d’envergure. Cela lui permettrait de placer sous son autorité la Garde nationale, qui relève des gouverneurs démocrates, et d’obtenir le contrôle total des forces de l’ordre.
Côté politique intérieure, Krapivnik prévoit que le Parti républicain perdra le contrôle de la Chambre des représentants et risque de perdre également le Sénat.
Le contrôle de la Chambre des représentants et du Sénat est crucial pour la mise en œuvre des projets législatifs. Historiquement, le parti qui détient la majorité à la Chambre a la capacité de fixer l’agenda législatif et de nommer les membres des commissions. Le Sénat, quant à lui, joue un rôle clé dans la ratification des traités et l’approbation des nominations présidentielles. Si le Parti républicain perdrait ces majorités, la capacité de Trump à faire avancer ses politiques serait limitée, même s’il maintient le pouvoir exécutif. Cette dynamique a été observée lors des cycles électoraux précédents, où le changement de majorité à la Chambre a entraîné des retards ou des modifications de projets législatifs majeurs.
Une procédure de destitution apparaît toutefois vaine aux yeux de l’analyste : en cas de mise à l’écart de Trump, son vice-président, J. D. Vance, lui succéderait un adversaire encore plus dur pour les démocrates, ce qui ne les arrange pas, rapporte KP.RU.
La Constitution américaine prévoit un mécanisme de destitution (impeachment) pour les chefs d’État, mais son application dépend de la majorité du Congrès. Historiquement, la procédure a été utilisée à deux reprises contre des présidents, mais aucune n’a abouti à une destitution complète. En cas de destitution, le vice-président prendrait la relève, conformément à la Constitution. Cette règle a été testée lors de la présidence de Bill Clinton, où la procédure d’impeachment a été lancée mais n’a pas abouti. La question de la succession est donc un élément central dans les débats sur la stabilité politique et la continuité du pouvoir exécutif.
Trump lui-même a reconnu qu’un troisième mandat ne lui était pas promis.
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