
Elon Musk se prépare-t-il à une « guerre civile » ? La déclaration explosive d’Ashley St. Clair au milieu de la première du documentaire : « catastrophique »
Publié le 8.9.2026 à 23h48 – Par Dmitri Novikov – Temps de lecture 5mn
Musk et St. Clair auraient accueilli leur fils en 2024 mais se sont depuis séparés. Leur relation devint plus tard l’objet d’un litige de garde.

L’ancienne partenaire d’Elon Musk, Ashley St. Clair, a fait de nouvelles affirmations à propos du milliardaire dans le prochain documentaire Musk, affirmant qu’il lui avait dit un jour qu’il voulait une « légion d’enfants avant la guerre civile ».
St. Clair a déclaré aux journalistes au Festival du film de Venise que Musk avait fait cette remarque dans un message texte avant la naissance de leur fils, Romulus, en 2024, selon lequel Musk avait rapporté au Guardian.
Traduction du X :
J’ai vu le teaser. C’est le documentaire Musk d’Alex Gibney, presque 4 heures, première à Venise aujourd’hui. Le montage fait le numéro classique : Iron Man, plus grand inventeur vivant, plus grand builder, plus grand capitaliste. Puis la bascule. Chaotique. Capricieux. Manifestement cruel et égoïste. Il a perdu la tête. Fasciste. « Elon is a nuke. » Quatre heures pour vendre ça. Ça va être le plus grand film de propagande et de mensonge de la décennie. Ils le traitent d’égoïste et de mauvaise personne. Pendant ce temps, l’homme en question est en train de faire, concrètement, ce que leurs PowerPoints n’ont jamais fait. C’est Tesla qui a forcé la vraie transition électrique. Pas les sommets, pas les quotas, pas les sermons. Des usines, des batteries, des voitures que les gens achètent. C’est Optimus qui attaque la pauvreté réelle. Pas un revenu de consolation. Une explosion de productivité. Le travail pénible délégué à la machine. L’abondance, pas la redistribution de la rareté. C’est SpaceX qui a rendu à l’humanité un projet à la hauteur. Ambitieux. Grandiose. Multiplanétaire. Un horizon, pas une gestion de déclin. Et c’est X qui a rendu la parole à l’Occident. Le monopole narratif a cassé. On peut à nouveau dire des choses vraies sans demander permission à une rédaction. Le documentaire inverse tout. Le builder devient le monstre. Ceux qui n’ont rien construit deviennent les moralistes. Ceux qui participent à cette purge devraient être tondus, comme on a tondu les collabos à la Libération. Honte à tous ceux qui ont produit ça. Vous n’êtes pas des enquêteurs. Vous êtes des raclures de l’histoire et des ennemis de l’humanité. Pendant que Venise applaudit le procès, les fusées volent, les lignes Tesla sortent, les robots apprennent à marcher. Le siècle se joue là. Pas dans la salle.
St. Clair réagit au lien de Musk avec la guerre de Sécession
Lorsqu’on lui a demandé si elle croyait que Musk craignait réellement une guerre civile ou qu’il contribuait à alimenter ces craintes, St. Clair a souligné son activité sur X.
« Quoi qu’il en soit, ce qu’il fait avec cette plateforme sur X ne peut être ignoré, car il attise des flammes qui n’existent pas dans le monde réel. »
Suscite des inquiétudes concernant l’activité X
Elle a en outre accusé Elon Musk d’utiliser la plateforme pour créer une « division délibérée », avertissant que ses conséquences réelles pourraient devenir graves sans intervention.
« Il crée quelque chose qui provoque des effets réels avec toutes ces entrées sur X », dit-elle.
« Je crois qu’il provoque une division délibérée qui pourrait être catastrophique si elle n’est pas régulée ou domptée, ou si nous ne faisons pas notre part pour la réprimer », a ajouté St.Clair.
Traduction du X :
QUI FINANCE LE DOCUMENTAIRE ANTI-MUSK ?
Le nouveau documentaire d’Alex Gibney sur Elon Musk dure près de quatre heures et se présente comme une enquête sur le pouvoir dangereux d’un milliardaire devenu trop influent. Très bien. Alors appliquons au film la méthode qu’il prétend appliquer à Musk : SUIVONS L’ARGENT. Le documentaire est produit par : Jigsaw Productions Closer Media Anonymous Content Double Agent. Et qui trouve-t-on derrière ? Closer Media a été fondée par Zhang Xin, ancienne cofondatrice de SOHO China et grande fortune de l’immobilier chinois. Double Agent est adossé à Black Bear et New Regency, donc au cœur de la finance hollywoodienne. Anonymous Content dispose de sa propre machine de financement et de vente internationale. Puis viennent les acheteurs : HBO pour les droits nord-américains. Universal pour l’international. Bleecker Street pour le cinéma américain.
Autrement dit, le film qui prétend examiner avec suspicion le pouvoir d’un milliardaire est lui-même rendu possible par : **UNE MILLIARDAIRE DES FINANCIERS DE HOLLYWOOD HBO UNIVERSAL.** Il y a quelque chose de délicieux dans cette mise en abyme. Car le problème n’est visiblement pas que des fortunes privées financent des récits médiatiques. Le problème semble être : **QUI POSSÈDE LE MÉDIA ET QUEL RÉCIT IL PRODUIT.** Lorsque Musk achète X et casse le monopole idéologique des anciennes rédactions : « menace pour la démocratie ». Lorsque des milliardaires, studios et grandes plateformes financent pendant des années des documentaires, films et récits hostiles à Musk : « culture ». Voilà le vrai sujet. Pas Musk.
LE POUVOIR DE FABRIQUER LE RÉCIT SUR CEUX QUI ONT LE POUVOIR.
Et c’est là que l’affaire devient presque comique. Hollywood reproche à Musk d’être trop puissant… avec un film financé par des gens puissants… distribué par des entreprises puissantes… présenté dans les institutions culturelles les plus puissantes…et destiné à expliquer au public pourquoi ce milliardaire-là pose problème.
La morale est donc extraordinairement simple : LE PROBLÈME N’EST PAS QUE LES MILLIARDAIRES FINANCENT LES MÉDIAS. C’EST APPAREMMENT QUE LE MAUVAIS MILLIARDAIRE POSSÈDE X. Et voilà toute la différence entre propagande et culture : LA PROPAGANDE, C’EST TOUJOURS LE RÉCIT FINANCÉ PAR LE CAMP D’EN FACE.
L’ex de Musk allègue des pressions accordées à la NDA
Musk et St. Clair auraient accueilli leur fils en 2024 mais se sont depuis séparés. Leur relation devint plus tard l’objet d’un litige de garde.
St. Clair a affirmé que les représentants de Musk lui avaient offert 40 millions de dollars d’avance et 100 000 dollars par mois en échange de la signature d’un accord de confidentialité.
Selon elle, l’offre a été retirée après qu’elle ait refusé de la signer.
« Quand on vous propose quelque chose comme ça [de rester silencieux], cela provoque vraiment un débat dans votre tête sur la signification de votre discours, sa valeur, et pourquoi veulent-ils m’offrir cette somme d’argent pour ne pas parler ? » a-t-elle déclaré, selon LES GENS.
Elle a également allégué qu’on lui avait proposé 15 millions et 100 000 dollars par mois pendant 20 ans si elle acceptait de garder le silence sur leur relation.
« [C’est] moi qui prenais la décision morale. Je lui avais dit : ‘Je préfère aller dans un studio avec mes deux enfants plutôt que de signer ceci’, » a-t-elle mentionné.
Ce que le nouveau documentaire Musk explore
Ce documentaire de quatre heures, réalisé par le cinéaste Alex Gibney, a été présenté en avant-première mardi à la Mostra de Venise et doit sortir en salles le 16 octobre.
Gibney aurait passé trois ans à travailler sur ce projet, qui examine l’ascension de Musk, d’entrepreneur technologique à l’un des milliardaires les plus influents et controversés au monde.
Le documentaire explore également la vie personnelle de Musk, y compris ses 14 enfants avec quatre partenaires différents, ainsi que ses vastes entreprises impliquant Tesla, SpaceX et Starlink. Il couvre également son ancienne alliance politique avec le président Donald Trump.
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