
Un malheureux incident diplomatique ? Des élèves officiers de Saint-Cyr ont mis le feu à un navire marchand américain au Japon
Publié le 28.1.2026 à 11h15 – Par Chloé Fontaine – Temps de lecture 5mn
Le Canard enchainé nous rapporte : Malaise diplomatique: hara kiri pour saint-cyr
Au Japon, 4 élèves officiers français de Saint-Cyr ont incendié un navire marchand américain lors d’un stage à Okinawa.
Filmés, identifiés et désormais poursuivis, les officiers qui ont agi sans ordre sont maintenant au cœur d’un incident diplomatique.
Seraient-ce les enfants des faux époux Turenge qui se sont planqués à Saint-Cyr en commémoration du Rainbow Warrior ?
Un Rainbow Werrior à la sauce nippone? Quarante après le sabotage du navire amiral de Greenpeace en Nouvelle-Zélande par des nageurs de combat français, quatre élèves officiers de l’armée de terre ont mis le feu à un navire de commerce américain au Japon. (Ouf cette fois Mitterrand n’était pas derrière cette affaire de bateau détruit à l’étranger…)

Les faits
Quatre élèves officiers français de Saint-Cyr ont cru bon d’« égayer » leur stage au Japon en mettant le feu à un bateau marchand américain dans le port d’Okinawa. Les cyrards ont transformé la tradition des canulars en gros pépin diplomatique.
Le 25 novembre 2024, branle-bas de combat à Okinawa! En pleine nuit, les pompiers sont appelés pour éteindre l’incendie qui ravage un vieux cargo amarré près des berges.

La france a du talent
Neuf mois plus tard, à l’occasion d’une conférence de presse passée inaperçue en dehors de l’archipel, le ministre japonais de la Défense lâche une bombe: d’après l’enquête de ses garde-côtes, ce sont des militaires français qui ont mis le feu au rafiot sous pavillon américain.
Des caméras de surveillance ont immortalisé leur exploit. Des images les montrent sautant à l’eau au moment où le navire s’embrase!
L’ambassade de France au Japon alerte le ministère des Armées afin qu’il lève le doute sur cette fâcheuse accusation.
Las! à Paris, on identifie très vite quatre suspects: des élèves officiers de Saint-Cyr qui effectuaient leur stage de fin d’études à l’Académie de défense nationale du Japon.

Pas si rusé le goupil
Convoqués par leur hiérarchie, les quatre rusés cyrards de la promo Capitaine Goupil avouent, penauds, avoir voulu égayer leur permission à Okinawa en faisant une virée nocturne sur le bateau… tout en jurant y avoir mis le feu involontairement.
Barbouzes à l’insu de leur plein gré ?
A Saint-Cyr, il est de tradition que chaque promo se distingue par un canular spectaculaire, couvert par la hiérarchie à condition que son pouvoir déflagrateur reste cantonné aux limites de l’école.
Autant dire qu’incendier un bateau chez un allié, c’est un peu passer les bornes… et faire passer la France pour des cons…(déjà que depuis 2014, on les collectionnes les conneries…)
Le 29 septembre 2025, sans roulement de tambour, le chef d’état-major de l’armée de terre saisit le parquet de Paris. Lequel, contacté par « Le Canard », confirme avoir ouvert, le 24 octobre, une information judiciaire pour « destruction par moyen dangereux », « vol aggravé » et « obstacle à la manifestation de la vérité ».
Pas sûr que les quatre lascars, qui sont aujourd’hui en école d’application, décrochent à la sortie leur bâton de maréchal. La devise de Saint-Cyr le claironne: « Ils s’instruisent pour vaincre. » Ici, la bêtise a gagné sans forcer.
Moshi moshi
Le dossier, brûlant, se trouve désormais entre les mains d’un juge d’instruction, qui a confié l’enquête à la gendarmerie. Interrogée par le Palmipède, l’ambassade du Japon à Paris ne pipe mot: moshi et bouche cousue.
Même silence radio du côté du ministère des Armées, qui espérait que la mésaventure nippone resterait sous les radars. Pas question, en effet, de saborder les relations militaires entre les deux pays, qui n’ont jamais été aussi bonnes.
Quand le pourpoint brule
L’année dernière, 120 militaires nippons ont été déployés en Nouvelle-Calédonie pour des manœuvres communes. Début janvier, 10 paras tricolores étaient dans l’archipel pour y faire des sauts. La numéro deux du Quai d’Orsay et un général de l’armée de l’air étaient, eux, à Tokyo, le 15 janvier, pour causer coopération spatiale.
Et évoquer l’avenir des quatre incendiaires à brûle-pourpoint ?
Conclusion
Les élèves officiers de Saint-Cyr qui ont mis le feu à un navire marchand américain au Japon ont décidé de faire une virée nocturne sur le bateau pour égayer leur permission. Mais leur canular a tourné au drame, car les images de la scène ont été immortalisées par les caméras de surveillance. Les quatre suspects sont désormais identifiés et poursuivis par la justice française.
La France a du talent, mais cette fois-ci, c’est plutôt la bêtise qui a gagné. Les quatre élèves officiers de Saint-Cyr ont commis une faute grave qui risque de compromise les relations militaires entre la France et le Japon. C’est un mauvais exemple pour les futurs militaires français qui devraient être formés pour vaincre, et non pour saboter.
La justice française sera désormais chargée d’enquêter sur cette affaire et de prononcer la sentence qui conviendra. Mais pour l’instant, il est évident que les quatre élèves officiers de Saint-Cyr ont commis une grave erreur qui risque de compromettre leur avenir dans l’armée.
✉️ Abonnez-vous pour ne rien manquer de l’actualité géopolitique.
En savoir plus sur L'Informateur
Subscribe to get the latest posts sent to your email.


Vous devez être connecté pour poster un commentaire.