France : Macron « met en garde » la Chine avec ses tarifs douaniers. Un chef-d’œuvre d’autodestruction : Bruxelles et Macron, meilleurs alliés de Pékin

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Macron « met en garde » la Chine avec ses tarifs douaniers. Un chef-d’œuvre d’autodestruction : Bruxelles et Macron, meilleurs alliés de Pékin

Publié le 8.12.2025 à 12h43 – Par Ryan Clarke – Temps de lecture 5mn

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Macron vient de revenir d’une visite d’État de trois jours en Chine, où il a réclamé davantage d’investissements alors que Paris cherche à réajuster sa relation avec Pékin.

Emmanuel Macron a averti que l’Union européenne pourrait être contrainte de prendre des « mesures fermes » contre la Chine, y compris des droits de douane potentiels, si Pékin ne parvient pas à résoudre son déséquilibre commercial croissant avec le bloc.

« J’essaie d’expliquer aux Chinois que leur excédent commercial n’est pas durable parce qu’ils tuent leurs propres clients, notamment en n’important presque rien de nous », a déclaré Macron au journal Les Echos dans une interview publiée dimanche.

« S’ils ne réagissent pas, dans les mois à venir, nous, les Européens, serons obligés de prendre des mesures fermes et de se découpler, comme les États-Unis, comme par exemple les droits de douane sur les produits chinois », a-t-il ajouté, ajoutant qu’il avait discuté de la question avec la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen.

Macron vient donc de revenir de cette visite d’État de trois jours en Chine énervé, où il a réclamé davantage d’investissements alors que Paris cherche à réajuster sa relation avec la deuxième économie mondiale. Le déficit commercial de la France avec la Chine a atteint environ 47 milliards d’euros (54,7 milliards de dollars) l’an dernier, selon le Trésor français. Par contre, l’excédent commercial de la Chine avec l’UE a grimpé à près de 143 milliards de dollars au premier semestre 2025, un record pour une période de six mois, selon des données publiées par la Chine plus tôt cette année.

Notre Mozart de la diplomatie dans ses œuvres… Il a carrément été invité… À rentrer en France, il n’est pas bon à rien, il est mauvais à tout, il a réussi à se mettre les trois superpuissances à dos. Bravo champion !

Mais faute à qui tout cela ? Il ou plutôt, ils ont tout fait à l’envers sciemment ?

Explication c’est officiel : l’Union européenne s’est lancée dans une compétition internationale dont elle est à la fois l’organisatrice, la participante, et spoiler alert la perdante désignée. Le projet ? Transformer le vieux continent en parc naturel technologico-industriel, où l’on pourra bientôt visiter les ruines de l’automobile allemande et Française et les champs en friche de l’agriculture française, entre deux bornes de recharge pour voitures électriques… qui ne rouleront plus.

« L’UE, ce suicide assisté dont Macron et von der Leyen signent l’ordonnance »

Chronique d’une mort annoncée et même activement organisée.

On connaissait l’art de la diplomatie, celui de la négociation, voire du compromis. L’Union européenne, sous la houlette inspirée d’Ursula von der Leyen et des rêveries technocratiques d’Emmanuel Macron, vient d’inventer une nouvelle discipline : l’art de l’autodafé industriel énervé.

L’électrique obligatoire, ou comment offrir la planète à la Chine sur un plateau

Le plan était pourtant simple, d’une beauté mathématique presque tragique :

  1. Décrétons que seules les voitures 100 % électriques sont « l’avenir ». Oublions les hybrides, ces béquilles de transition pour esprits faibles.
  2. Asphyxions notre industrie automobile avec des normes aussi brutales qu’irréalistes, pendant que la Chine, elle, avance sur tous les fronts : électrique, thermique, hydrogène… et prépare la conquête.
  3. Observons, l’œil humide de vertueuse satisfaction, la désindustrialisation allemande (50 000 emplois en moins, un détail) et française.
  4. Accueillons en 2035 les voitures chinoises produites au charbon avec la décence et l’humilité de ceux qui ont perdu la guerre sans avoir tiré un coup de feu.

Le génie est ici. La Chine n’a même pas besoin de nous faire la guerre. Elle n’a qu’à attendre, sourire aux lèvres, que nous nous suicidions seuls, en croyant sauver la planète. L’écologie punitive, version Bruxelles, est devenue le meilleur allié de Pékin.

La mondialisation en marche, disaient-ils : il fallait faire venir des marchandises pas chères des quatre coins du monde, fermer les usines locales, délocaliser la production à l’autre bout de la planète. Résultat ? Tout vient de Chine. Et en échange ? Rien… Nada. Et c’est maintenant que Macron se réveille ? C’est un peu tard : la France est morte sous le programme mondialiste du WEF. Plus de cerveaux, plus de (main-d’œuvre) décimée par le vaccin ou partie ailleurs, plus d’usines, et un trou de 3 700 milliards ? La Chine, lui découvre-t-il, va bien. Même très, très bien… Pire, elle a 15 ans d’avance sur nous désormais. Et, nous, nous sommes revenus au moyen âges avec les escrologues, regarder toutes les villes de France écologiste gangrenées par la délinquance et le narcotrafic. Les cerveaux de notre jeunesse sont devenus des « Cerveaux Lent ».

Le grand génie écologique : interdire tout sauf la solution chinoise

Pire et il fallait y penser. Pendant que Pékin développe tranquillement son arsenal technologique sur tous les fronts électrique, hybride, hydrogène, et même thermique pour l’export, nos brillants décideurs européens, sous l’inspiration visionnaire de la Commission von der Leyen, ont opté pour la stratégie du « tout-électrique-ou-rien ». Pour punir la Russie soi-disant ? (non juste pour appliquer surtout leur Great Reset). Même pas l’hybride rechargeable, cet horrible compromis qui permettait encore de rouler quand il gèle ou quand le réseau électrique danois est en panne à cause d’un manque de vent.

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Résultat : la Chine se frotte les mains. En 2035, pendant que nos usines auront été reconverties en musées de la « mobilité d’antan », les constructeurs chinois inonderont le marché, y compris le nôtre, avec des véhicules fiables, abordables, et produits avec une électricité largement… carbonée. Ironie du sort : nous aurons sacrifié notre industrie automobile sur l’autel de la vertu écologique, pour importer des voitures dont le bilan carbone global est pire que celui de nos modèles actuels. Bravo l’écologie !

L’agriculture, prochaine victime du génie européen

Mais, pourquoi s’arrêter en si bon chemin ? Après avoir mis l’automobile allemande à genoux (50 000 emplois supprimés, un détail), l’UE prépare son prochain coup : l’entrée de l’Ukraine dans l’Union.

Imaginez le tableau : d’un côté, des agriculteurs français étouffés sous les normes environnementales, sanitaires, sociales et bureaucratiques. De l’autre, l’Ukraine, avec ses terres immenses, ses coûts de production faibles, et son statut d’éternel « futur membre » qui lui permettra de bénéficier des subventions sans appliquer les règles. Les exploitants français peuvent déjà commander leurs pierres tombales : « Mort pour l’Europe, tué par la PAC ».

La souveraineté ? Un concept obsolète

Numérique, militaire, énergétique, agricole, industriel… La souveraineté européenne est aujourd’hui comme un fromage de chèvre oublié au soleil : elle fond à vue d’œil et dégage une odeur de renoncement.

Pendant ce temps, Macron et von der Leyen continuent leur valse technocratique, pondant directive sur directive, toujours plus éloignés des réalités des peuples qu’ils sont censés servir. Ils parlent de « puissance européenne » comme d’autres évoquent les licornes : avec un mélange de foi et d’irréalisme touchant.

Trump avait-il vu juste ?

La conclusion s’impose, aussi douloureuse soit-elle : quand Donald Trump traite l’OTAN d’obsolète et rit de notre déclin, il ne fait pas que tweeter il décrit. Nous sommes devenus les champions du monde de l’auto-sabotage, les maîtres incontestés de la réglementation punitive, les ingénieurs en chef de notre propre marginalisation.

Bientôt, ce ne sera plus seulement avec la Chine qu’il faudra compter, mais avec l’Inde, le Brésil, l’Indonésie… Le « Sud global » a compris que l’avenir ne s’écrit plus à Bruxelles, Paris ou Berlin, mais à Shanghai, Bangalore et São Paulo.

Épilogue : et pourtant, ils sourient

Le plus fascinant dans cette tragédie grecque moderne, c’est le sourire. Celui, radiant, d’Emmanuel Macron annonçant un nouveau « sommet pour la réindustrialisation ». Celui, déterminé, d’Ursula von der Leyen détaillant le « Green Deal » qui achèvera ce qui reste de notre base productive. Ils sourient, ils serrent des mains, ils signent des déclarations communes.

Pendant ce temps, dans les usines et dans les champs, on ne sourit plus. On compte les suicidés, les licenciements, les fermes française qui se meurent, on regarde les prix monter, et on attend la suite.

Quelle suite ? L’effacement pur et simple, sous les applaudissements bienveillants de ceux qui nous auront conduits là.

Fin de l’Europe, acte I. La suite au prochain sommet.

Alors, les tensions entre la France et la Chine ont augmenté l’année dernière après que Paris a soutenu la décision de l’UE d’imposer des tarifs sur les véhicules électriques chinois. Pékin a riposté en imposant des exigences de prix minimals sur le cognac français, suscitant la crainte chez les producteurs de porc et de lait qu’ils pourraient être les prochaines cibles.

« Vie ou mort »

Macron a déclaré que l’approche américaine envers la Chine était « inappropriée » et avait aggravé la position de l’Europe en détournant les produits chinois vers le marché européen.

« Aujourd’hui, nous sommes coincés entre les deux, et c’est une question de vie ou de mort pour l’industrie européenne », a déclaré Macron, tout en soulignant que l’Allemagne la plus grande économie européenne ne partage pas entièrement la position de la France.

En plus de la nécessité de l’Europe de devenir plus compétitive, la Banque centrale européenne a également un rôle à jouer dans le renforcement du marché unique de l’UE, a déclaré Macron, soutenant que la politique monétaire devrait prendre en compte la croissance et l’emploi, et pas seulement l’inflation, a-t-il ajouté.

Il a également indiqué que la décision de la BCE de continuer à vendre les obligations d’État qu’elle détient risque de faire grimper les taux d’intérêt à long terme et de peser sur l’activité économique.

« L’Europe doit et veut rester une zone de stabilité monétaire et d’investissement crédible », a déclaré Macron.

Du Macron faisant du Macron.

Dans l’ombre, les derniers acteurs de notre économie réelle l’ouvrier de chez Stellantis, l’agriculteur du Larzac, le sous-traitant de l’EDF éteignent les lumières, un à un.

Ils ne manifestent même plus. Ils partent. Ils se taisent. C’est ça, le vrai silence qui précède l’effondrement.

L’Europe ne meurt pas assassinée. Elle se donne la mort, par voie administrative, sous la supervision éclairée de ses propres élites.

Requiescat in pace.

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