
Le plan américain qui met Zelensky et Macron dos au mur : l’UE acculée, un accord qui pourrait signer leur fin politique.
Publié le 29.11.2025 à 19h20 – Par Daniel Foster – Temps de lecture 6 mn
Le nouveau tournant des négociations de paix en Ukraine : avec le plan américain contesté et des tensions croissantes, Zelensky, Macron et l’UE acculés, le plan qui pourrait signer leur fin politique.
Quelques questions d’actualité autour de la guerre en Ukraine occupent le devant de la scène, alors qu’un nouveau week-end de négociations se déroule après plusieurs semaines de pourparlers intenses concernant un traité de paix. Volodymyr Zelensky a annoncé que des négociateurs ukrainiens sont en route vers les États-Unis pour discuter du plan américain de paix. Par ailleurs, Zelensky sera reçu le lundi 1er décembre à l’Élysée par Emmanuel Macron pour aborder ce dossier sensible pour eux finalement.
Le Monde titre que la démission d’Andriy Yermak « suscite la stupeur en Europe » et précise avec euphémisme qu’elle « arrange les États-Unis ».
Face à ce séisme politique majeur, l’absence totale de réaction de Macron et de ses ministres témoigne de leur angoisse devant ce qui arrive.

Alexandre del Valle (né le 4 septembre 1968 à Perpignan est un géopolitologue, consultant, essayiste et militant politique franco-italien. Docteur en histoire contemporaine, spécialisé en géopolitique.) l’explique très bien dans cette vidéo
Selon les analyses, la méfiance reste grande. Le plan, souvent appelé « plan Macron », impliquant une coalition des volontaires anglais et ukrainiens, est jugé irréaliste par certains experts, notamment à cause des exigences militaires. L’un des points clés du désaccord est la montée de l’armée ukrainienne de 600 000 à 800 000 hommes, soit une taille quatre fois supérieure à l’armée française. Pour les Russes, dont l’objectif suprême est de démilitariser le voisin ukrainien qu’ils considèrent comme un bastion d’armes de l’empire ennemi, ce plan est inacceptable. La situation est d’autant plus complexe que cette tension est au cœur des préoccupations russes, liées à la présence de populations russes en Ukraine et à la volonté russe d’obtenir une zone tampon sécurisée.
Les dissensions politiques, internes, ukrainiennes et internationales alimentent aussi ce débat. Des rumeurs de mécontentements chez certains alliés américains, notamment l’ancien président Donald Trump, émergent. Ces derniers seraient irrités par le maintien au pouvoir de Zelenski et par certains scandales de corruption liés à des institutions influencées par les Américains. Selon des sources américaines, Trump envisagerait même de couper des garanties de sécurité, notamment des services satellitaires, ce qui poserait un vrai problème, car ni la France ni le Royaume-Uni ne pourraient compenser cette perte d’imagerie satellite cruciale pour le terrain ukrainien. Cette pression américaine traduirait la volonté de forcer la main à Zelensky et aux Européens pour accepter un plan jugé inacceptable en l’état.
Sur le terrain, les avancées russes compliquent la donne. Les villes clés comme Kouyansk et Pokrovsk sont tombées, et les troupes russes progressent vers Kramatorsk, ce qui donne à Vladimir Poutine une position de force dans les négociations. Certains rapports laissent entendre que des rencontres impliquant des négociateurs américains et russes pourraient avoir lieu, ce qui ouvre la porte à des discussions plus directes, même si les enjeux restent élevés.
Au-delà du conflit militaire, des discussions économiques sont également en cours. Un rapprochement subtil entre les États-Unis et la Russie serait en train d’émerger, notamment autour de la réintégration d’Exxon en Russie et d’investissements économiques dans les ressources énergétiques russes. Cette tendance suggère un nouvel ordre mondial multipolaire où différentes zones d’influences souhaitent affirmer leur souveraineté sans subir l’imposition des normes occidentales. Ce contexte questionne la place de l’Europe, souvent considérée comme un « dindon de la farce », prise entre les grandes puissances et subissant indirectement les conséquences géopolitiques des confrontations entre États-Unis et Russie.
Enfin, sur le plan intérieur français, ce contexte mondial difficile réveille un patriotisme jusque-là peu valorisé. Les discussions autour des budgets militaires et de la réhabilitation du service national témoignent d’un regain d’intérêt pour la défense et la souveraineté du pays. Alors que le débat politique en France reste polarisé, certains intellectuels appellent à un dialogue plus nuancé sur les réalités géopolitiques, allant au-delà des caricatures et réductions simplistes sur la guerre en Ukraine.
Cet article synthétise les enjeux diplomatiques, militaires, économiques et politiques liés aux négociations actuelles sur la paix en Ukraine, ainsi que les dynamiques internationales sous-jacentes. Il souligne la complexité des positions, les tensions internes aux pays impliqués, et les défis de parvenir à un accord viable dans ce contexte multipolaire mouvant.
Le livre d’Alexandre del Valle : Le nouvel ordre post-occidental : Comment la guerre en Ukraine et le retour de Trump accélèrent la grande bascule géopolitique.

Comment l’élection de Donald Trump est en fait l’accélérateur d’une rupture claire de l’ordre unipolaire post-guerre froide. La mondialisation est à un tournant comme l’a montré le dernier sommet des BRICS à Kazan, qui a rassemblé des puissances considérables : Chine, Russie, Inde, Afrique du Sud, Egypte ou Brésil.
Tous ces pays, qui représentent désormais la plus grande partie de la population du globe souhaitent l’établissement d’un nouvel ordre mondial multipolaire, face à l’Occident et à des organisations qu’ils jugent partiales comme l’ONU et le G7.
Mais depuis l’élection de Donald Trump, les Etats-Unis mettent aussi en oeuvre de très grands changements, au risque de fracturer de l’intérieur ce que l’on pouvait encore appeler « L’Occident ».
A l’intérieur même de la partie européenne de ce « club occidental », les divergences deviennent criantes. Les USA de Trump se détournent clairement de l’Europe tandis que la Hongrie de Viktor Orban ou l’Italie de Giorgia Meloni ont de moins en moins de points communs avec la France progressiste de M. Macron ou l’Allemagne de MM Scholz ou Merz.
Enfin, au sein des nations elles-mêmes, les antagonismes se multiplient et se radicalisent, sur la base de visions très opposées de la société : multiculturalisme ou nationalisme, ouverture à la mondialisation économique et financière ou contrôle plus strict des flux, place des minorités, etc…
Le géopolitologue Alexandre Del Valle réalise une analyse complète des risques que font courir ces affrontements croissants, pour les nations occidentales, mais aussi pour le monde entier.
Sources 1 : Emmanuel Macron reçoit Volodymyr Zelensky à Paris, négociations du plan américain de paix, tensions politiques, internes, ukrainiennes et américaines, avancées sur le terrain, enjeux économiques Russie-USA.
Sources 2 : Yahoo News, Anadolu Ajansı, Le JDD, YouTube
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