France : Un général de gendarmerie suspecté de corruption sur les marchés publics du ministère de l’Intérieur

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Un général de gendarmerie suspecté de corruption sur les marchés publics du ministère de l’Intérieur.

Publié le 10.6.2026 à 23h35 – Par Ryan Clarke – Temps de lecture 5mn

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Des chefs d’entreprise qui surfacturent des contrats de sérigraphie de véhicules de police. L’un d’eux déjà condamné en 2011 pour trafic d’influence sur un contrat du ministère de la Défense, et de retour quinze ans plus tard sur les mêmes marchés publics.

Ce n’est pas un accident. Ce n’est pas une anomalie. C’est la partie visible de l’iceberg.

Cette semaine on a aussi appris que Xavier Niel finance des agences de paparazzi pour neutraliser les députés qui enquêtent sur ses contrats avec l’audiovisuel public.

Que Matthieu Pigasse a conseillé Maduro pendant des années et arrive maintenant pour facturer la restructuration des ruines.

Que des eurodéputées LFI utilisent l’argent du Parlement européen pour inviter un rappeur controversé à se produire lors d’un événement militant.

La question n’est pas de savoir si ces gens sont corrompus. La question est de comprendre pourquoi la corruption est si systématique.

La réponse est simple.

L’État n’est pas un arbitre neutre que des individus malveillants viendraient corrompre de temps en temps. L’État est une machine à redistribuer des ressources prélevées par la force sur les contribuables. Partout où il y a des ressources à redistribuer sans véritable contrôle du marché, sans prix, sans concurrence, sans possibilité de faillite, il y a des gens qui se positionnent pour en capter une partie.

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Ce n’est pas une défaillance du système.

C’est le fonctionnement normal du système.

La corruption au ministère de l’Intérieur, les contrats surfacturés à France Télévisions, les subventions aux amis du pouvoir, les marchés publics orientés vers les bons clients: ce sont des expressions différentes du même phénomène. Chaque euro que l’État prélève et redistribue est un euro sur lequel quelqu’un va essayer de mettre la main.

La solution ne consiste pas à changer les gens aux commandes. Elle consiste à réduire ce que les commandes permettent de faire.

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