France :  Un officier supérieur de la Marine nationale et expert en communication, dénonce l’intervention catastrophique du général Fabien Mandon devant les Maires de France


Un officier supérieur de la Marine nationale et expert en communication, dénonce l’intervention catastrophique du général Fabien Mandon devant les Maires de France.

Publié le 22.11.2025 à 22h23 – Par Marc Dufresne – Temps de lecture 8 mn

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La porte parole du Gouvernement veut du contexte sur l’intervention catastrophique du général Fabien Mandon devant les Maires de France ?

En voici.

J’ai été modestement formé à la gestion de crise au sein de l’ancien Ministère de la Défense, du Ministère de l’Intérieur et de l’OTAN.

Il est évident que les cabinets de l’Élysée, de Matignon et de Catherine Vautrin, nouvelle Ministre des Armées, sous la tutelle serrée de Sébastien Lecornu, ont basculé hier soir en gestion de crise devant l’ampleur de l’indignation nationale consécutive aux deux messages principaux délivrés devant les Maires par le général Fabien Mandon, nommé, il faut le rappeler, par un président de la République en disgrâce avec 89% d’opinions défavorables :

1️⃣  » Les Français doivent être prêts à perdre leurs enfants » ; le chef d’état-major des armées n’a pas précisé s’il s’agissait de mourir « pour la France », en France, ou à l’étranger ; en réalité, personne ne pouvait douter qu’il s’agissait de « mourir en Ukraine » pour l’Ukraine ;

2️⃣ « Ils doivent être prêts à souffrir économiquement » ; le général Fabien Mandon délivre ce message à hauts risques en pleine crise de la dette et en plein débat budgétaire, dans un contexte politique fracturé et hypertendu, avec une explosion de la pauvreté en France ;

Je connais ce Ministère de bas en haut. Hier soir, il y a eu une panique générale dans les premiers cercles du pouvoir. Le Ministère des armées dispose en effet d’outils qui lui permettent de mesurer la performance de sa communication et d’en évaluer rapidement les effets.

Et le bilan, hier, était catastrophique. Les Français honnêtes sont naturellement prêts au sacrifice, mais avant tout pour leur pays, pour LEUR défense et pour leur sécurité. Ils ne le sont pas pour l’Ukraine, ni pour les caprices idéologiques et pour les ambitions personnelles d’Emmanuel Macron.

Il ne faut certainement pas confondre les risques d’une projection limitée de nos armées sur le continent africain avec les risques associés à une projection plus importante en Ukraine, face à la Russie, puissance militaire et nucléaire de premier plan (c’est le CEMA qui l’affirme), même avec des alliés.

Il fallait donc élaborer des éléments de langage de toute urgence, réparer les dégâts immédiatement dans un plan de communication, mobiliser des émetteurs crédibles d’où l’intervention très cadrée mais finalement peu convaincante de Catherine Vautrin, puis du Conseiller en communication du chef d’Etat-major des Armées.

Depuis ce matin, c’est la porte parole du Gouvernement, se sont des alliés du Ministère, un ancien Secrétaire d’État à la défense, ancien parlementaire, des Officiers généraux retirés, des réservistes sous contrat et des journalistes spécialisés sur les questions de défense qui retransmettent fidèlement ces éléments de langage gouvernementaux.

Il fallait évacuer très vite cette crise, défendre et relégitimer le général Fabien Mandon, justifier et soutenir ses messages indécents et délivrés devant des Maires en campagne électorale.

Et on nous explique aujourd’hui qu’il ne s’agissait pas de « tous les enfants de France », mais seulement de ceux engagés dans une armée professionnalisée prête à intervenir partout pour servir des intérêts éloignés qui ne sont pas vraiment directement liés aux besoins de défense de la France.

Le rétropédalage est évident. Le premier message du CEMA, sur la nécessité d’être prêts à perdre nos enfants, était incomplet et maladroit. Quant au deuxième message, sur l’impératif d’être « prêts à souffrir économiquement », il concerne tous les bons contribuables et consommateurs sous forte pression fiscale.

Le dernier coup de lame sera passé par Emmanuel Macron lui-même dès qu’il en aura l’occasion et ça ne va pas tarder puisqu’il est encore en visite à l’étranger.

Oups, dans cette crise, n’oublions pas ce que disent les autres en Europe. En Allemagne, un responsable politique a tout récemment affirmé que les européens auront vécu en 2025 leur dernier été en paix.

Grande Bretagne, Allemagne, France, Bruxelles, la « coalition des volontaires » redoute plus que tout une capitulation de l’Ukraine. Et ses responsables politiques et militaires sont prêts à toutes les déclarations et à toutes les compromissions pour ne pas perdre la figure.

De cette crise, le général Fabien Mandon, qui n’ira jamais mourir en Ukraine, et qui ne sera jamais pauvre, retiendra une leçon d’humilité essentielle : on ne trompe pas le peuple et on ne s’amuse pas avec la vie des enfants de France.

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Nos 51 000 monuments aux morts s’en souviennent.

Vivement le plan de paix américain. Zelensky a perdu. Il doit céder et cesser de s’accrocher à notre portefeuille. La Russie de 2025 n’est pas l’Allemagne de 1939. C’est une grande puissance nucléaire.

Signé et assumé : Yann Bizien

Marc Lauriol : NON !! Mon Général, Les propos tenus par le général Mandon, chef d’état-major des Armées, devant le Congrès des maires de France, n’étaient pas le simple résultat d’un exposé stratégique.

C’est l’expression ouverte d’une stratégie de peur portée, encouragée et assumée par le gouvernement, demandant aux maires et aux élus locaux de relayer un message alarmiste auprès de leurs administrés.

Demander aux élus locaux de « préparer la population » à des scénarios de guerre, à des sacrifices humains et à un effondrement économique, ce n’est pas informer.

C’est transférer sur les communes une responsabilité qui ne relève en rien de leur mandat.

C’est une instrumentalisation politique pure et simple.

Les maires et les élus de proximité ne sont pas les amplificateurs d’une communication effrayante décidée à Paris.

Ils ne sont pas les relais psychologiques du pouvoir central.

Ils ne sont pas là pour entretenir la peur, mais pour garantir la proximité, la cohésion et la tranquillité publique.

Chaque jour, ce sont eux qui rassurent, expliquent, protègent.

Ce sont eux qui tiennent les écoles, les associations, les services, les solidarités.

Ce sont eux qui font face, sans relâche, aux inquiétudes concrètes des habitants : isolement, crises économiques, violences sociales, incertitudes.

Car les maires et les élus locaux ont toujours ce que les gouvernements successifs ont totalement perdu :

la confiance des habitants, la proximité et la légitimité quotidienne.

On ne peut pas instrumentaliser cette proximité pour diffuser un discours de peur que le gouvernement encourage, mais ne souhaite pas assumer frontalement.

La peur n’est pas un outil de gouvernance locale.

La peur fragilise la confiance entre les citoyens et leurs élus.

La peur détruit nos territoires.

Les maires auront raison de refuser ce rôle qu’on tente de leur imposer.

Ils défendent leurs administrés, leur mission et la République de proximité.

Et notre République ne doit jamais fonctionner par l’angoisse.

Elle ne doit jamais fonctionner par injonction et menace,

et elle ne fonctionnera jamais durablement si elle se retourne contre ses maires et ses élus.

Si le gouvernement souhaite installer un climat d’urgence permanente pour masquer ses échecs économiques et son manque de courage, qu’il le fasse en son nom,

qu’il en assume la portée, les mots et les conséquences, mais qu’il cesse immédiatement d’utiliser les maires et les élus locaux comme boucliers émotionnels.

Ce mécanisme politique est bien connu et reste toujours le même :

l’État dramatise et les maires gèrent, puis l’État se protège et les maires restent seuls pour assumer.

Les maires et les élus de proximité n’ont pas à devenir les paratonnerres d’une communication gouvernementale fondée sur la peur.

Ils n’ont pas à absorber la panique nationale pour protéger l’exécutif et lui permettre de perdurer.

Ils n’ont pas à servir de caution à une dramatisation qui masque souvent des manques d’anticipation ou de préparation.

Si le gouvernement souhaite enfin investir dans la défense de la nation, qu’il cesse d’abord de gaspiller l’argent de ses concitoyens et notre patrimoine national.

Les maires ont bien d’autres choses à faire au quotidien, comme par exemple s’échiner pour pallier le désengagement financier de l’État et s’évertuer à appliquer les normes administratives absurdes décidées dans des bureaux parisiens ou à Bruxelles.

C’est pourquoi je le dis avec force et conviction à notre gouvernement :

respecter nos élus locaux, c’est respecter la République dans ce qu’elle a de plus stable, de plus sincère et de plus humain.

Ces « petits élus » méritent du soutien, des moyens et de la considération, et non pas la délégation d’un discours de panique.

Alors NON, Mon Général, la troupe des élus locaux de la République de France ne vous suivra pas !

@à la une #NonMonGénéral

Complément : Tiens tiens Mc Kinsey a bien préparé les éléments de langage !

Pile au même moment que le CEMA français Mandon qui évoque le sacrifice de nos enfants pour l’Ukraine, le militaire le plus haut gradé d’Allemagne (lui en photo ) Christian Freuding déclare que « l’armée allemande est prête à la guerre dès ce soir ! »

Le narratif de peur et de guerre est concerté.

L’UE ne veut SURTOUT PAS de la paix ! Elle en a besoin.

Le peuple français doit se lever et exiger la fin du délire !

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