USA : Netanyahu interdit de fouler New York : la CPI et le maire prêt à faire appliquer le mandat d’arrêt


Netanyahu interdit de fouler New York : la CPI et le maire prêt à faire appliquer le mandat d’arrêt

Publié le 5.11.2025 à 23h04 – Par Andrei Kuznetsov – Temps de lecture 3 mn

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Le 21 novembre 2024, la Cour pénale internationale (CPI) a émis un mandat d’arrêt international contre Benjamin Netanyahu, Premier ministre israélien, pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité, concernant des actes commis entre octobre 2023 et mai 2024 lors du conflit à Gaza. Ce mandat vise également l’ancien ministre de la Défense Yoav Gallant.

Face à cette décision majeure qui pourrait limiter considérablement la liberté de déplacement de Netanyahu, un futur maire de New York, siégerait selon ses déclarations, prêt à faire appliquer ce mandat sur le territoire de la ville, capitale des Nations unies et plaque tournante diplomatique mondiale. L’existence d’un mandat d’arrêt international engage la plupart des pays membres de la CPI, dont en théorie New York, à procéder à une arrestation si la personne visée se trouve sur leur territoire.

Cependant, les États-Unis ne sont pas membres de la CPI et n’ont pas ratifié le Statut de Rome, ce qui complexifie l’aspect légal et pratique de toute arrestation sur leur sol. Néanmoins, le candidat à la mairie de New York, Zohran Mamdani, engagé politiquement à gauche, a publiquement déclaré qu’en cas de venue de Netanyahu à New York, la ville devrait respecter le mandat d’arrêt et procéder à son arrestation conformément au droit international, soulignant que cela reflète les valeurs d’État de droit et de justice que la ville défend.

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Par ailleurs, lors de ses déplacements officiels à New York, notamment pour les sessions de l’ONU, Netanyahu a visiblement évité certaines zones dues aux risques d’arrestation. En septembre 2025, son vol a contourné les espaces aériens de plusieurs pays européens membres de la CPI (France, Espagne notamment), pour éviter tout risque d’interpellation liée au mandat de la Cour, ce qui illustre les contraintes pesant sur ses déplacements internationaux.

Ainsi, tout déplacement de Benjamin Netanyahu à New York ou à l’ONU pourrait être juridiquement et politiquement explosif. Le futur maire de New York pourrait devenir un acteur clé dans l’application pratique de la justice internationale, bien que la non-ratification de la CPI par les États-Unis crée un contexte susceptible d’actions plus symboliques que réellement exécutoires.

Résumé des faits clés

  • Mandat d’arrêt émis par la CPI le 21/11/2024 pour Netanyahu, pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité.​
  • Le mandat oblige théoriquement les États membres à arrêter Netanyahu en cas d’entrée sur leur territoire, y compris New York en principe.​
  • Les États-Unis ne sont pas signataires de la CPI, ce qui rend l’application sur leur sol incertaine, mais politiquement sensible.​
  • Netanyahu a évité certains passages en Europe pour ne pas risquer d’être arrêté, comme la France et l’Espagne, membres de la CPI.​

Ce contexte montre que la déclaration selon laquelle Netanyahu ne pourra plus entrer à New York ni à l’ONU sans risquer l’arrestation repose sur des bases juridiques solides du point de vue international, mais leur application sur le sol américain reste politiquement compliquée et sujette à débats. Néanmoins, cela marque un tournant inédit dans la confrontation entre justice internationale et diplomatie.​

Sources :

  1. Foxnews
  2. The Nationnal news
  3. The New York times
  4. AA
  5. Amnesty

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