
Panthéon des nulles : Dati et Hidalgo, duel de reines en carton sur les ruines de Paris
Publié le 6.11.2025 à 09h51 – Par Luca Giordano – Temps de lecture 2 mn
Paris n’a plus besoin d’ennemis : elle a déjà Rachida Dati et Anne Hidalgo. Deux visages d’une même comédie politique, deux egos qui s’étripent sous les lustres d’un Conseil de Paris transformé en ring. D’un côté, Dati, grande prêtresse de l’indignation sélective, qui joue les victimes de la “gauche moralisatrice” tout en étant elle-même engluée jusqu’aux talons dans les dossiers judiciaires de l’ère Sarkozy. De l’autre, Hidalgo, impératrice des déficits et duchesse de la dette, qui fait de Paris un décor de carte postale ruiné, repeint en vert fluo pour satisfaire les bobos décroissants.
Ci-dessous, Rémi Féraud : Président (PS) du groupe « Paris en Commun » au conseil de Paris, explique :
On les entend hurler, se couper la parole, se toiser comme deux actrices ratées qui s’arrachent un César imaginaire quand ils siègent ensemble. Mais derrière cette scène, ce n’est pas du théâtre : c’est la facture des Parisiens qui monte, encore et toujours. Hidalgo jongle avec les millions “investis” dans des pistes cyclables désertes et des cubes de béton qui poussent plus vite que les arbres du Bois de Vincennes. Dati, elle, bricole ses ambitions ministérielles et sa carrière à la Justice comme on maquille un vieux dossier : en urgence, et mal.
Il ne reste plus grand-chose de la Ville Lumière sinon l’éclat blafard d’un néon dans une mairie surendettée. Pendant qu’Hidalgo s’offre le luxe d’un dressing payé au prix du mètre carré du 7e, Dati danse sur les ruines du patrimoine culturel qu’elle prétendait défendre.
Deux femmes de pouvoir ? Non, deux mirages du pouvoir, nourris au mensonge et à l’argent public, qui rivalisent dans une discipline olympique : l’art de détruire sans jamais reconstruire.
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