
Notes de frais : Anne Hidalgo blanchie par le Conseil d’état… la transparence en option (et la morale en solde)
Publié le 14.10.2025 à 12h22 – Par Isabella Torres – Temps de lecture 3 mn
Notes de frais : Anne Hidalgo blanchie par le Conseil d’état… et par la magie de l’entre-soi parisien
Le Figaro rapporte : Quelle belle journée pour la démocratie ! Le Conseil d’état temple sacré de la vertu administrative, vient de tirer un trait sur l’affaire des notes de frais d’Anne Hidalgo. Pas un mot, pas une explication, juste une petite phrase en bas de page pour dire « Non ». L’élégance du mépris républicain.

Cinq ans de bataille judiciaire, cinq ans d’obstination pour que la maire de Paris montre enfin ses additions, ses dîners, ses réceptions. Résultat : des feuilles volantes, des trous noirs comptables, et un silence plus épais qu’une purée d’Auteuil. Et pendant que le citoyen galère à justifier ses tickets de métro, Madame s’offre l’immunité en apéritif.


Archives ci-dessous : quand Anne Hidalgo, aujourd’hui épinglée pour ses notes de frais stratosphériques, faisait sa leçon de morale sur le consumérisme lors de l’université d’été du PS
Mais ne soyons pas durs : la justice française a ses priorités. Quand un automobiliste oublie son disque de stationnement, on lui tombe dessus à bras raccourcis ; quand une élue du sérail refuse la transparence, tout le monde trouve ça… charmant. C’est qu’elle n’est pas n’importe qui, Madame la maire ! L’aristocratie socialiste a ses convenances : les factures de champagne, c’est intime, presque spirituel.
Jeanne d’Hauteserre, la maire LR « bien sapée » et proche d’Anne Hidalgo

Et puis, hasard merveilleux : le président du Conseil d’état partage, disons, quelques affinités politiques avec l’intéressée. Didier-Roland Tabuteau, gardien du temple… et du copinage. Il veille à ce que la grande famille socialiste ne manque jamais de couvertures juridiques. Entre amis, on se protège : c’est le socialisme de luxe.
Les institutions sont censées défendre l’intérêt général ; elles défendent désormais l’entre-soi général. Conseil d’état, Conseil constitutionnel, justice, médias… autant de chapelles où la transparence fait vœu de silence. Et après, on s’étonne que le peuple se méfie ? C’est simple : quand tout est bleu pour les uns et rouge pour les autres, la balance de la justice finit toujours par pencher du côté du carnet d’adresses.
Le Conseil d’état :

Morale de l’histoire : en France, on ne cache pas les cadavres dans les placards, on les range dans les institutions. Et si vous n’êtes pas du bon bord politique, inutile de toquer : on ne laisse pas entrer les contribuables dans le club des intouchables.
« On ne devient pas riche en étant politicien à moins d’être un escroc. » – H.Truman
✉️ Abonnez-vous pour ne rien manquer de l’actualité géopolitique.
En savoir plus sur L'Informateur
Subscribe to get the latest posts sent to your email.


Vous devez être connecté pour poster un commentaire.