
La générale Yifat Tomer-Yerushalmi arrêtée après la fuite d’une vidéo de viol et torture sur un prisonnier palestinien
Publié le 3.11.2025 à 17h45 – Par Clara Lefevre – Temps de lecture 6 mn
Le pays est en état de choc. La générale israélienne Yifat Tomer-Yerushalmi, ancienne procureure militaire en chef, a été arrêtée dimanche soir après une disparition mystérieuse de plusieurs heures. Son véhicule, retrouvé abandonné près de la plage de HaTsuk, contenait une lettre d’adieu. Les médias israéliens affirment désormais qu’elle est “saine et sauve” mais sous garde à vue.


Selon plusieurs sources israéliennes et internationales, Tomer-Yerushalmi est soupçonnée d’avoir approuvé, voire organisé, la fuite d’une vidéo montrant des soldats israéliens torturant et violant un prisonnier palestinien dans le centre de détention de Sede Teiman, au sud du pays. Ces images, datant de 2024, avaient déclenché une onde de choc mondiale après leur publication anonyme sur les réseaux sociaux.

Sa voiture a été retrouvée près d’une plage de Tel Aviv avec un mot suggérant un suicide, mais la police l’a retrouvée vivante plus tard, en train de parler avec son mari, ce qui a fait naître des soupçons quant à la mise en scène du suicide.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a qualifié cette fuite de “l’attaque de relations publiques la plus grave contre Israël à ce jour”. Le ministre de la Défense, Israel Katz, est allé plus loin, dénonçant “une diffamation sanglante” destinée à ternir l’image de Tsahal.
La police a arrêté hier soir la Maj.-Gén. Yifat Tomer-Yerushalmi, ex-avocate générale militaire, et le Col. Matan Solomosh, ex-procureur militaire en chef. Ils sont soupçonnés d’entrave à la justice après la fuite d’une vidéo montrant le viol collectif d’un prisonnier palestinien par des soldats au camp de Sde Teiman.


Plusieurs soldats israéliens accusés d’agressions sexuelles et de viols collectifs sur des prisonniers palestiniens au camp de détention de Sde Teiman, qui ont été filmés et récemment divulgués par l’ancienne procureure générale militaire, le général Yifat Tomer-Yerushalmi, ont été vus aujourd’hui portant des masques faciaux lors d’une conférence de presse aux côtés de leurs avocats.


LUNAIRE : Les soldats israéliens de la force 100, impliqués dans un viol collectif sur un détenu palestinien, réclament JUSTICE POUR LES PRÉJUDICES SUBIS depuis la diffusion de la vidéo.
Traduction du X :
EN COURS : Le major général israélien Yifat Tomer-Yerushalmi, accusé d'avoir divulgué des vidéos montrant des soldats israéliens torturant et agressant sexuellement des prisonniers palestiniens, aurait disparu. Des opérations de recherche sont en cours dans la zone de la plage de HaTsuk, près de Tel Aviv. Les médias israéliens rapportent désormais qu'une lettre de suicide a été retrouvée dans sa voiture abandonnée, et non à son domicile.
L’armée, elle, demeure silencieuse sur le fond de l’affaire. Les soldats impliqués n’ont été inculpés que pour “abus graves”, non pour viol ou agression sexuelle, malgré les constatations médicales rapportées par la presse israélienne : rupture intestinale, lésions anales et pulmonaires, côtes fracturées, intervention chirurgicale d’urgence. Des détails qui soulèvent la question dérangeante : que cherche réellement à dissimuler l’État hébreu ?
Cette affaire explosive met à nu les tensions internes au sein de l’appareil militaire israélien, déchiré entre raison d’État et conscience morale. Yifat Tomer-Yerushalmi longtemps saluée comme “la voix du droit” au sein de l’armée, se retrouve désormais au cœur d’un scandale d’État où la vérité, plus que jamais, semble sous étouffoir.
Tout est exact, sauf qu’elle n’est pas vraiment une lanceuse d’alerte. Elle cherchait simplement à se protéger et à préserver l’image d’Israël. La seule raison d’être de cette « enquête » est de servir de paravent à Israël, de faire croire qu’il possède un système judiciaire impartial capable de poursuivre les criminels de Tsahal.
Dans sa lettre de démission, concernant cette affaire, Yifat Tomer-Yerushalmi a écrit que « ceux qui sont détenus à Sde Teiman sont des terroristes de la pire espèce », alors qu’elle savait pertinemment que la victime palestinienne dans cette affaire, qui a subi une agression brutale et un viol, était un policier civil.
Résumé de l’affaire :
Après des heures de recherches à l’échelle nationale, la police d’occupation israélienne a annoncé que la générale de division Yifat Tomer-Yerushalmi, ancienne avocate générale militaire de l’armée d’occupation israélienne, avait été retrouvée vivante sur la côte de Tel-Aviv. Sa disparition soudaine survenait au lendemain de sa démission fracassante et après qu’elle eut reçu des menaces de mort de la part de militants israéliens furieux de ses aveux concernant la diffusion d’images montrant le viol et la torture d’otages palestiniens au camp de torture israélien de Sde Teiman. La découverte de sa voiture abandonnée et d’une lettre près de la plage avait déjà semé la panique en Israël, révélant la profondeur des divisions internes du pays.
Tomer-Yerushalmi, première femme à occuper le poste de MAG (Maître général adjoint de l’armée israélienne), était censée garantir l’autorité de la justice au sein des forces d’occupation israéliennes. Au lieu de cela, elle est devenue lanceuse d’alerte contre l’armée même qu’elle commandait. Sa décision de divulguer la vidéo, preuve que le gouvernement tentait d’étouffer, a fait voler en éclats l’illusion soigneusement entretenue par l’occupation israélienne d’une « conduite morale » et a révélé la brutalité et le génocide longtemps niés par ses dirigeants.
Au moment de sa démission, le 31 octobre 2025, Israël était au bord du gouffre. Des groupes d’extrême droite prenaient d’assaut des bases militaires, des ministres comme Itamar Ben-Gvir la dénonçaient comme une « traîtresse » et des généraux mettaient en garde contre un risque de mutinerie. Sa disparition temporaire et les menaces dont elle faisait l’objet n’ont fait que souligner la fragilité des institutions israéliennes, accablées par l’impunité et l’extrémisme interne.
Pour les Palestiniens, la fuite de Tomer-Yerushalmi n’a pas été une surprise ; elle a confirmé ce dont les survivants témoignaient depuis longtemps. Mais en Israël, elle a fait voler en éclats un mythe sacré : celui qu’un État bâti sur l’occupation et le génocide puisse encore prétendre être gouverné par le droit. Sa chute marque le début de l’implosion morale et politique d’Israël, un régime qui, après des décennies de violence contre le peuple palestinien, retourne sa violence contre lui-même.
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