
Enfin un président fédérateur : Macron réussit enfin à unir les Français, tous contre lui à 89%
Publié le 3.11.2025 à 00h09 – Par Clara Lefevre – Temps de lecture 4 mn
Le macronisme, science exacte : 11% d’adhésion, 89% de thérapie nationale
Macron réussit enfin à unir les Français : tous contre lui
À 11% d’approbation, il devient malgré lui le plus grand facteur de cohésion nationale : une population entière d’accord pour ne plus l’écouter.
Cher Manu,
Désolé pour le tutoiement, mais à 11% de satisfaits, il semble déplacé de continuer à se parler comme à Versailles. À ce niveau de popularité, on n’est plus dans la cour des grands, mais au club des philatélistes moldaves, section “nostalgie du premier mandat”.

Te voici donc, Manu, désormais simple piéton de ta propre chute. Jadis, tu marchais sur les eaux, messie autoproclamé du “nouveau monde”. Aujourd’hui, tu barbotes dans une flaque d’électeurs déboussolés, les chaussures pleines d’ego mouillé. L’ancien banquier de l’espoir est devenu le trésorier de la faillite politique. Ironie du sort : toi qui donnais des leçons de traversée aux chômeurs, te voilà à ton tour de l’autre côté de la rue, en train de guetter une offre de reconversion médiatique.
Ah, ces 11% qui te soutiennent encore ! Ces âmes héroïques, plantées dans la tempête, jurant que “c’était mieux avant”, pendant que le pays tout entier aiguise les piques pour le prochain bûcher électoral. On les imagine, pauvres soldats du crépuscule, récitant des psaumes en ton honneur autour d’un feu de sondages carbonisés.
Et surtout, à l’étranger, évite de te vanter. À ce niveau de cote, on n’est plus un chef d’État : on est un figurant pour “Danse avec les loups”, version technocratique. Mais ne t’afflige pas trop, Manu : l’impopularité, c’est un art délicat. Et dans cette discipline, tu es déjà un prodige. Une œuvre vivante en chute libre, exposée dans le musée permanent du désaveu national.
Te voilà donc réduit à jouer du pipeau pour un auditoire sourd. Le virtuose du “en même temps” cherche encore la bonne partition, mais l’orchestre a déserté et les violons se sont transformés en casseroles. Tu tentes quelques notes de soliste dans le brouhaha, mais la France, lassée, tourne la page et ferme le livret.
Tu parlais de marche, mais c’est désormais un clapotis. Tes discours s’égrènent comme des slogans fanés d’un marketing en liquidation, tes promesses s’envolent comme des ballons d’hélium percés par la réalité. Tu te rêvais Jupiter, mais on t’a trouvé plus proche d’un astéroïde errant, percutant le bon sens à intervalles réguliers.
La République, fatiguée, t’observe avec une indulgence lasse, celle qu’on réserve aux illusionnistes qui ont raté leur tour de magie. Même les communicants en chef ont rangé leurs PowerPoint et leurs superlatifs. Le produit ne se vend plus, le storytelling s’étouffe, la marque “Emmanuel Macron” est en fin de série, soldée sur le marché des ambitions gaspillées.
Et au fond, c’est presque attendrissant. Toi qui voulais incarner la modernité, te voilà comme ces vieux magnétoscopes qui insistent à avaler la bande. Le monde avance, mais ton logiciel cale. “Start-up nation”, disais-tu ? Elle a crashé. “Grandeur de la France” ? Elle attend toujours la mise à jour.
Mais console-toi, Manu. Tu resteras dans les livres, pas ceux des héros, mais dans le chapitre sur la vanité politique, entre Louis XVI et les PowerPoint d’En Marche. Les historiens t’étudieront pour comprendre comment un homme qui se prenait pour Prométhée a fini carbonisé par sa propre flamme.
Car au bout du compte, ton plus grand exploit, c’est d’avoir transformé un peuple rétif en jury unanime : tout le monde t’aime à 11%. Ce n’est pas une chute, c’est une performance.
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