Équateur : L’Équateur exigera des visas temporaires pour les citoyens de 45 pays à partir de lundi prochain


L’Équateur exigera des visas temporaires pour les citoyens de 45 pays à partir de lundi prochain

Publié le 31.8.2025 à 16h18 – Par Daniel Foster – Temps de lecture 4 mn

4/5 (2 votes)

Le gouvernement de Daniel Noboa a annoncé que les voyageurs en provenance de pays tels que Cuba, le Venezuela, la Chine, l’Inde, l’Iran et l’Afghanistan doivent traiter électroniquement le visa de visiteur temporaire pour les personnes de passage avant d’entrer dans le pays. La mesure vise à renforcer le contrôle des migrations et la sécurité de l’État

Photographie fournie par le ministère équatorien de l’Intérieur de la zone de migration de l’aéroport Mariscal Sucre de Quito

Le gouvernement de l’Équateur a annoncé, dans un communiqué publié ce samedi par le ministère des Affaires étrangères et de la Mobilité humaine, qu’à partir de ce lundi 1er septembre, il demandera un visa de visiteur temporaire pour les citoyens de passage de 45 pays qui ont actuellement besoin d’un visa pour entrer dans le pays.

L’administration du président Daniel Noboa a indiqué que la mesure vise à renforcer le contrôle des migrations et la sécurité de l’État, conformément à la loi organique de solidarité nationale, qui a modifié l’article 66 de la loi organique sur la mobilité humaine.

Le ministère des Affaires étrangères a expliqué que le processus de visa peut être géré électroniquement via son site officiel depuis n’importe où dans le monde, sans qu’il soit nécessaire d’être sur le territoire équatorien. Le coût total sera de 80 $, réparti entre le formulaire de demande, d’une valeur de 50 $, et le paiement du visa lui-même, qui sera de 30 $. Les personnes originaires des pays touchés doivent effectuer cette procédure avant de se rendre en Équateur.

La liste des pays dont les ressortissants seront soumis à la présentation de ce permis comprend l’Afghanistan, l’Angola, le Bangladesh, le Cameroun, Cuba, la République démocratique du Congo, l’Égypte, l’Érythrée, l’Éthiopie, la Gambie, le Ghana, la Guinée, le Kenya, l’Inde, l’Irak, l’Iran, la Libye, le Nigeria, le Pakistan, le Népal, les Philippines, le Sénégal, la Syrie, le Sri Lanka, la Somalie, le Venezuela, le Vietnam, le Yémen, Haïti, la République du Congo, le Mali, la Côte d’Ivoire, Birmanie (Myanmar), Ouzbékistan, Tadjikistan, Albanie, Guinée-Bissau, Kirghizistan, Mauritanie, Sierra Leone, Soudan, Soudan du Sud et Tchad.

La ministre équatorienne des Affaires étrangères et de la Mobilité humaine, Gabriela Sommerfeld

Le ministère des Affaires étrangères et de la Mobilité humaine a réitéré dans sa note l’objectif de la mesure, notant qu’elle répond à l’intention de renforcer « la sécurité de l’État et le contrôle des migrations ». En outre, il a souligné que le gouvernement équatorien maintient son « engagement à respecter les droits des personnes en matière de mobilité humaine et à respecter le cadre juridique actuel ». La procédure doit commencer en dehors du territoire équatorien, en soulignant l’interdiction de demander ce visa depuis l’Équateur.

D’autre part, l’annonce intervient également dans le contexte de la récente tournée asiatique du président Daniel Noboa, qui a conclu sa visite officielle au Japon et suspendu, pour des raisons d’agenda, l’escale prévue au Vietnam. Selon le ministère équatorien des Affaires étrangères, la décision de reporter la visite au Vietnam a été prise d’un commun accord entre les deux pays et les raisons spécifiques n’ont pas été détaillées. Au cours de sa visite au Japon, M. Noboa a rencontré le Premier ministre Shigeru Ishiba, ainsi que les princes héritiers Fumihito et Kiko d’Akishino.

À Tokyo, M. Noboa a animé le forum « Promotion du commerce et de l’investissement de l’Équateur au Japon », où il a présenté les opportunités d’investissement qu’offre l’Équateur dans des domaines tels que la santé, l’énergie, l’exploitation minière responsable, la production alimentaire, la technologie, l’automobile et la sécurité juridique. Les progrès vers un futur accord de libre-échange ont également fait partie du dialogue avec la principale association patronale du Japon. Le président équatorien a également tenu une réunion avec des membres de la communauté équatorienne résidant au Japon et avec des boursiers, à qui il a souligné le travail qu’ils accomplissent en faveur de l’Équateur et de la nation asiatique.

Avec l’entrée en vigueur de ce visa temporaire, l’Équateur met à jour sa réglementation migratoire conformément à sa politique de sécurité, tout en mettant l’accent sur le respect des droits de l’homme dans le contexte de la mobilité internationale.

✉️ Abonnez-vous pour ne rien manquer de l’actualité géopolitique.


En savoir plus sur L'Informateur

Subscribe to get the latest posts sent to your email.